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Le manuel du serial killer
Mars Frédéric
BLACK MOON
20,20 €
Épuisé
EAN :9782012027985
Dans deux ou trois heures tout au plus, ce garçon sera mort.Raide comme une batte. Vidé ou presque de son sang, écrasé comme un insecte sur le carrelage immaculé de la cuisine familiale. Petit cafard renvoyé au paradis des parasites. Sa mère glapira de détresse. Le chien aboiera son effroi. On appellera le médecin, les voisins, et bientôt les flics. Mais tout ce beau monde sera aussi impuissant que vous et moi. Un enfant de dix ans aura quitté ce monde. D'un coup de vent sec. Pfut.Regardez-le, pourtant, sortir du stade, le sourire aux lèvres, bras dessus bras dessous avec son grand frère. C'est ce dernier qui lui a offert sa boisson multivitaminée, celle qu'on ne boit que les jours dé match. Celle qu'ils achètent au petit stand ambulant qui stationne toujours à la porte B, pile en face de la grande statue de bronze qui glorifie les héros de Fenway Parle. «Team Mates», dit la plaque. Les copains de l'équipe. Il lui a confié la monnaie nécessaire et l'a laissé s'approcher seul de la buvette, comme un grand.Aussi loin qu'ils s'en souviennent tous les deux, et leur père et leur grand-père avant eux, cette roulotte a été là. Fidèle au rendez-vous. Déjà le jour du sacre historique de 2004, après quatre-vingt-six ans de disette, quand le petit n'était encore qu'un bébé hissé sur les épaules de son papa. Les jours de triomphe comme ceux, hélas plus nombreux, des cuisantes défaites.Le gamin aux reflets roux sirote son jus frais et acidulé, ballotté par la foule qui se rue hors de l'arène. Ça lui fait tant de bien. L'automne a pris un peu de retard, cette année. Il faisait si chaud dans l'enceinte bourrée à craquer.- T'en veux?Il tend l'emballage cartonné à son aîné.- Non, merci... Après, j'aurai trop envie de pisser dans le métro.De Fenway jusqu'à South Boston, ils en ont pour une petite heure de transport, compressés entre des brochettes de supporters, dans les vieux wagons surélevés de la ligne D. Pas les plus confortables du réseau, loin de là, mais dont le bringuebalement familier leur est si doux, promesse des joies à venir dans un sens, souvenir des émotions passées dans l'autre.Quand ils passent les portillons de la station, entièrement habillée aux couleurs des Red Sox, le petit est pris d'une sorte de hoquet. Comme un haut-le-coeur soudain.- Ça va pas? s'inquiète le plus grand.- Si... Je crois juste que j'avale trop vite. Ça me gonfle le ventre.- Vas-y mollo.- Oui, mais j'ai tellement soif!Alors il continue de boire. Il tire sur la paille avec avidité, jusqu'à produire ce drôle de petit gargouillis au fond de la boîte qui signale qu'il est arrivé à la dernière goutte. À mesure que le métro progresse, ce bruit et les autres - crissements sur les rails, claquements des portes automatiques, beuglements des passagers enivrés par la victoire - se fondent dans un même bourdonnement continu. Un grondement qui emplit peu à peu tout l'espace.- J'entends plus rien, se plaint le petit.- Quoi?- Mes oreilles...Il les désigne d'un geste affolé.
Joséphine Beaux, dite Jo, a trente ans. Elle est vive, insolente et drôle. Mais si ses yeux verts sont immenses, ils sont inutiles. Jo est aveugle. Jules Bazin, quarante ans, est sourd de naissance. Profession: nez de la société France-Fragrance. Depuis que son maître a disparu dans des circonstances obscures, c'est lui le créateur phare de la maison. Un jour, Jules reçoit d'Amérique du Sud une fleur très rare dont les fragrances étranges, métalliques, l'envoûtent. Il compose un parfum à la hauteur de son enthousiasme et le met aussitôt en test dans la plus grande parfumerie des Champs-Elysées. Jo est en train d'y faire ses achats de Noël. Soumise à un essai, la jeune femme recouvre la vue pour quelques minutes. Elle n'aura désormais qu'un seul désir: retrouver le créateur de ce philtre magique.
Résumé : Dans une ferme située à proximité de Jérusalem, un homme est sacrifié selon le rituel réservé à l'agneau pascal par les prêtres du Temple. Mais sur son front, on peut voir un triangle marqué au fer et, à côté du cadavre calciné, une poterie égyptienne. Ce supplicié, c'est Jean de Gamala, héritier légitime du trône de David Un homme qui avait disparu depuis plus de vingt ans. Soupçonné du crime, son frère Jacques - le scribe - tente de démasquer par lui-même le meurtrier. Aidé de sa nièce Sara, il piste l'assassin qui ensanglante la Judée, alors qu'un autre aspirant au titre de roi des Juifs provoque les autorités juives et romaines : un certain Jésus de Nazareth. De Qumran à Tibériade, d'initiation en découvertes, de codes en énigmes, Jacques et Sara vont pourchasser jusqu'au pied de la Croix celui qui se révélera être le premier tueur en série de l'humanité...
Quand on efface votre mémoire, le grand amour devient cauchemar". "Sur les traces d'un Douglas Kennedy, Frédéric Mars nous entraîne dans une histoire au dénouement magistral [... ]" LE MAGAZINE DES LIVRES
Extrait du prologueL'homme éprouve une telle fascination pour la mort qu'à force de la chercher, il finit par la trouver.Fin octobre, une vague de froid s'était abattue sur le comté de Los Angeles. Cela faisait plus d'une semaine que de lourds nuages anthracite dérivaient au gré des vents capricieux, déversant à intervalles réguliers une pluie coupante et gelée. À cette heure tardive, les ombres recouvraient depuis longtemps la cité des anges où la L. A River serpentait, sombre et lente, tel un reptile en quête de proie. L'enseigne du Starbucks dansait sur le bitume humide, le temps d'une accalmie. Reflet d'un îlot de civilisation repoussant les ténèbres d'une jungle urbaine prête à lâcher ses fauves.Reynolds paya les deux cafés et poussa la porte avec l'épaule d'un air las. À cause d'une réduction d'effectifs, un mois plus tôt, il accumulait les heures supplémentaires. Voilà près de quatorze heures qu'il était sur le pont et la fatigue commençait à prendre les décisions à sa place. Al Reynolds frisait à peine la quarantaine, mais il portait l'uniforme depuis dix-huit ans. C'est sans doute pourquoi il faisait son âge, voire un peu plus. Même si ses yeux bleus n'avaient rien perdu de leur efficacité pour intimider les hommes et séduire les femmes, les nuits blanches et le tabac avaient labouré son visage. Une moustache à la Charles Bronson masquait sa bouche plutôt charnue. Et avec un mètre quatre-vingt-huit pour presque cent kilos, il était prêt au pire. Le moins qu'on pouvait dire, c'est que, depuis ses débuts dans la police, il avait fait le tour de la nature humaine sans sortir de son trou.Son coéquipier, Buzz Conors, l'attendait, un pied posé sur le pare-chocs de leur voiture de service. En un an d'équipe, les deux hommes avaient appris à se connaître, puis à se respecter. Au bout du compte, ils s'entendaient plutôt bien, ce qui, en cas de coup dur, pouvait se révéler vital. Conors sortait d'un bled paumé au fin fond du Wyoming. Il avait quitté la ferme familiale dès que possible pour entrer à l'école de police de Pasadena. Il faut croire qu'il avait ça dans le sang. Malgré ses vingt-huit ans, plus personne dans le district ne le prenait pour un bleu. Il avait fait ses preuves sur le terrain - et pas qu'un peu. Plus petit que Reynolds d'une bonne tête, il compensait cette taille moyenne par une carrure massive et intimidante. Cheveux ras, regard gris souris, surplombé par un front genre façade blockhaus, il avait tout du catcheur irascible ou du skinhead sanguinaire. Question d'éclairage.Conors avisa Reynolds qui réprimait un bâillement.- Lequel? demanda-t-il en tendant la main.- Celui-là.Il s'empara du gobelet et souleva le couvercle avec une grimace.- Ce jus de chaussette ne va pas m'empêcher de dormir, mais ça vaut toujours mieux que rien. Je suis crevé.Reynolds posa son café sur le toit et alluma une cigarette. Il aspira une longue bouffée et soupira:- Je dois avouer que je ne me sens pas frais non plus. Sans compter que ma femme commence à trouver le temps long.- Ouais, elle m'en a parlé l'autre jour, lâcha Conors d'un air indéchiffrable.
Robert Abele est un écrivain et critique de cinéma et de télévision américain. Il travaille pour de nombreux journaux et magazines, dont le Los Angeles Times, Variety, Premiere, DGA Quarterly, Emmy et le New York Post. Il est l'auteur d'une biographie d'Harrison Ford et le coauteur de The Paramount Story. Il vit à Los Angeles avec la journaliste Margy Rochlin.
Mark Cotta Vaz est l'auteur de 27 ouvrages. Il a écrit de nombreux best-sellers primés par le New York Times, dont le numéro un est Twilight: le guide officiel du film.
Grace et Sam doivent se battre pour être ensemble. Grace défie l'autorité de ses parents et garde un très dangereux secret, tandis que Sam lutte avec son passé de loup-garou. Mais Cole, un nouveau loup, menace de détruire ce fragile équilibre. Et, Isabel, pourtant amie de Grace et qui a déjà perdu son frère, se rapproche de lui...
Ce volume contient: "Compartiment tueurs" (1962), "Piège pour Cendrillon" (1963), "La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil" (1966), "Adieu l'ami" (1968), "Le Passager de la pluie" (1969), "La Course du lièvre à travers les champs" (1972), "L'Eté meurtrier" (1977). "J'aime beaucoup qu'il y ait un mécanisme policier. Je ne suis pas du tout humble en cela. Je crois que cela demande beaucoup de courage, beaucoup d'astuce. On peut être très fier. Ce n'est pas un genre mineur. Sûrement pas. Vous connaissez la phrase de Chesterton? Elle est un peu exagérée mais révèle quelque chose de vrai comme toutes les choses exagérées:"L'essence du roman policier consiste en la présence de phénomènes visibles dont l'explication est cachée."Et c'est là, si l'on y réfléchit, l'essence de toutes les philosophies." Sébastien Japrisot, Ellery Queen Mystère Magazine, janvier 1972
À quarante-sept ans, Nat, vétéran des services de renseignement britanniques, est de retour à Londres auprès de Prue, son épouse et alliée inconditionnelle. Il pressent que ses jours comme agent de terrain sont comptés. Mais avec la menace grandissante venue de Moscou, le Service lui offre une dernière mission : diriger le Refuge, une sous-station du département Russie où végète une clique d'espions décatis. À l'exception de Florence, jeune et brillante recrue, qui surveille de près les agissements suspects d'un oligarque ukrainien.Nat n'est pas seulement un agent secret. C'est aussi un joueur de badminton passionné. Tous les lundis soir dans son club il affronte un certain Ed, grand gaillard déconcertant et impétueux, qui a la moitié de son âge. Ed déteste le Brexit, déteste Trump et déteste son travail obscur. Et c'est Ed, le plus inattendu de tous, qui mû par la colère et l'urgence va déclencher un mécanisme irréversible et entraîner avec lui Prue, Florence et Nat dans un piège infernal.Avec Retour de service, John le Carré, en éminent chroniqueur de notre époque, livre un portrait du monde que nous habitons, glaçant, délicatement satirique et porté par une tension constante.Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Isabelle Perrin"Aucun autre écrivain n'a su mieux que John le Carré restituer ? sans pitié à l'égard des politiciens ? les affaires publiques et les coulisses secrètes de notre temps." The Guardian"Subtil, désabusé, impeccable. Un bonheur de lecture, de la première à la dernière page." The Daily Mail"Retour de service tombe à point nommé comme le signal urgent d'un lanceur d'alerte". The Washington PostBio auteur à venir.Isabelle Perrin, que tout destinait à une sage carrière universitaire, contracte le virus de la traduction littéraire auprès de sa mère Mimi. Les incurables duettistes cosigneront plus de trente traductions, dont tous les romans de John le Carré depuis La Maison Russie.
Mars 1937. Le Mount Castle, un cargo républicain transportant trente tonnes d'or de la Banque d'Espagne et faisant route pour l'Union soviétique, s'est réfugié dans le port international de Tanger, où un destroyer franquiste le détruira s'il tente de reprendre la mer. Falcó reçoit pour mission de s'y rendre, de convaincre le capitaine du Mount Castle de changer de camp s'il veut sauver son bateau et son équipage, et de récupérer ainsi l'or républicain. Mais son supérieur lui apprend qu'Eva, à qui il a sauvé la vie dans le précédent roman, est à bord. Et la tâche de Falcó va être beaucoup plus compliquée que prévu...Deuxième volume de la nouvelle série d'Arturo Pérez-Reverte, Eva est un roman magistral, subtil et haletant. Dans le fabuleux décor de Tanger, grouillant d'agents secrets, de tueurs à gages, de marins et de prostituées, on retrouve les personnages qui ont d'ores et déjà fait de Falcó l'une des plus belles réussites de la littérature d'espionnage contemporaine. La passion, la politique, l'honneur, la loyauté - tous les ingrédients sont réunis dans ce livre rythmé par un suspense de chaque page et empreint d'une finesse psychologique remarquable.
Résumé : Une petite ville paisible au fin fond de la campagne anglaise, où se côtoient vieilles générations et jeunes milléniaux post-hippies. Dans une ruelle, on retrouve le corps inanimé d'une femme, la gorge tailladée d'une oreille à l'autre. Qui pouvait en vouloir à Josephine Jenks, ancienne gloire locale du cinéma X ? Son passé pathétique et sulfureux ne va pas tarder à aviver la curiosité malsaine des médias. D'autant que son agression n'est que la première d'une longue série. Tony Garner, "l'idiot du village", ferait un coupable idéal. Mais le journaliste Roddy Mace ne croit pas à cette théorie ; l'inspecteur James Brindle est lui aussi persuadé qu'il ne s'agit pas d'un fait divers comme les autres, et que le "serial killer" qui sévit dans la région n'est pas celui qu'on croit. Fiévreux et haletant, Noir comme le jour est un roman tout en trompe-l'oeil, qui sonde avec une remarquable finesse l'esprit de notre époque hystérique et paranoïaque.