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Taxista
MARTI
CORNELIUS
24,50 €
Épuisé
EAN :9782915492668
Biographie de l'auteur Né à Barcelone en 1955, Marti Riera a été l'un des piliers de la mythique revue d'avant-garde espagnole El Vibora dès sa création, en 1979. Les sommaires voient se cotoyer la crème de l'underground inter-national et la jeune scène locale, alignant Willem, Charles Burns ou Art Spiegelman aux côtés de Nazario et Gallardo. Profitant de l'effervescence post-franquiste, la revue offre à toute une génération de se libérer des tenailles de l'ordre moral en piétinant les vertueux et l'autorité avec toutes les outrances nécessaires, et de régler son compte à un pays qui peine à se défaire du cauchemar fachiste. Dix ans plus tard, la revue optant pour une ligne plus commerciale, Marti quitte le navire et trouve refuge dans les pages de Makoki, l'autre laboratoire de la culture underground espagnole. Quelques mois plus tard, il abandonne pourtant la bande dessinée et prend ses distances avec le métier, laissant derrière lui une oeuvre fournie, riche en histoires courtes, de laquelle émergent le copieux feuilleton Taxista et l'hallucinant Dr Vertigo (à paraître chez Cornélius), long récit qui préfigure toute l'extravagance de la bande dessinée alternative à venir ! En publiant cette intégrale de Taxista en français, Cornélius répare une sidérante injustice, poursuivant et complétant l'effort des éditions Artefact, qui avaient entrepris dès 1986 la traduction de cette oeuvre sans pouvoir la mener à son terme.
Mes premiers mots est une collection qui s'adresse aux filles et aux garçons âgés de 5 ans et plus. Ce livre stimule leur curiosité, leur transmet des connaissances et les amuse sans perdre de vue son but principal: développer les facultés dont l'enfant aura besoin pour s'initier à la lecture. Apprendre et utiliser de nouveaux mots. Ecouter les sonorités de la langue. Faire le lien entre les sons et les lettres pour déchiffrer le "code" de lecture. Reconnaître et nommer les lettres de l'alphabet. Ecouter et comprendre ce qui a été lu et répondre aux questions. Développer et favoriser la capacité d'attention et de concentration.
Jamais, depuis Quichotte et Panza, ou Laurel et Hardy, on ne vit un couple de héros aussi mal as-sorti. Fuzz est un nounours, battu et jeté à la poubelle par un sale gamin. Coq d'élevage, plumé et promis à l'abattage, Pluck est en cavale. L'un est aussi craintif et passif que l'autre est arrogant et agressif. Débutée dans une benne à ordures, leur histoire prend la forme d'un roman picaresque, à la façon de L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche ou des Aventures de Huckleberry Finn. Leur route croise celles d'un singe zen, d'une végétarienne folle, de Lardass, roi du sandwich au lard, de la belle Glibbia, directrice d'une équipe d'animaux gladiateurs, ou de Sourpuss, citron mâtiné de mouche, produit d'une expérience scientifique aberrante. Ces créatures improbables arpentent la scène d'un petit théâtre de fête foraine, avec ses décors de carton pâte et sa toile de fond qui représente une Amérique miteuse, envahie par les détritus, un pays à la fois familier et étrange, à qui le trait épuré et le noir et blanc de l'auteur donnent un air d'évidence. Si l'homme y est un loup pour l'homme, et les bêtes à plume, à poil ou en peluche, la violence reste burlesque. Et le lecteur peut rire des mésaventures de Fuzz et Puck, comme il rit de celles des vagabonds de Beckett.
Les nouvelles réunies dans ce volume ont toutes été publiées dans la légendaire revue Garo. Cette publication d'avant-garde, sur les traces du gek'iga, le mouvement fondé en 1957 par Voshihiro Tatsumi pour rompre avec la tradition enfantine du manga, ouvrait le genre à l'âge adulte. Fondée en 1964, elle accompagna tout au long des années 60 et 70 la jeunesse protestataire qui voyait en elle une forme de contestation de l'establishment. Kusunofei avait une vingtaine d'années quand il publia ces histoires, dans un lapon qui se remettait à peine de sa défaite et des conséquences de la seconde guerre mondiale. Ses nouvelles parviennent à créer un lien entre le lapon traditionnel et la société d'après-guerre marquée par la censure, le culte du travail, l'érosion des traditions et un anti-américanisme virulent. Comme Susumu Katsumata (Neige Rouge, Cornélius), il s'attache à décrire la vie quotidienne du peuple, tout en y insufflant une dimension plus épique. A travers des genres aussi variés que le conte japonais traditionnel, la chronique urbaine ou le récit de samouraï il décortique l'ambiguïté des rapports humains. Mettant à nu les sentiments qui unissent les êtres, les raisons pour lesquelles ils s'attirent et les malentendus qui les séparent, Kusunoki parvient, à travers un style limpide, à exprimer ce qui ne l'est pas... Un auteur immense qu'il est urgent de redécouvrir et de célébrer.