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En pays défait
Mari Pierre
PG DE ROUX
16,00 €
Épuisé
EAN :9782363712950
La honte, la colère et le chagrin emmêlés, il y a longtemps que j'ai envie de vous les jeter au visage. Tels qu'ils me viennent. On est infidèle à certains sentiments dès qu'on leur impose un ordre ou une hiérarchie. Je n'en peux plus du manque d'affirmation de soi et de vitalité qui ronge cette vieille nation. J'ai honte de vivre dans un pays qui ne sait opposer, à la barbarie qui le frappe régulièrement, que des bouquets de principes inodores et de pieuses banalités. J'ai honte de cette France où, à la faveur d'un naufrage général des critères de jugement, les fausses valeurs n'en finissent plus de prospérer." Cette lettre ouverte, adressée aux élites françaises, dénonce la démission collective dont elles se rendent coupables depuis une trentaine d'années, faute d'entretenir encore le lien si précieux à notre Histoire, à notre langue, à notre substance nourricière. D'où est venu ce désir de défaite mortifère ? Pierre Mari l'analyse sans concessions à la pointe d'un style inimitable.
Il pourrait démissionner, mais il s'obstine, malgré la pression du jargon managérial et les politiques qui conduisent l'entreprise dans une voie sans issue. Il reste à son poste, à l'écoute de ses collègues, persuadé qu'il est encore possible d'agir "pour le mieux". Quelle est la part de la peur et de la rigueur dans son attitude? V. lui répète qu'il se perd: les événements ne tarderont pas à mettre leur amitié à l'épreuve. Deviendra-t-il, lui aussi, un rouage? L'absorption n'est pas loin - à moins que le mot "résolution" ne retrouve son sens le plus plein et le plus actif. L'entreprise, ses codes, ses jeux d'ombre, sa phraséologie et ses non-dits inspirent à Pierre Mari un roman d'une inquiétante pertinence.
Appliqué au vaste mouvement intellectuel, artistique et littéraire de la Renaissance, le terme d'" humanisme " est une création relativement récente. Incontestablement commode, il a l'avantage de résumer une période dont les conquêtes et les mutations se distinguent à la fois du Moyen Age finissant et du siècle classique. Mais il contient aussi de redoutables imprécisions ou ambiguïtés, que n'ont pas manqué de mettre en lumière les historiens de la littérature et des idées. Si la Renaissance bouleverse l'expérience que l'homme fait de lui-même, cette expérience revêt des formes éminemment variables selon les lieux et les moments : de l'humanisme florentin du XVe siècle aux Essais de Montaigne, les aspirations évoluent, les discours s'enrichissent de nouvelles possibilités et l'horizon culturel se métamorphose. Comment en irait-il autrement, dans un monde qui s'ouvre à de nouveaux continents, invente le capitalisme et vit un schisme religieux sans précédent ? Pris dans cette tourmente, l'humanisme ne saurait évidemment se réduire à une doctrine ou une idéologie : il est lui-même quête et mouvement, interrogation toujours relancée sur la possibilité de construire une authentique communauté humaine.
Résumé : Michelet voyait en Pantagruel et Gargantua l'Iliade et l'Odyssée du patrimoine littéraire français. De fait, la saga des géants ne peut guère se comparer qu'aux grandes épopées fondatrices dont la démiurgie homérique offre le modèle universel. Suscités par une époque qui voit notre jeune langue affirmer ses titres de noblesse, les récits jumeaux du père et du fils bénéficient dans la conscience collective d'une image de renouveau, d'insolente surabondance et de subversion gaillarde. Reste que toutes les qualités dont on crédite spontanément Rabelais ne sont peut-être que le paravent d'une perplexité ou d'une esquive. Il faut reconnaître, d'une manière générale, que le couple de géants intimide, et que l'on ne confronte guère Pantagruel et Gargantua aux questions de notre siècle. Par la profusion souvent rebutante de son lexique, par la complexité de son outillage intellectuel, l'univers de Rabelais risque de s'éloigner irrémédiablement du nôtre. Pourtant, la problématique rabelaisienne devrait trouver une résonance maximale dans les incertitudes de notre époque. Comment s'articulent le langage et l'action ? Est-il possible, de s'entendre par-delà la disparité des systèmes de valeurs ? La parole peut-elle conjurer les jaillissements de la violence ? Telles sont, parmi d'autres, les questions que soulève la double épopée bouffonne.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".
Roland Jaccard raffole des cinéphiles, l'étant lui-même jusqu'au bout des ongles. Le problème est qu'il aime encore plus John Wayne, l'homme à abattre, jugé coupable de nombreux crimes par les petits censeurs de la bien-pensance anti-Trump. Réac, raciste, génocidaire... on ne compte plus les coups bas que dirige en permanence la charge de la grosse cavalerie idéologique contre le dernier des géants. Heureusement Roland Jaccard dégaine plus vite qu'eux et ne rate jamais sa cible. Et c'est une belle leçon de western - transposé à notre époque démissionnaire - qu'il va leur donner : celle qui sonne tôt ou tard le cinglant retour à la réalité et au savoir-vivre. On retrouvera ici toute l'insolence et l'acuité inimitables de Roland Jaccard.
Tantôt faits de pure matière poétique, tantôt marquant les amants au fer rouge de la passion, les innombrables nuances du sentiment amoureux répandent leurs frémissements au fil de ces dix histoires. De la tendresse naissante sous les cerisiers en fleurs de Kyoto à la poursuite de la femme rêvée en Arabie heureuse; de la voix intérieure de l'assassin de John Lennon au coeur de Manhattan, au doute mortel de Luchino Visconti sur le plateau palermitain du Guépard: que d'amours absolus, dans ce défilé de l'espèce humaine tout entière! Les jeunes comme les vieux, les riches comme les pauvres, les beaux comme les parias dont on ne parle jamais y sont convoqués. De somptueux conte des mille et une nuits en faits divers urbains, de joies fantasmées en désir de meurtre... A chaque page, l'amour envahit le moindre interstice créé par l'accident, la rencontre inattendue ou l'abandon brutal et, par-delà l'énigme du destin, réunit la mort à la vie.
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.