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Calembours et autres jeux sur les mots d'esprit
MARQUIS DE BIEVRE
PAYOT
6,10 €
Épuisé
EAN :9782228919104
Prince du calembour, Georges de Bièvre fut, à la fin du XVIIIe siècle, l'une des figures les plus célèbres de la cour et des salons, où ses jeux de mots, ses réparties satiriques, son humour pince-sans-rire et sa manière très rigoureuse de débiter ses calembredaines déclenchaient à tout coup les éclats de rire. Haï des philosophes, pour lesquels une phrase comme : "Une secrète horreur me glace au chocolat" déniait tout sérieux à la langue de la raison, l'auteur de la "Lettre à la comtesse Tation", des "Réflexions utiles de l'abbé Quille", des "Bièvriana", ou encore des "Amours de l'ange Lure", n'en fut pas moins aussi celui qui rédigea pour d'Alembert un article sur le sujet dans l'"Encyclopédie". Ce sont ces textes courts, enlevés, moqueurs qui sont ici rassemblés - des textes pour rire. Edition établie et préfacée par Antoine de Baecque.
Extrait : "Quai St-Michel. La première pierre du quai a été posée en 1561 et les galériens enfermés au Petit Châtelet furent employés aux terrassements. Les travaux recommencèrent vers 1767, furent interrompus et ne reprirent que sous le premier Empire en 1811. Le quai fut appelé quelque temps quai de la Gloriette et a reçu son nom actuel en 1816".
Impression en "gros caractères" . Extrait : "Boulevard des Capucines (1676) (côté impair). A l'angle du boulevard et de la rue des Capucines, se trouvait un hôtel, dit de la Colonnade, ayant appartenu en 1787 à Bertin, ministre d'Etat, puis à M. de Septeuil, receveur général des finances. Sous l'Empire ce fut la demeure de Berthier, prince de Wagram. C'est dans cet hôtel que Bonaparte avait fait la connaissance de Joséphine".
Impression en "gros caractères" . Extrait : "Quai St-Michel. La première pierre du quai a été posée en 1561 et les galériens enfermés au Petit Châtelet furent employés aux terrassements. Les travaux recommencèrent vers 1767, furent interrompus et ne reprirent que sous le premier Empire en 1811. Le quai fut appelé quelque temps quai de la Gloriette et a reçu son nom actuel en 1816".
Le duc de Blangis, l'évêque de&, le président de Curval et Durcet. Un noble, un homme d'Église, un juge de France et un bourgeois financier. Quatre personnages en quête d'ardeur. Ou plutôt "quatre scélérats avec lesquels je vais te faire passer quelques mois& Tout ce que l'on peut dire en gros, c'est qu'ils étaient généralement susceptibles du goût de la sodomie, que tous quatre se faisaient enculer régulièrement, et que tous quatre idolâtraient les culs." Le scénario peut paraître mince mais, avec le divin marquis, il est certain que les relations entre les personnages seront fouillées et complexes à souhait. Paulhan considérait Les 120 journées de Sodome comme "l'évangile du Mal". Il faut dire qu'il s'agit peut- être du plus effrayant des romans sadiens. Point de compromis ici. Les quatre hôtes retiennent prisonniers un bon nombre de femmes et de valets qu'ils peuvent violer et tuer en toute impunité. Et ils le font durant quatre cents pages. Dans Les 120 Journées de Sodome Sade fait l'inventaire exhaustif de toutes les perversions sexuelles existantes. On ne peut pas faire mieux dans le genre. Ni pire. --Denis Gombert
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Au moment où l'on s'inquiète sérieusement des effets à long terme de la destruction des forêts dans le monde, ce livre nous rappelle le rôle qu'autrefois jouèrent dans la vie des hommes les arbres protecteurs qui, pourvoyant à presque tous leurs besoins, étaient considérés comme les manifestations par excellence de la présence des dieux sur terre. A chacun était attribuée une essence particulière, de telle sorte que le monde, où nature et divin se compénétraient et s'expliquaient l'un par l'autre, montrait de façon tangible sa multiplicité et son unité à travers les différentes espèces d'arbres. En ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, se rassemblent et se conjuguent les croyances, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous sommes issus, qu'elles soient égyptienne, sémite, crétoise, grecque, latine, germanique ou celte. Du même coup nous sont restituées les clés d'une compréhension profonde, d'une mise en ordre de l'univers qui, faisant s'accorder l'homme à la nature, le profane au sacré, le quotidien au divin, pourraient encore nous servir d'exemple.
Il y a des circonstances qui font que l'on se tait. La parole est alors empêchée: par la prudence, les usages, par la maladie ou la mort& Mais il arrive aussi que les mots se tarissent d'eux-mêmes, se cherchent sans se trouver ou qu'un événement nous laisse sans voix. Le silence qui passe ou qui s'installe alors n'est pas un simple défaut de parole. C'est un blanc qui pèse, qui effraie, contre lequel on peut se défendre en bavardant. Mais parler, ce n'est pas remplir le vide de ses silences. C'est au contraire nouer le fil de ses paroles à une nécessité intérieure qui ne se révèle qu'entre les mots. Les pauses silencieuses de notre vie intérieure nous confrontent à nous-mêmes, et préparent une parole à venir. "La vérité, que seul le silence ne trahit pas", écrivait Bataille. C'est à cette éloquence silencieuse que reconduit le travail de la cure analytique. L'écoute du psychanalyste, faite de son propre silence, donne corps aux moments de vérité où le discours du patient s'évanouit devant l'excès de sens qu'il vient d'énoncer. Pourtant (mais est-ce un paradoxe?), les textes sur la question du silence sont relativement rares dans la littérature analytique. Les principaux sont rassemblés ici, sous la direction de J.-D. Nasio, à côté de contributions cliniques et théoriques de psychanalystes contemporains. Des éléments de réflexion précieux sur cette question essentielle du Silence en psychanalyse. -Emilio Balturi
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.