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Salaires, masse salariale et dépenses de personnel en institution sociale et médico-sociale
Martel Jean-François de
ESF SOCIAL
14,90 €
Épuisé
EAN :9782710131427
L'action sociale mobilise des structures très variées : établissements et services, associations, entreprises, administrations, dont les pratiques de gestion et les accords collectifs reflètent l'histoire. Cependant, les charges de personnel représentent partout 80 à 90 % des budgets et sont la préoccupation commune des équipes de direction : directeurs, chefs de service, DRH, directeurs financiers mais aussi contrôleurs de gestion. Cet ouvrage propose une méthodologie d'analyse, de contrôle et de prévision des charges globales de personnel, en distinguant : - les salaires en liaison avec les qualifications et le temps de travail. Y sont exposées les différentes composantes de la rémunération : salaire de base et primes, part fixe et part variable, épargne salariale et rémunération différée, ainsi que les sources d'information permettant de les connaître ; - les facteurs de variation de la masse salariale : comment piloter son évolution en termes de variation d'effectif, d'augmentation de salaires, de glissements divers, et de charges sociales ou fiscales associées. L'auteur détaille la manière de mesurer chacun des paramètres ; - les formes non salariales de la main-d'oeuvre (intérim, sous-traitance, détachement) et les autres dépenses de personnel. De nombreux exemples, puisés dans le secteur social et médico-social dont la diversité reflète celle de l'économie tout entière, illustrent la démarche. Une boîte à outils rassemble les informations techniques (définitions et équations) nécessaires pour organiser commodément, dans la fonction publique aussi bien que dans le secteur privé, les données issues des fichiers de paie et de gestion du personnel.
Martel Jean-François de ; Rémond Bruno ; Soisson J
La formation professionnelle est née en France au seuil des années 70. Fortement développée depuis, elle représentait en 1985 30 milliards de francs et plus de 3 millions de stagiaires. Mais la réalité de 1986 est loin de l'illusion lyrique des débuts : la crise internationale a bouleversé le paysage économique et social. Aujourd'hui, il est possible de dresser le bilan de quinze années et de proposer les réorientations nécessaires. Il faut que le système français de formation professionnelle définisse autrement ses finalités, ses institutions et ses mécanismes, en s'appuyant sur les deux transformations que connaît notre société : la régionalisation et la double mutation de l'économie et de l'emploi. En analysant la situation présente, quelles perspectives peut-on tracer en matière d'emploi et de formation ? Quelles doivent être les missions de l'Etat, des Conseils régionaux, des entreprises et des forces sociales ? Grâce à la présentation des différentes données ou réflexions disponibles, cet ouvrage, qui s'adresse tout autant au grand public qu'aux différents spécialistes de l'éducation et de la formation professionnelle, présente les orientations à adopter et contient de nombreuses propositions. Jean-Pierre SOISSON, ancien ministre (notamment de la Formation professionnelle), député-maire d'Auxerre, vice-président du Conseil régional de Bourgogne chargé de la formation, président du Comité des programmes régionaux d'apprentissage et de formation professionnelle. Jean-François de MARTEL, ancien élève de HEC et de l'ENA, a été chef de service aux ministères du Travail puis de l'Education nationale. Il est actuellement directeur du développement économique et social au Conseil régional d'Ile-de-France. Bruno REMOND, ancien élève de l'ENA, conseiller à la Cour des Comptes. Auteur de plusieurs ouvrages, maître de conférence à l'Institut d'Etudes politiques de Paris et à l'Ecole Nationale d'Administration, il est aussi conseiller technique du président du Conseil régional de Bourgogne et chargé de mission auprès du président du Comité de coordination de la formation professionnelle.
Le président Macron avait-il raison de parler de " pognon de dingue " en ce qui concerne les minimas sociaux ? Avec 2 millions de professionnels et bénévoles et 9 millions de personnes pauvres, on pourrait le penser, tant l'action sociale semble innerver toute la société. Pour autant, chaque Ministère gère ses propres actions et personne n'est comptable de l'addition globale. Par ailleurs, le champ de l'action sociale, cette aide concrète de la collectivité aux personnes en difficultés, reste souvent imprécis et mérite donc d'en préciser les contours. Enfin, il faut réaffirmer ce qui importe le plus, à savoir la relation entre les personnes, celles qui donnent et celles qui reçoivent, plutôt que les équilibres financiers et les querelles de boutiques administratives. Ce faisant, Jean-François de Martel, ancien haut fonctionnaire, entend casser tous les codes du discours contemporain sur l'action sociale, en recomposant le puzzle des politiques sociales à la manière d'un économiste. En partant des faits bruts (montant des prestations, nombre et caractéristiques des bénéficiaires...) et des situations des personnes, plus que des contraintes des institutions, cet ouvrage refuse d'ajouter une rustine supplémentaire à l'édifice intellectuel des idées sur l'action sociale. Un défi stimulant qui coupe court aux débats partisans.
Dans le cadre des réformes éducatives récentes, les enseignants sont de plus en plus confrontés à l'injonction de "travailler ensemble" . Dans ce contexte, les cadres scolaires doivent exercer un leadership pédagogique pour accompagner les équipes à travailler collectivement, à faire évoluer leurs pratiques et à assurer des effets sur les apprentissages des élèves. Il se dégage ainsi une nouvelle vision de l'école et des défis qu'elle doit relever. Des chercheurs et formateurs français, belges, québécois et suisses étudient ici la manière dont ces changements se traduisent dans les différentes réalités scolaires.
Les injonctions au travail collaboratif des enseignants se font de plus en plus pressantes et il devenait nécessaire de faire état de résultats de recherches, particulièrement sous l'angle d'expériences de collaboration, sur les pratiques enseignantes plutôt que sur les pratiques d'enseignement réservées au face-à-face pédagogique de l'enseignant face aux élèves et davantage étudiées. Bien que le développement professionnel semble devoir passer par l'injonction du travail en collaboration, des auteurs de cet ouvrage soulignent à juste titre que le travail en collaboration ne constitue pas une base historique du travail des enseignants. Concrètement, que signifie travailler en collaboration ou en coopération pour des enseignants ? La coordination de pratiques peut se prescrire, mais pas la collaboration entre enseignants. D'où l'importance de ce ouvrage pour permettre l'accès à des études sur les pratiques actualisées, au-delà des pratiques prescrites. Cet ouvrage comble donc le besoin de documenter des expériences correspondant à ces formes de travail somme toute nouvelles. Il s'appuie sur des contributions provenant de divers lieux (Belgique, France, Québec, Suisse), dans des contextes différents (écoles primaires, secondaires, université), mettant en scène plusieurs catégories d'acteurs (enseignants, enseignants-chercheurs, partenaires). Ces recherches font appel à diverses méthodologies (études de cas, entretiens, observations, analyse de documents, questionnaire); la majorité privilégiant les études qualitatives. L'ensemble des contributions permet de mettre en évidence un certain nombre de résultats convergents en rapport avec la thématique, quant à l'accompagnement nécessaire, aux conditions à mettre en place, aux obstacles (souvent structurels), aux exigences. Des résultats dont on pourra s'inspirer à la fois pour initier de nouvelles recherches mais aussi pour aller plus loin dans la mise en ?uvre de pratiques collaboratives.
Françoise Gil est sociologue. Elle travaille sur les questions de sexualité, et notamment de prostitution, depuis plusieurs années. Par ailleurs, elle enseigne dans différentes écoles de travail social (Buc-Ressources, EFPP, IRTS de Paris).
Les écrits professionnels en travail social ne sont pas statiques, conçus et réglés une fois pour toutes. Non seulement ils sont porteurs d'une force particulière, mais ils mutent au rythme des variations du milieu professionnel et participent aux métamorphoses du secteur et au développement de pratiques nouvelles. Cet ouvrage montre tout d'abord l'importance qu'il faut accorder en écriture au contexte dans lequel sont énoncés les messages scripturaux, aux divers effets produits par ces messages et aux interactions entre scripteurs et lecteurs. En ce sens, il fait référence à la notion de pragmatique. Il aborde ensuite : le fonctionnement de l'activité scripturale, à travers la présentation de deux "modèles" qui permettent de mieux comprendre les différents éléments qui sont mobilisés et qui interagissent dans les pratiques d'écriture ; l'émergence dans le secteur social de références idéologiques importées, associées à l'utilisation d'un vocable spécifique influençant particulièrement les pratiques scripturales en travail social ; la confrontation à des écrits nouveaux ou en mutation, qui irriguent le travail social aujourd'hui et qui nécessitent la mise en place de pratiques d'écriture adaptées. Cet ouvrage présente enfin de nombreux écrits en usage dans les établissements et services du secteur social et médico-social et propose parallèlement des éléments méthodologiques pour professionnaliser l'activité scripturale. Les travailleurs sociaux trouveront dans cet ouvrage pédagogique matière à se perfectionner dans le champ des écrits professionnels. Pour autant, les partenaires des associations du travail social (instances de contrôle et de tarification, cabinets d'évaluation externe, officines d'expertises de toute nature, fédérations d'associations gestionnaires, instituts de formation...) pourront eux aussi trouver matière à alimenter leurs réflexions sur un sujet qui reste particulièrement prégnant en travail social : l'écriture.
Depuis quelques décennies, de nombreuses recherches consacrées à la santé des adolescents ont fait appel aux notions de "comportements à risque" avant que n'apparaisse la figure des jeunes "incasables" puis dits "à difficultés multiples". Mais ces jeunes seraient-ils si "incasables" que cela ? Ce glissement sémantique n'est pas sans effets pervers sur la prise en charge des adolescents qui deviennent stigmatisés au travers d'un diagnostic. Aussi semble-t-il important, en réaction à cette tendance, d'inverser la question : quels sont les facteurs qui permettraient à un jeune de gérer une situation traumatique et d'en éviter ainsi les conséquences néfastes du point de vue de sa santé ? Un processus d'adaptation au stress intense a été nommé par divers auteurs anglo-saxons : résilience. Ce mot, qui n'a pas encore de traduction satisfaisante en français, renvoie à la notion de "re-vitalisation" psychique en regard d'un événement de vie douloureux et à la capacité à rebondir. Cet ouvrage tente d'affiner et de formaliser les processus qui fondent la résilience chez des adolescents ayant subi précocement un traumatisme de maltraitance. L'auteur met en évidence que la résilience peut s'opérer grâce aux vertus de la parole et de la narration et, à cet effet, démontre comment utiliser des outils permettant d'organiser cette mise en mots de la souffrance : récit de vie, génogramme, échelle de mesure permettant d'évaluer le processus que le jeune met en oeuvre pour aller de l'avant après un traumatisme. De nombreux cas cliniques illustrent la démarche. La dimension narrative, ici développée, est une piste d'accompagnement psychothérapeutique. Dans ce nouveau paradigme, il s'agit pour l'adolescent, non pas de s'enfermer dans un diagnostic ou son histoire de vie traumatique, mais au contraire de trouver et mobiliser ses ressources pour créer une nouvelle perspective de vie. Ce livre s'adresse à l'ensemble des professionnels accompagnant des adolescents en souffrance : travailleurs sociaux, psychiatres et psychologues, personnels scolaires, magistrats, etc. Il apporte cadre de référence et outils qui aideront à une meilleure transformation du vécu traumatique en un "mal-heureux".
Au sein de l'action sociale et médico-sociale, la reconnaissance de l'aide et du soutien apportés par des personnes concernées à d'autres personnes, en fonction de situations similaires rencontrées, s'est progressivement institutionnalisée depuis les années 1990. L'avènement du droit des usagers ainsi que les directives publiques en faveur du droit des patients, la promulgation de formes de coopération nouvelles entre publics et professionnels ont transformé le statut de ces personnes concernées : de l'usager bénéficiaire de services à celui de "rendant service". En France, la pair-aidance s'est d'abord développée dans le champ de la santé mentale et du handicap. Aujourd'hui, le secteur de l'accueil, hébergement et insertion (AHI) et de l'urgence est tout particulièrement concerné. En témoigne le Plan quinquennal pour le logement d'abord et la lutte contre le sans-abrisme (2018-2022) qui fixe le développement du travail pair comme l'une de ses priorités d'action. De fait, un nouvel acteur s'affirme sur la scène du travail social : le pair-aidant. En complémentarité des professionnels, il apporte, par son expérience du vécu, un savoir empirique pour agir au plus près des besoins des personnes. Dans quelle mesure cette reconnaissance du savoir expérientiel des pairs change-t-elle la donne ? Quelle est la pertinence de cette nouvelle approche en appui des équipes, accompagnement et soutien auprès des publics ? Comment les pairs-aidants s'insèrent-ils dans les organisations de travail ? Quelle est leur participation "réelle" sur les terrains et, au-delà, dans les instances de gouvernance du secteur social et médico-social ? Quelles compétences spécifiques ? , etc. Cet ouvrage apporte des clés de compréhension et d'analyse d'un phénomène encore peu connu mais qui ouvre à de nouveaux enjeux pour le travail social. Afin d'étayer son propos, l'auteur s'appuie sur des entretiens avec des pairs-aidants mais aussi avec des cadres ayant choisi de recruter ces personnes concernées et ayant revendiqué la nécessité de leur qualification. Ace titre, il rend compte de l'élaboration d'un programme de formation initié au sein d'une école de travail social.