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Etudes sémiologiques. Ecritures, peintures
Marin Louis
KLINCKSIECK
45,00 €
Épuisé
EAN :9782252035191
Ces Études sémiologiques portent sur deux grandes régions du monde des signes: le visible et le lisible. La question dominante est de déterminer si le principe et les règles de la lecture sont applicables aux objets de la mimèsis que sont les oeuvres d'art. Louis Marin analyse l'image, celle des tableaux comme celle des figures littéraires, comme un système de signes, en relation avec d'autres qui constituent la culture d'une société. Ce livre n'existe pas comme tel, et l'ordre qu'il indique est une apparence qui n'a pour elle, ni la chronologie des textes qu'il contient, ni la logique du discours dont ils seraient les morceaux fragmentaires. Car selon l'antique étymologie, ce discours, ce logos n'est point le flux d'une parole continue et unitaire, mais un recueil, un recueillement de fragments qui n'ont de sens que les uns par les autres, que par leurs écarts, mais qui, parce qu'ils sont fragments en recueil peuvent être lus dans n'importe quel sens. Et en fin de compte, c'est peut-être là leur avantage: lus dans n'importe quel sens, ils auront une chance - celle qui ne leur a pas été donnée lors de leur première rédaction - de produire d'autres sens. Biographie de l'auteur Louis Marin (1931-1992), philosophe, historien de l'art et sémioticien, a laissé une oeuvre considérable consacré notamment à la question de la représentation à l'utopie, à l'art et à la pensée du XVIIe siècle.
Cet ouvrage est une réflexion historique et philosophique sur le pouvoir en général et le pouvoir politique en particulier lorsqu'il s'exerce à son plus haut régime en s'affirmant absolu. D'où le sujet central du livre : Louis XIV ou le roi comme monarque illimité ou plutôt qui se représente tel. D'où les questions non moins centrales parce que toujours actuelles qu'il pose et auxquelles il tente de répondre : comment le portrait du prince réalise-t-il le miracle permanent de la transsubstantiation d'un individu en monarque ? Comment la représentation accomplit-elle le désir infini du pouvoir dans l'imaginaire d'une présence réelle de l'absolu ? Comment la représentation légitime-t-elle cette présence dans la loi d'un nom universel et unique ? En appliquant à des objets aussi divers que l'histoire officielle du roi ou son éloge, la médaille du prince, son palais ou ses divertissements, le modèle théologique du corps eucharistique hérité d'une longue tradition religieuse, politique et juridique de l'Empire et de l'Eglise, l'auteur montre comment s'institue le fantasme d'un corps unique du prince, comment s'exerce et se reproduit la violence symbolique de son nom propre. Il montre également comment ce modèle travaille à mettre en question ce qu'il vise à fonder et à légitimer, dans les réflexions de Pascal sur les rapports de la force et de la justice ou sur la légitimité politique de l'autorité royale, le roi présent réellement sous ses espèces représentatives ne trouvant l'absolu de son pouvoir qu'en devenant, en fin de compte, son image, qu'en signant son nom.
Ce volume est le second recueil d'études de Louis Marin après Pascal et Port-Royal paru dans la même collection en1997. Publiés entre1982 et1996, ces textes sont présentés, comme pour le précédent, dans l'ordre chronologique de leur parution, afin de laisser apparaître l'évolution de la manière et des problématiques entre les textes consacrés à Roland Barthes (1982) et à Ignace de Loyola (1991) et, ceux, intermédiaires, consacrés à Stendhal et Montaigne. Conformément à ce qui fut toujours une constante des recherches de Louis Marin, ces études constituent une réflexion sur le genre autobiographique à partir des apports de " la théorie du texte ", l'un des actes forts étant un précipité de l'autobiographie dans l'autographie, dans " l'écriture de soi ". Des index permettent au lecteur de circuler et nouer des fils, d'un texte à l'autre et même d'un volume à l'autre.
Résumé : " Mon intention n'est pas de " présenter Pascal, encore moins d'offrir une introduction à sa pensée. Cette perspective impliquerait une conception totalisatrice de l'?uvre pascalienne, la volonté d'en retrouver la logique d'ensemble, le désir d'en produire le système achevé. Mon propos est inverse : insister sur la détotalisation du texte pascalien, montrer comment les logiques différentes y sont à l'?uvre, s'offrir aux effets de rupture et de discontinuité qui s'y indiquent. " L.M. Résister au désir de totalisation qui s'empare de l'historien, de l'exégète, et qui le rend peu à peu insensible à la force du discours qu'il soumet à la violence de sa lecture, tel est l'un des principes qui ont orienté les travaux de Louis Marin. Ce n'est donc pas une présentation de Pascal ni de Port-Royal, que le lecteur trouvera dans ce recueil mais un ensemble d'études de quelques représentations produites par Pascal et à Port-Royal, un parcours à travers certains discours et certaines images, voyage non totalisateur, recherche inquiète des effets de rupture et de discontinuité qui constituent autant d'indices des forces qui animent les diverses formes de représentations, autant de portes d'entrée dans ce qui, au sein de ces images et de ces discours, instruit le procès critique de La Représentation, à cette époque et dans ce lieu (en France, dans la deuxième moitié du XVIIè siècle). Recherche qu'elle investit découvre dans leurs discontinuités les traces d'une critique transcendantale de cette Représentation dont Pascal et Port-Royal conduisent une élaboration à la fois théorique et pratique.
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.