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Perception, perspective, perspicacité
Buisson Françoise ; Lacassain-Lagoin Christelle ;
L'HARMATTAN
51,00 €
Épuisé
EAN :9782343042800
Les articles de ce recueil, réunis par des membres du Centre de Recherche en Poétique, Histoire Littéraire et Linguistique (EA 3003) de l'Université de Pau et des Pays de l'Adour, explorent les notions de perception, perspective et perspicacité dans plusieurs champs de recherche (linguistique, littérature, histoire des idées, philosophie et arts) et à diverses époques, du Moyen Age à la modernité. De l'univers sonore médiéval à l'esthétique de Debussy, de la linguistique populaire à l'étude linguistique des relations entre perception, cognition et syntaxe, de Prévost à Proust en passant par Mark Twain ou Virginia Woolf, de la peinture américaine de Thomas Cole aux oeuvres vidéographiques contemporaines, cet ouvrage, tel un kaléidoscope, offre une myriade de perspectives sur la façon dont de simples locuteurs, des écrivains, des artistes ou des philosophes s'efforcent d'appréhender le monde. Les auteurs mettent en évidence les multiples stratégies rhétoriques, narratives ou esthétiques, entre autres, destinées à combler les failles d'une vision trop empirique ou à briser ou brouiller de façon perverse les écrans qui font obstacle à notre perception. Celle-ci survient parfois au terme d'une longue initiation, ou elle ne survient pas, tant il paraît difficile de jeter un regard surplombant sur un monde labile et opaque. La perception n'en demeure pas moins un catalyseur de la création, et aussi de la réception, voire de la re-création par un lecteur / spectateur perspicace qui aime être surpris de voir plus loin que son horizon d'attente.
Appréhender ce qui conduit certains parents à déléguer la garde de leurs enfants et des femmes à devenir assistantes maternelles ou professionnelles de crèche, c'est comprendre le sens qu'ils attribuent à ce qu'ils ont reçu de leurs ascendants et qu'ils vont tenter de donner à leur tour à leurs enfants et/ou à ceux qu'elles gardent. Une dynamique du don et de la dette étaye cette transmission rarement identique. Au centre de celle-ci se trouve l'enfant auquel il s'agit de procurer une disponibilité constamment référée au maternel, à une image normative de la " bonne mère ". En effet la garde quotidienne des enfants reste une histoire de femmes. Mais ce " fonctionnement à la dette " qui fonde le lien intergénérationnel s'articule à deux autres logiques : celle de l'argent, constituant une tentative des femmes d'acquérir leur autonomie économique, celle de l'Etat et des collectivités territoriales censés être garants de l'égalité entre citoyens vis-à-vis de l'accès aux modes de garde. A partir de cette articulation ont été mises en évidence trois conceptions du service de garde : valeur d'usage, de solidarité active ou de lien. Cet ouvrage constitue une synthèse innovante sur un thème rarement abordé.
La quête d'un monde idéal ou du meilleur monde possible est plus que jamais d'actualité. Ce recueil éclaire les différentes voies empruntées par les théories littéraires au sein de nouvelles réalités et propose d'interroger les pratiques fictionnelles, littéraires et artistiques qui en constituent l'héritage. Les articles présentés dans cet ouvrage témoignent de la pérennisation ou du renouvellement de ces théories, alors que la réalité tend souvent à dépasser la fiction. Les réflexions sur les mondes possibles donnent lieu à une approche foisonnante et protéiforme, de la sélénographie aux jeux vidéo en passant par le soldat augmenté et les séries télévisées néo-victoriennes. Ces articles se font écho et offrent des perspectives croisées sur les théoriciens et critiques qui ont pensé les mondes possibles depuis plusieurs siècles.
Les chercheurs scientifiques sont-ils tous des apprentis sorciers ? Rien n'est plus faux pour l'auteur qui explique la démarche pratique aboutissant à la découverte et les difficultés sous-jacentes à l'expression des résultats. Les exemples sont tirés le plus souvent de sa propre expérience de laboratoire en physiologie de la reproduction animale. En outre, deux chapitres traitent de la place des inventions au regard des aspirations de la société et dans leur rapport avec la recherche scientifique. L'auteur insiste sur le fait que chaque découverte est liée à un chercheur en tant qu'individu, l'organisme ne fournissant que le cadre et l'appui à la recherche. Pour lui, le scientifique, comme l'ingénieur ou l'expérimentateur en agronomie, est le continuateur du Créateur. Les découvertes permettent au Monde de s'enrichir de techniques qui, naturellement, doivent être maîtrisées, mais sont globalement porteuses d'espoir pour l'Humanité.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.