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De la Rizière à la Montagne. Moeurs Annamites
Marquet Jean
KAILASH
12,00 €
Épuisé
EAN :9782842681708
De la rizière à la montagne est un roman qui retrace l'existence d'une famille de paysans pauvres au nord du Vietnam. Une vie de traditions entrecoupée de nombreux malheurs qui blessent tant la chair que le c?ur. Nguven, par la traîtrise de son voisin va être arrêté et déporté dans la Haute Région où il périra de mauvaise fièvre. Son frère cadet le vengera à sa manière... Un langage direct anime ces personnages simples et attachants ; un voyage des plaines du Fleuve Rouge aux confins de l'immense Chine dont le sud est habité par différentes minorités entraîne le lecteur dans un Vietnam rural authentique que l'on retrouve presqu'intact aujourd'hui. Un destin singulier que celui de Jean Marquet. Arrivé au Tonkin en 1982, il entra dans l'administration des Douanes et Régies. La grande originalité de son ?uvre est de voir le romancier se situer, non point à la place de l'Européen étranger, mais à celle du paysan indochinois. Il va transcrire la pensée paysanne à travers la vie simple de souffrances et de privations du pauvre "nhaqué". La nature elle aussi est représentée telle qu'elle est subie par l'agriculteur démuni. Pas de jungle luxuriante, pas de couleurs vives, mais seulement la tristesse infinie du Delta, les bourrasques salées du vent marin, un plat pays grisâtre et morne.
L'aphorisme est un peu le couteau suisse des belles lettres. Court comme un canif, il peut aussi bien trancher dans des considérations communes que dépolir des vérités faciles. Cette piquante polymorphie l'autorise, successivement et avec un culot égal, à prétendre tout et son contraire voire mieux et plus. Ainsi, pour divertir le moraliste, l'aphorisme lui permet de se fâcher, d'un commun désaccord, avec tout le monde sans favoritisme aucun. Toutefois, pour susciter une colère bien sanguine chez le lecteur, il faut savoir s'y prendre et lui déplaire avec tact. Car la mauvaise foi ne se paye pas que de bons mots. En effet, elle a besoin d'éveiller cette clémence trop humaine qui pardonne le pire dès qu'il se présente sous ses plus beaux atours.
Depuis toujours, l'homme est en quête d'un miroir dans lequel il pourrait trouver, enfin ramassée et comprise, l'image de sa propre identité éparse. L'élément d'une telle recherche, il le trouve dans le langage, et avant tout dans deux formes privilégiées de celui-ci: la philosophie et la littérature; la première cherchant à tout enclore dans un seul concept, et la seconde dans une forme unique. Mais, dans ses manifestations les plus hautes, chacune de ces deux tentatives reste secrètement hantée par l'autre, comme tentent de le montrer, à propos de la littérature, les essais ici réunis. On pourra trouver différentes versions de cette image récapitulatrice dans laquelle se condensent, pour l'homme, non seulement ce qu'il est, mais plus généralement (ou plus singulièrement?) ce qui est. Elle pourra être l'image d'une chose, d'un infiniment petit résumant tout - la terre de l'alchimiste (cet écrivain involontaire, mais absolu), le point de Pascal, l'atome séminal de Diderot ou de Hugo. Elle pourra être aussi l'image d'un acte sacré - soit bénéfique, soit transgressif - d'une fête liturgique dont Wagner, Mallarmé, Proust tenteraient de fixer le rituel, alors que Barbey ou Gracq y maintiendront l'obsession fasciné du sacrilège. Elle pourra enfin me mettre en présence de quelqu'un, d'une individualité souveraine qui est simultanément toutes les autres et dont on peut donc dire qu'elle est divine: l'Homme-Dieu de Hdlderlin et Kierkegaard, apparemment si étrangers l'un à l'autre, l'Ange de Rilke. Dans ce dernier type d'exemples, ce n'est du reste plus à une image que le lecteur a affaire, mais au miroir lui-même devant lequel (et dans lequel) il se trouve traduit et où il rencontre la mesure de son destin comme l'assignation de sa tâche. De ces miroirs beaucoup sont aujourd'hui brisés - les images évanouies, les fêtes éteintes. Ce recueil est un hommage modeste, mais nostalgique, aux minutieux microcosmes dans lesquels une humanité plus ambitieuse avait essayé peut-être avec succès - de cerner son énigme. Biographie de l'auteur Jean-François Marquet est professeur émérite de philosophie à l'université Paris-IV.
Plutôt qu'une étude sur la Phénoménologie de l esprit, cet ouvrage propose une visite complète et commentée du plus imposant et du plus labyrinthique monument de la philosophie moderne. La Phénoménologie de l "esprit est le premier ouvrage philosophique qui ne présente pas des affirmations sur ce qui est (sur Dieu, sur l'âme, sur le monde), mais qui prétend décrire comment ça se présente à une conscience qui fait l'expérience du monde dans son savoir, et qui voit ce savoir se transformer suivant une logique qu'initialement elle ne maîtrise pas. Autrement dit (sur ce point Fichte avait peut-être été le précurseur), pour Hegel nous sommes dès notre naissance, dès notre premier regard sur le monde, jetés dans le savoir, et ce que nous avons à faire, chacun de nous, mais cela vaut également pour l'humanité entière, c'est amener son savoir du dedans, de l'intérieur jusqu'à sa formation ultime. Il ne s'agit donc pas, comme le faisait Kant, d'examiner du dehors ce qu'est le savoir, jusqu'où il va, sur quoi il porte, etc.; il s'agit au contraire de voir comment une conscience, jetée dans le savoir sous ses différents aspects (sensation, perception, entendement, raison, moralité, religion...) parcourt tous ces étages du savoir jusqu'à son sommet, jusqu'à ce point d'arrêt que Hegel désigne par l'expression plus ou moins énigmatique de savoir absolu. Je ne voudrais cependant pas que vous en tiriez la conclusion que la Phénoménologie de l'esprit est un ouvrage tellement riche qu'il en est désordonné: en fait, la Phénoménologie de l'esprit, même si elle donne au premier abord une impression un peu chaotique, est une oeuvre très construite, une oeuvre dotée d'une architecture interne que nous nous attacherons à souligner."
Raphaël, le dompteur de Singapour, déteste les animaux. De son zoo, il a fait un étrange jardin des supplices. Cependant Raphaël un jour vacille. Caressant du regard ses cages et ses bêtes torturées, le beau dompteur réalise qu'il ne contemple rien d'autre que la bestialité de son âme. Abandonnant Singapour, il part à Java pour un stupéfiant et secret travail. Dans la sublime forêt indonésienne, Raphaël se livre aux délires d'une métamorphose aussi insolite que celle imaginée par Kafka : il se met à gratter le sol de sa main comme avec une patte : sur son visage lui vient une grimace qui le fait ressembler à un gibbon, jusqu'au moment où...
Résumé : Le Vietnam d'aujourd'hui porte encore le nom symbolique de "dragon", dont la tête est au nord et la queue au sud. Dans "Les replis du dragon", les aventures ont lieu dans l'extrême nord de la péninsule indochinoise où le Tonkin prend fin et où commence l'immense Chine par la province du Yunnan (les nuages du sud). Haute région habitée par des génies féroces et les fièvres, couverte de hautes montagnes traversées de rivières claires et bouillonnantes entrecoupées de rapides imprévisibles. Régions maudites pour les Indochinois de la plaine et des rizières qui y suivent malgré eux leurs chefs blancs. Histoires drôles ou dramatiques, en tout cas souvent cocasses, dans lesquelles s'expriment toutes les humeurs, bravoures ou fourberies dont sont capables les hommes. "L'homme prudent et sage se fait comprendre à demi-mots. Le fou seul livre sa pensée. La parole a été donnée à l'homme pour déguiser la vérité".
Bollywood Bombay est une nouvelle aventure du détective Feluda et de son jeune acolyte Tapesh. Jayatu vient de recevoir une proposition bien excitante : l'adaptation de son dernier roman policier - Les Bandits de Bombay - par un réalisateur très populaire. Ses amis Feluda et Tapesh proposent de l'accompagner sur le tournage de "la scène clé" à Bombay. Mais tout cela sent le mystère et l'aventure car dès leur arrivée dans la capitale du cinéma, un meurtre est commis et cette sombre affaire ressemble à s'y méprendre à celle imaginée par l'écrivain, fort peu rassuré d'ailleurs... Un roman court et savoureux dans lequel Satyajit Ray décrit avec amusement et ironie subtile les grosses ficelles du film bollywoodien. Le regard d'un grand maître sur un genre de cinéma qui sort aujourd'hui des frontières indiennes.