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L'antisémitisme en Russie de Catherine II à Poutine
Marie Jean-Jacques
TALLANDIER
27,00 €
Épuisé
EAN :9782847342987
L'antisémitisme russe n'a rien d'un phénomène inconnu mais il a fait l'objet de toutes les controverses, de tous les contresens, de toutes les exagérations comme de tous les camouflages. L'antisémitisme a joué un rôle essentiel et public dans la Russie tsariste où sont nés, sous la plume des policiers et des propagandistes d'extrême droite, les deux grands mythes du "complot juif mondial" puis du "judéo-bolchevisme", repris par les nazis. Après une interruption due à la révolution il a ressurgi, à la fois agressif et honteux - quoique souvent présenté de façon apocalyptique - dans l'Union soviétique de Staline, Khrouchtchev et Brejnev et, après un exode massif des juifs, retrouve une virulence nouvelle dans la Russie dite démocratique du président Poutine. Spécialiste de la Russie contemporaine, Jean-Jacques Marie livre ici une synthèse réfléchie et sans concession de cette question difficile. Il dresse un tableau détaillé de la période tsariste, de la fin du XVIIIe siècle au début du XXe siècle, revient sur les politiques de confinement, de conversions forcées et de pogromes mises en oeuvre par les différents régimes pour exclure la population juive de l'empire ou la réduire à un statut d'émigrés de l'intérieur ou de l'extérieur.
De 1938 à 1953, Lavrenti Beria a été un rouage essentiel du système stalinien, qu'il a ensuite tenté d'amender avant de payer de sa vie cette tentative avortée. Manipulateur, d'une cruauté sans bornes, c'est ainsi qu'il entra dans l'histoire. Or, la figure de Beria s'avère au regard des faits et à l'analyse bien plus complexe : bourreau certes, mais aussi fin politique. Fils de paysans misérables, il connaît une ascension fulgurante. Flanqué d'une cohorte de tortionnaires, il dirige la police politique soviétique, le NKVD, pendant sept années décisives (1938-1945) au cours desquelles la nomenklatura consolide son pouvoir. Il organise la déportation meurtrière des peuples du Caucase, planifie les meurtres de Trotsky et de ses ennemis politiques. Mais, à la mort de Staline, Beria est le premier à saisir que le régime, à bout de souffle, ne peut survivre qu'en desserrant le carcan de la terreur policière. Il commence à démanteler le goulag, propose la réunification de l'Allemagne ; en somme, des mesures annonciatrices de la perestroïka gorbatchévienne. Nommé ministre de l'Intérieur en mars 1953, il est arrêté par ses pairs en juin et fusillé en décembre pour un complot infondé. A l'appui de nombreux documents d'archives rendus publics à la chute de l'Union soviétique, Jean-Jacques Marie brosse le portrait complet de l'un des acteurs majeurs de l'URSS sous Staline.
L'ouverture des archives russes, il y a dix ans, permet de porter un regard neuf sur les grands personnages de l'histoire soviétique, à commencer bien sûr par Staline, l'une des figures les plus énigmatiques de l'histoire du XXe siècle. Comprendre l'homme des épurations politiques et physiques, des procès truqués, des millions de morts au cours de la famine de 1932-1933, de la déportation d'une quinzaine de peuples, du Goulag, de la guerre froide, c'est aussi reprendre sous un autre angle la question de l"oeuvre noire du communisme. Qu'aurait-il été, ce communisme, s'il n'avait eu à sa tête un Géorgien à l'enfance miséreuse et battu par un père alcoolique, sauvé par une éducation religieuse et rigoriste chez les pères orthodoxes? Le parcours de cet ancien séminariste de Tiflis qui, une fois au pouvoir, s'est acharné à pourchasser et massacrer les communistes en URSS et de par le monde, est fascinant. Comment cet homme peu doué pour l'idéologie a-t-il petit à petit tissé sa toile dans l'appareil? Par quel étrange paradoxe a-t-il repris à son compte des méthodes et des exactions dont il avait été le témoin ou la victime sous le régime du tsar au début de son engagement politique? La biographie que nous propose Jean-Jacques Marie, extrêmement documentée et nourrie à des sources jusqu'ici inaccessibles, s'inscrit dans la meilleure tradition narrative, celle qui capte l'attention du lecteur par la précision du mot et la rigueur de la construction. "
Jean-Jacques Marie, agrégé de lettres classiques et licencié d'histoire, est l'un des meilleurs spécialistes de l'Union soviétique et du communisme. Auteur de trois biographies remarquées de Khrouchtchev, Trotsky (Payot, 2010 et 2006) et Staline (2001), il approfondit sa connaissance des personnages avec ses derniers ouvrages: Lénine: la révolution permanente (Payot, 2011), Le fils oublié de Trostsky (Seuil 2012).
La croisade contre les Albigeois au XIIIe siècle a profondément modifié le cours de notre histoire. De son issue découle le rattachement du Languedoc à la France. C'est dire l'importance extrême de cette guerre "sainte" prêchée pour la première fois par l'Eglise de Rome à l'encontre d'un peuple chrétien! Menée à l'origine pour extirper du Midi de la France l'hérésie cathare, elle dégénéra vite en guerre dévastatrice de conquête, opposant inexorablement défenseurs de la civilisation occitane et assaillants venus du Nord, c'est-à-dire les "Français". Dans le tumulte des combats, l'atmosphère fiévreuse des chevauchées, des massacres, des incendies où culmine la tragique vision de l'holocauste de Montségur, s'affrontèrent donc pendant un demi-siècle croisés, inquisiteurs, légats du pape et peuple occitan sporadiquement rassemblé sous l'étendard des comtes de Toulouse. C'est l'histoire de ce long et terrible conflit jalonné de bûchers, d'actes d'héroïsme, de dévouements insignes, de duplicité, d'odieux excès, que raconte avec force et sagacité Georges Bordonove.
Le 29 mai 1453, Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis sa fondation en 330, tombe aux mains des Turcs. Le choc est terrible pour l'Occident chrétien, qui a pourtant négligé de secourir la ville. L'année 1453 a longtemps symbolisé, peut-être de manière excessive, la fin du Moyen Âge et le début des Temps modernes aux yeux des historiens. Elle fut, de fait, décisive pour deux peuples : les Turcs, qui y gagnèrent une capitale et s'établirent durablement sur le sol européen: les Grecs, qui virent se clore le long chapitre byzantin et dont les humanistes vinrent nourrir l'élan de la Renaissance occidentale. 1453 : année heureuse pour les uns, funeste pour les autres, que raconte Steven Runciman à travers les fiévreux préparatifs du siège, la violence de l'assaut, la résistance dramatique d'une poignée de héros et l'effondrement sans surprise d'une cité depuis longtemps moribonde.Sir Steven Runciman (1903-2000), professeur à Cambridge, a été l'un des plus grands médiévistes du XXe siècle. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence sur le monde méditerranéen, dont Le Grand Schisme d'Orient (Les Belles Lettres, 2005) et l'Histoire des croisades (Tallandier, 2006).
Lorsque Philippe le Bel fit arrêter les Templiers en 1307, l?Histoire tournait une page: les tempsmodernes, illustrant le triomphe du temporel sur le spirituel, commençaient. L?ordre militaire leplus prestigieux de la chrétienté, qui avait défendu le royaume de Jérusalem pendant près de deuxsiècles au prix de très lourds sacrifices, était sur le point d?être définitivement abattu par le roi deFrance. Leur arrestation massive, minutieusement préparée, fut une gigantesque opération policière: elle stupéfia l?opinion, pris de court le pape Clément V, accabla l?honnête grand Maître de l?Ordre, Jacques de Molay. S?ensuivit une parodie de justice orchestrée par l?inquisition: accusations mensongères, lavages de cerveaux, séances de tortures savamment graduées. Lâchetés et actes d?héroïsme, trahisons et coups de théâtre se succédèrent jusqu?à la suppression du Temple et la mort sur le bûcher de Jacques de Molay en 1314. C?est ce mécanisme diabolique que GeorgesBordonove a mis à plat avec son talent de narrateur. Démontrant l?indigne falsification des chargespesant sur les inculpés, il laisse la vérité s?imposer d?elle-même qui plaide en faveur des victimesde la tragédie.
Futur Nobel de littérature, le Premier Ministre britannique prenait un soin de styliste à l'écriture de ses discours de guerre. Au plus noir de la bataille d'Angleterre, dans un Londres harcelé par les bombardements allemands, chaque mot devait porter, frapper. Du sang, du labeur, de la sueur, des larmes. Mais le génie de Churchill, c'est beaucoup plus qu'un sens permanent de la formule. C'est une métrique incomparable, une musique et aussi cette voix, qu'on croit entendre, rocailleuse, emmêlée, essoufflée; six ans durant, elle a incarné la résistance des Alliés contre l'Axe. Le lecteur trouvera rassemblé ici le meilleur des discours de guerre de Churchill. Indisponibles en français depuis la fin des années cinquante, ils ont été entièrement retraduits, commentés et sont présentés en regard de leur version originale. Biographie de l'auteur Winston Churchill fut à la fois l'un des hommes d'Etat les plus importants du XXe siècle et un immense écrivain. Prix Nobel de littérature en 1953 pour l'ensemble de son oeuvre, il a notamment écrit deux récits autobiographiques, Mes jeunes années, et Réflexions et Aventures, disponibles en TEXTO.