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Les exclus. Les réfugiés européens au XXe siècle
Marrus Michael ; Coldefy Anne ; Coldefy Jean-Franç
CALMANN-LEVY
43,54 €
Épuisé
EAN :9782702114308
L'histoire de l'Europe du vingtième siècle est faite de rectifications de frontières, de barrières diplomatiques et idéologiques édifiées, puis démantelées au gré des relations entre Etats. Mais qu'en est-il des hommes ? Comment se sont tracés ces itinéraires de fuite, comment sont apparues des terres d'accueil ou de répulsion ? Michael Marrus nous propose à la fois un diagnostic sur la santé morale des sociétés européennes et une analyse des modifications profondes de l'équilibre démographique du Vieux Confinent. Ces millions d'exclus par les guerres, les révolutions, les flambées de racisme, ont modifié l'histoire intérieure de tous les grands pays européens. Ils ont suscité de nouvelles fractures et remis à vif des cicatrices enfouies dans la mémoire des sociétés. L'ouvrage de Michael Marrus constitue la première histoire globale des réfugiés. Parce que celle-ci nous concerne tous, ce livre nous permet de comprendre les faiblesses et la grandeur des démocraties.
Il y a une figure qui apparaît et réapparaît tout au long de ce livre. Ses instincts sont fondamentalement cruels ; sa manière est intransigeante. Il propage l'hystérie, mais il est immunisé contre elle. Il est au-delà de la tentation, parce que, malgré sa rhétorique utopiste, la satisfaction est le cadet de ses soucis. Il est d'une séduction indicible, semant derrière lui des camarades amers comme Hansel ses miettes de pain, seul chemin pour rentrer chez soi à travers un fourré d'excuses qu'il ne fera jamais. C'est un moraliste et un rationaliste, mais il se présente lui-même comme un sociopathe ; il abandonne derrière lui des documents non pas édifiants mais paradoxaux. Quelle que soit la violence de la marque qu'il laissera sur l'histoire, il est condamné à l'obscurité qu'il cultive comme un signe de profondeur Johnny Rotten/John Lydon en est une version ; Guy Debord une autre. Saint-Just était un ancêtre, mais dans mon histoire, Richard Huelsenbeck en est le prototype.
Klingberg Marcus ; Sfard Michael ; Klingberg Sylvi
Résumé : "Ce qui m'accablait le plus, c'étaient la honte et le regret. Pas d'avoir espionné pour l'Union soviétique, non. [...] Mon sentiment d'humiliation provenait du fait de m'être laissé briser, d'avoir coopéré avec le Shin Beth et avalé ses couleuvres." Depuis 1950, et pendant presque trois décennies, Marcus Klingberg a été un agent du KGB, transmettant à ses officiers traitants soviétiques les résultats de recherches ultraconfidentielles menées à l'Institut de recherche biologique de Ness Ziona en Israël, où il exerce la fonction de directeur scientifique adjoint. En janvier 1983, Marcus Klingberg, alors professeur à l'université de Tel-Aviv et chercheur de renom international, est arrêté, jugé à huis clos pour espionnage et condamné à la peine maximale, à savoir vingt ans d'emprisonnement. Il est détenu sous un faux nom et le public ne commence à connaître quelques bribes de son histoire qu'une décennie plus tard. Celui que les services secrets israéliens ont qualifié d'"espion ayant causé les plus graves dégâts à la sécurité du pays" consigne dans ce livre le récit de sa vie depuis la fin de la Première Guerre mondiale en Pologne jusqu'à nos jours à Paris, où il vit depuis sa libération en 2003.
C'est donc un livre sur le rock'n'roll - une partie du rock'n'roll - et sur l'Amérique. Ce n'est pas une analyse historique ou purement musicale, ni une galerie de portraits. J'ai essayé d'élargir le contexte dans lequel on écoute la musique, d'analyser le rock non pas comme expression de la jeunesse, ou de la contre-culture, mais de la culture américaine elle-même. Les artistes sur lesquels j'ai choisi d'écrire m'intéressent en particulier parce qu'ils ont plus d'ambition que les autres et qu'ils prennent plus de risques. Ils prennent le risque du désastre artistique (dans le vocabulaire du rock: la prétention), de se mettre à dos un public qu'il est plus facile de flatter que de provoquer - leurs ambitions ont beaucoup à voir avec celles que Robbie Robertson avait pour le Band: "La musique ne doit jamais être inoffensive." Ce qui m'attire encore plus chez le Band, Sly Stone, Randy Newman et Elvis, c'est que je pense qu'ils se voient comme des américains symboliques. Pour moi, ils essaient, avec leur musique, d'être à la hauteur de ce rôle
Il y a une figure qui apparaît et réapparaît tout au long de ce livre. Ses instincts sont fondamentalement cruels ; sa manière est intransigeante. Il propage l'hystérie, mais il est immunisé contre elle. Il est au-delà de la tentation, parce que, malgré sa rhétorique utopiste, la satisfaction est le cadet de ses soucis. Il est d'une séduction indicible, semant derrière lui des camarades amers comme Hansel ses miettes de pain, seul chemin pour rentrer chez soi à travers un fourré d'excuses qu'il ne fera jamais. C'est un moraliste et un rationaliste, mais il se présente lui-même comme un sociopathe ; il abandonne derrière lui des documents non pas édifiants mais paradoxaux. Quelle que soit la violence de la marque qu'il laissera sur l'histoire, il est condamné à l'obscurité, qu'il cultive comme un signe de profondeur. Johnny Rotten/John Lydon en est une version ; Guy Debord une autre. Saint-Just était un ancêtre, mais dans mon histoire, Richard Huelsenbeck en est le prototype". Greil Marcus.
Début du xxe siècle, dans le pays nantais. A l'ombre des arbres centenaires du parc du château de Malavielle, Cécile grandit entourée de femmes : sa grand-mère, qui tient les rênes du domaine, sa mère, une douce bourgeoise effacée, sa grande soeur, qui se destine à la vie monacale. Protégée, trop peut-être, la jeune fille a tout pour être heureuse, jusqu'au jour où elle se décide à poser des questions sur les hommes de la famille. De son père, on lui dit qu'il est mort dans un incendie à Paris, de son grand-père, qu'il était inconséquent et qu'il aurait disparu après avoir honteusement ruiné Malavielle. Mais Cécile ne trouve aucune photo, aucune trace tangible de leur existence. Quand elle s'entête, sa grand-mère l'expédie dans un internat accueillant la jeunesse dorée nantaise, où elle subit quotidiennement rebuffades et humiliations. Révoltée, Cécile fugue et débarque seule à Paris, bien décidée à éclaircir le mystère de ses origines. Avec sensibilité et réalisme, Eric Le Nabour brosse le portrait bouleversant d'une jeune femme forte et fragile aux prises avec sa famille pour conquérir son droit au bonheur.
Dissuasion, subversion, persuasion : quelles stratégies pour sauver la paix ? Raymond Aron propose ici l'une des analyses les plus pertinentes des rapports de force de la Guerre froide, et qui, au-delà de la chute du mur de Berlin, sont perpétués par la possession de l'arme nucléaire par quelques puissances militaires.Tout est là : si une seule bombe nucléaire dégage la même puissance que l'ensemble des bombardements sur l'Allemagne nazie en 1944, "le changement quantitatif entraîne une évolution qualitative". La guerre n'a plus le même aspect : l'analyse théorique montre des puissances qui définissent leurs tactiques politiques dans la sécurité précaire des rapports de force ; les conflits s'inscrivent dans un monde fini, où ceux qui ne peuvent dissuader doivent s'abriter derrière un "grand frère".Pour lecteurs motivés, cette géopolitique de la guerre est une réflexion sur le devenir de l'humanité dans des États souverains qui se définissent avant tout par un jeu de rapports de force. --Mattieu Reno
En démocratie, savoir est un droit fondamental. Normalement. Mais quand le sujet devient trop sensible, quand il touche à des intérêts protégés, il constitue un problème. C'est, souvent, l'assurance pour le journaliste de s'attirer des ennuis : menaces, surveillances, censure qui ne dit pas son nom. Pire, informer devient parfois un délit. Nous ne pouvons nous y résoudre. Vingt journalistes d'investigation français ont décidé de faire cause commune pour raconter dans un livre choral les dessous de leurs enquêtes interdites. Comment ils sont suivis et écoutés. Comment les pressions économiques s'exercent sur eux. Comment le droit est régulièrement contourné pour criminaliser le journalisme, entre secret défense et secret des affaires. Comment leurs sources sont traquées ou menacés. Comment le harcèlement judiciaire est organisé par de puissantes multinationales. Oui, la France est une démocratie. Non, on n'y meurt pas d'être journaliste. Ce n'est pas une raison pour accepter les nouvelles censures qui affectent insidieusement les principes de liberté d'informer et de transparence, ingrédients indispensable d'une République vivante et fière d'elle-même. Ce livre est un livre de journalistes pour des citoyens éclairés.
Présentation de l'éditeur Novembre 1944. La guerre semble perdue pour une Allemagne prise en étau entre les Russes sur la Vistule et les Alliés à sa frontière occidentale. Hitler se convainc qu’une contre-offensive éclair en Belgique pourra faire éclater la coalition anglo-américaine et lui donner le temps de déployer ses armes secrètes. Une concentration militaire de grande ampleur est organisée en secret dans les Ardennes belges, là où le front tenu par les Américains est le plus vulnérable. Le 16 décembre, sous la poussée inattendue et brutale de deux armées de panzers, le front est enfoncé sur cinquante kilomètres. Nombre d’unités américaines se replient en désordre, mais d’autres résistent héroïquement dans des températures qui tombent à moins 22 degrés avant Noël. Plusieurs unités américaines sont encerclées à Bastogne, alors que le mauvais temps empêche toute opération aérienne de ravitaillement ou de renfort. Froid glacial, pénurie de vivres, massacres de prisonniers, cadavres piégés, représailles contre les civils, combats rapprochés, amputations à la chaîne, snipers, 5e colonne : du 16 décembre 1944 au 4 février 1945, les Ardennes sontle théâtre d’une guerre totale qui mettra hors de combat 80 000 soldats américainset sensiblement le même nombre du côté allemand. En pure perte. Ayant sacrifié ses meilleures unités et ses dernières réserves contre une armée dont il a gravement sous-estimé les ressources matérielleset morales, Hitler a joué son va-tout et perdu. Une fois de plus, Antony Beevor excelle à multiplier les points de vue. Son récit alterne en permanence entre les niveaux politique, stratégique, tactique et ndividuel. Nourri d’une documentation impressionnante, il nous fait vivre cette lutte à mort telle que la vécurent les états-majors, les officiers sur le terrain et les hommes du rang – des deux côtés –, sans oublier les civils, avec cette empathie dépourvue de jugement moral qui est sa marque de fabrique. Antony Beevor rend à cette bataille, l’une des plus féroces et des plus inutiles de la Seconde Guerre mondiale, sa juste place dans l’histoire terrible de ce conflit.