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Fernand Pouillon, l'homme à abattre
Marrey Bernard
DU LINTEAU
15,00 €
Épuisé
EAN :9782910342692
Avant-proposAvant même de penser à écrire un livre, je voulais essayer de comprendre ce qui s'était passé. L'histoire ne me paraissait pas si simple que ce qui nous était raconté et je me rendais compte que je n'étais pas seul dans ce cas. Sans doute, Fernand Pouillon avait-il en partie levé le voile dans ses Mémoires, mais en partie seulement et bien que son récit soit très honnête, c'est son récit, sa défense, écrite en outre à un moment où il ne pouvait pas tout dire - ce que je découvrirai plus tard. De toute façon, il reste pour tout lecteur attentif et non prévenu un certain nombre de points obscurs: confiant dans la Justice, je n'imaginais pas qu'il ait pu ne pas être plus ou moins coupable.Or, petit à petit, il est apparu que si la gestion du Comptoir national du logement - qui n'était pas de sa responsabilité - avait été pour le moins laxiste, que si des détournements avaient bien eu lieu, on ne peut guère retenir contre Pouillon que des dissimulations fiscales et sans doute des abus de biens sociaux qui alors étaient monnaie courante et bien moins définis qu'aujourd'hui. Encore cela n'est-il pas totalement sûr, tant les comptes étaient mal tenus. Mais il est évident aussi que l'abus est apparu parce que, la diminution des ventes s'ajoutant au laxisme de la gestion, le CNL n'a pu assurer une échéance; s'il l'avait assurée, les prélèvements abusifs n'auraient été «ni vus ni connus». Le scandale résidait dans la loi qui autorisait, voire facilitait une spéculation éhontée qui arrangeait beaucoup de monde.A une opinion mal informée, il fallait un coupable pour ne pas dire un bouc émissaire.Il en ressort une histoire qui éclaire d'un jour singulier les rapports du pouvoir politique et des forces économiques que l'architecte doit affronter ou avec lesquelles il doit composer.
Le plus vieux matériau de construction du monde est toujours contemporain. Il est aujourd'hui le matériau de choix d'architectes aussi "modernes" que Wright, Aalto, Kahn...
La profession d'architecte est née de la brèche créée au XVIe siècle entre le concepteur et l'entrepreneur qui, jusque-là, ne faisaient qu'un : le maître de l'oeuvre. Louis XIV l'a accentuée en créant l'Académie d'architecture, puis la Convention et le Directoire en créant l'Académie des beaux-arts. Au cours de cette évolution, les instances professionnelles ont privilégié l'alliance avec le pouvoir politique plutôt qu'avec le monde professionnel : au fil du temps, les architectes ont abandonné une partie de ce qui ressortait normalement de leur compétence aux entrepreneurs, aux ingénieurs, aux bureaux d'étude, jusqu'à ne plus être réduits - dans certains cas - qu'à fournir le seul dessin du permis de construire. Le livre retrace ce long déclin au travers de quelques exemples.
Résumé : "Prouvé a élevé sur le quai Alexandre III la plus belle maison que je connaisse, le plus parfait moyen d'habitation, la plus étincelante chose construite. Et tout cela est en vrai, bâti, réalisé, conclusion d'une vie de recherches." C'est Le Corbusier qui l'a écrit, dès son achèvement en février 1956. Elle fut l'oeuvre de deux hommes qui voulurent "élargir la réalité aux dimensions de leur rêve."
Petit village picard, Tergnier, devenu un noeud ferroviaire à la fin du XIXe siècle, fut détruit pendant la Guerre de 1914. Il fut reconstruit sous la direction de Raoul Dautry, ingénieur en chef de l?Entretien, et fut une cité modèle, inspirée des cités-jardins anglaises, mais adaptée au monde "cheminot", aussi bien quant à la disposition des logements que des jardins et des nombreux services sociaux.
Résumé : En parallèle à l?exposition De la pierre à la page au musée de l?imprimerie à Lyon (23 novembre 2012-3 mars 2013), le livre est un rappel et un hommage aux éditions du Jardin de Flore que Fernand Pouillon fonda en 1977 pour rééditer en fac-similé des éditions rares, sinon introuvables, de livres d?architecture, principalement du XVIe siècle. Il rappelle aussi qu?avant d?être éditeur, l?architecte fut un bibliophile averti et qu?il constitua successivement deux collections importantes de livres anciens. Le livre établit aussi comment l?architecture et le livre sont indissolublement liés pour Fernand Pouillon.
Résumé : L'architecture gothique est-elle perfectible ? Aux environs de 1855, les Romantiques, s'appuyant sur le Moyen Age et le passé national, sont en passe de l'emporter sur les Classiques, mais le " canon grec ", à la fois symbole de la démocratie et canon de la beauté, a la vie dure. L'Institut aussi. Le monde architectural est à la recherche d'un style qui soit enfin propre au XIXe siècle. Le fer peut-il engendrer cette architecture nouvelle ? Le XIXe siècle peut-il enfin sortir des copies et se trouver son style ? Tels sont les objets de la querelle.
Il est rare que l'inventeur d'une technique aussi novatrice et révolutionnaire que le béton précontraint raconte sa vie et la façon dont la pensée, opposée aux idées reçues alors, s'est glissée dans sa tête, puis s'est développée, surtout quand la maturation s'est faite sur un quart de siècle. Eugène Freyssinet l'a rapportée dans une langue aussi travaillée, corrigée, épurée que le sont ses ouvrages d'art ; c'est dire combien elle est claire, accessible à quiconque, et comme elle semble naturellement couler de source. L'état de ses manuscrits montre combien cette facilité était conquise et non acquise. Encore mal connu en France, où l'on ne connaît guère les ingénieurs que lorsqu'ils sont étrangers, Freyssinet, par un juste retour des choses, est très connu à l'étranger jusqu'à être devenu un nom commun dans certains pays, comme la Chine où le béton précontraint s'appelle le béton freyssinet. Mais en plus de cette invention géniale, et d'une pléïade d'autres moins révolutionnaires, comme le décintrement par pression sur les arcs, les vérins plats, Freyssinet a réalisé un grand nombre d'ouvrages dont l'audace stupéfia alors et étonne encore. Non seulement, il collectionna les records du monde, mais comme tous les grands constructeurs, il sut donner à ses oeuvres des formes à la fois rationnelles et harmonieuses, bien ancrées dans le paysage, qu'il s'agisse d'un paysage rural comme le pont de Saint-Pierre-du-Vauvray, maritime comme le pont de Plougastel, ou urbain comme ceux de Villeneuve-sur-Lot ou de Tonneins. Un très grand homme à découvrir ou à mieux connaître. Pour ceux qui ignorent ce qu'est le béton précontraint, Freyssinet le décrivait en prenant dans sa bibliothèque une vingtaine de livres et en les pressant horizontalement entre ses mains comme un presse-livre : "Si j'étais assez fort, vous pourriez tenir sur ces volumes comme sur un pont, ajoutait-il. Mais que je lâche et tout s'écroule". De façon plus pédante, c'est une technique qui consiste à soumettre le béton à une pression supérieure à celles que l'on prévoit qu'il aura à subir, au moyen de câbles disposés préalablement dans sa masse.
Emille Aillaud est l'un des architectes français qui a construit le plus de logements sociaux au cours des années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale.Il ne voulait pas construire des logements, mais permettre à la population d'habiter les appartements et les villes qu'il construisait. Habiter, c'est-à-dire d'une certaine façon s'approprier.