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Lectures et écriture du mythe
Marret Sophie ; Renaud-Grosbras Pascale
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753502109
Ce recueil d'articles interroge les rapports d écart et de proximité de la littérature avec le mythe. Le concept même de mythe est pourtant difficilement définissable, voire profondément paradoxal, tant il est vrai qu'il désigne, dans le discours commun, aussi bien un récit à caractère sacré que la fausseté dune conception et, dans le discours savant, aussi bien une fiction qui toucherait à un point de vérité que la manifestation d'une fixité idéologique. Nous n avons finalement du mythe que des approches et des interprétations. Chacun des travaux de ce volume démontre la variété des formes que peuvent prendre les points de croisement entre la littérature et le mythe à travers la littérature anglo-saxonne. Certains auteurs se sont interrogés sur la production de grands mythes littéraires aussi bien que sur la dénonciation des constructions idéologiques qu'ils servent, en passant par les mythologies propres à l'expérience littéraire ou cinématographique, ou encore la subversion des idéaux du mythe par le texte et les rapports de rivalité que la littérature peut entretenir avec le mythe. A l'inverse, les autres ont voulu montrer que le texte littéraire prend parfois appui sur le mythe et sa poétique à des fins de subversion ou pour en retrouver la puissance symbolique au-delà du chaos de la modernité - ainsi le mythe peut-il prendre valeur de modèle et le texte trouver appui sur son mode d'énonciation pour revivifier la langue et renouer avec sa capacité à toucher au hors-sens de la vérité. Ce parcours illustre dès lors les différents visages sous lesquels se présente le mythe et convie le lecteur à réfléchir plus avant sur ce que l'écriture littéraire lui emprunte, en quoi elle reste en deçà du mythe ou nous porte au-delà de lui selon qu'il intervient sur le versant de la fixité des images ou de la force d'une vérité au-delà des mots
L'ouvrage propose un développement remarquable de la question de la pulsion et du destin de son concept, de Freud au tout dernier enseignement de Lacan. l'ambition est de mettre en tension les moments freudiens et lacaniens de la théorie de la pulsion pour aboutir à une généralisation de la jouissance féminine, à entendre comme paradigme de la jouissance comme telle. Cet ouvrage s'inscrit dans la dimension de l'épistémologie. Il contribue de manière exceptionnelle à fonder en raison une praxis, la psychanalyse, dont le domaine propre est le non-rationnel, nommément le réel de la jouissance ignorée du sujet lui-même.
Les grandes figures mythiques de la littérature fantastique : le monstre de Frankenstein, Dracula, et Dr Jekyll, virent le jour en Grande-Bretagne au dix-neuvième siècle en une époque marquée par le triomphe du discours de la science. L'ouvrage tente de comprendre cette émergence. La dimension mythique de ces textes s'avère intimement liée au contexte épistémologique dans lequel ils prirent naissance. La science " sert à refouler ce qui habite le savoir mythique " indique Lacan, lequel resurgit sous les espèces de l'inconscient. Le mythe moderne est écriture d'un savoir sur le sujet de l'inconscient en opposition au discours de la science. Ces grands récits sont confrontés à d'autres textes de la littérature fantastique afin de cerner ce qui leur confère la dimension de mythes. L'ouvrage propose par ailleurs de saisir à partir de la psychanalyse comment le mythe relève du temps de l'existence de l'Autre, en montrant pourquoi le vingtième siècle n'a pas produit de grands mythes littéraires de même envergure que ces textes canoniques.
Le concept de lettre a une place fondamentale dans l'enseignement de Lacan. Avec ce concept, il définit l'expérience analytique comme un travail de lecture. Dans un premier temps, cette expérience s'appuie sur le déchiffrage de l'inconscient par l'usage représentatif de la lettre. Dans un second temps, Lacan présente une nouvelle modalité de lecture qui dénude l'usage de jouissance de la lettre, et non pas son usage représentatif. Cette fois-ci, l'accent est mis sur la production d'une jouissance hors sens, ce qui permet de distinguer la lettre et le signifiant.
L'enjeu de la topologie au coeur de la clinique psychanalytique se précise avec Lacan dès les marges de son enseignement débutant jusqu'à se situer au centre même de la théorie dans les figures topologiques, puis avec les noeuds borroméens qui tissent la fin de son oeuvre. Le point crucial de cette traversée est de dévoiler l'impact que ce mouvement porte à la pratique qui suppose des corps pris entre signifiant et jouissance. Son articulation clinique se fera au travers d'un cas d'un sujet autiste, véritable topologue, mais aussi d'artistes : Lucio Fontana, Jean-Michel Basquiat, le Facteur Cheval, Henry Moore, Samuel Beckett et James Joyce.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.