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Critique de la société technologique avancée
Marcuse Herbert ; Matsas Benakis ; Löwy Michael
ETEROTOPIA
17,00 €
Épuisé
EAN :9791093250694
La critique de la société technologique avancée est le filconducteur de tout le développement de la pensée de Marcuse et relie L'Hommeunidimensionnel, le texte qui est devenu le manifeste des mouvements deprotestation en 1968, aux réflexions publiées dans ce volume. Atravers l'essai inédit publié dans ce livre, on peut retracer l'ensemble del'élaboration de Marcuse sur des thèmes qui sont aujourd'hui d'une grandeactualité, tels que les implications sociales de la technologie moderne, larelation entre la technologie et la liberté, le rôle de l'individu dans lasociété industrielle avancée, et la relation entre les développements de latechno-science et les transformations de la politique. Entrecritique sociale et réflexion philosophique, Marcuse se confronte aux grandspenseurs du XXème siècle (de Husserl à Heidegger en passant par Sartre) et auxdérangeantes questions, éthiques et sociales, qui sont posées par ledéveloppement de la technologie.
Ce recueil de trois conférences sur la crise présente, faites en 1974 - 1976, ramasse en un raccourci saisissant l'ensemble des thèmes et des instruments d'analyse élaborés par Herbert Marcuse dans son oeuvre antérieure. Au centre de ces trois essais, ont trouvera l'insistance sur la nécessaire libération des besoins réprimés en même temps que sur la nécessaire critiqua politique de l'ordre établi. Sans critique politique, la libération de. besoins n'est que marginalisme contre culturel. Sans subversion du système dei besoins, la critique politique appelle seulement à remplacer une domination par une autre.
L'observation statistique et ethnographique d'un des déplacements de populations rurales les plus brutaux et les plus massifs qu'ait connus l'histoire permet de saisir, au moment même où elles sont ébranlées, les structures les plus fondamentales de l'économie et de la pensée paysannes. Le déracinement, qui détruit les cadres spatiaux et temporels de l'existence ordinaire, achève ce que la généralisation des échanges monétaires avait commencé : par référence au seul travail désormais digne de ce nom, celui qui procure un revenu en argent, l'activité paysanne du passé, et toutes les valeurs qui lui étaient associées, se trouvent discréditées. Mais le "métier", qui fait découvrir la vanité du travail paysan, est aussi rare que jamais et cette sorte d'urbanisation négative qu'est la "dépaysannisation" s'accomplir dans la "bidonvillisation" des campagnes que favorise la création décisoire d'agglomérations dépourvues de fonctions économiques. Cette analyse des processus sociaux qu'engendre la prétention d'accélérer l'histoire par la violence et dans l'ignorance des mécanismes déclenchés ne serait pas tout à fait inutile si elle pouvait contribuer à éviter que l'histoire ne se répète.
Marcuse Herbert ; Castel Robert ; Gonthier Pierre-
Raison et révolution, écrit en 1939 est, dans l'oeuvre de Herbert Marcuse, le premier exposé systématique du fondement théorique de sa pensée : sa position originale par rapport au marxisme, la spécificité de sa critique des sociétés industrielles, son interprétation de la crise de l'idéologie révolutionnaire, se comprennent à partir de l'explication complète et complémentaire des concepts de raison et de révolution. Le rapport dialectique de la Raison et de la Révolution, qui se noue historiquement dans le passage de l'idéologie philosophique hégélienne à la théorie sociale marxiste, est donc déjà gros des apories de notre temps : si une attitude contestatrice radicale, théorique et pratique, est aujourd'hui encore légitime, c'est qu'elle sauvegarde l'héritage de la tradition de la libre pensée ; si cette attitude tend aujourd'hui à s'identifier au refus nihiliste des formes de la pseudo-rationalité dominante, c'est que l'histoire contemporaine a défait le pacte scellé au XIXe siècle par Marx entre la pensée critique et une classe sociale capable de changer pratiquement le monde.
Corps et territoire partagent une condition singulière et commune; celle d'un devenir suspendu entre la persistance du passé et les sollicitations d'un présent-futur radicalement envahi par les nouvelles technologies. L'enchevêtrement de relations, d'affects, d'échanges sociaux et économiques qui concernent autant les corps que le territoire se déploie sur un plan articulé que l'on doit définir en tant qu'environnement. Il faut toutefois s'arrêter un instant sur le concept d'environnement en raison des nombreuses définitions qu'il a reçues pour confronter celles-ci avec l'interrogation que nous proposons ici. Traditionnellement, le concept d'environnement a été marqué par l'emploi qu'en ont fait d'abord la géographie et par la suite les diverses sciences sociales. L'environnement est cependant une dimension, un horizon, un plan bien plus ample qui, loin d'être homogène, prévoit une infinité d'espaces et de modalités qui forgent inlassablement l'existence. L'environnement concerne la vie, avec les corps qui le constituent, avec les transformations qui le traversent.
Il nous faudrait absolument ce que j'appelle une "dromologie", c'est-à-dire une discipline qui s'intéresse aux ravages de l'accélération et de la course" disait Paul Virilio en 1977. Les évènements qui ont bouleversé 2020, avec la conjonction du drame écologique, de l'accident viral, des confinements, des couvre-feux, des multiples crises économiques et sociales, confortent les prémonitions de Paul Virilio et plus que jamais, imposent la nécessité d'une pensée de la vitesse. Une pensée ouverte aussi bien à la géopolitique qu'à la ville, aux territoires, mais aussi aux libertés et aux solidarités. Le nom de dromologie s'est imposé à un collectif international d'auteur.e.s souhaitant révéler, partager et approfondir cette nouvelle approche théorique du monde. "Nous allons vers un village global, annonce Paul Virilio en 1991, qui sera en réalité le plus grand confinement et la plus grande incarcération jamais vécus ". Nous y sommes. Il est temps d'en analyser les comment et les pourquoi. Ce premier volume annuel aborde le thème de la vitesse et de l'accélération à travers la philosophie, l'art, l'architecture, l'écologie, la sociologie... Et s'adresse à quiconque se questionne sur le déploiement technologique, le saccage des écosystèmes, la disparition d'espèces vivantes, le dérèglement climatique. Il participe aussi aux alternatives qui expérimentent des possibles et propagent l'esprit de résistance.
Partant du postulat que la performance, en tant qu'art d'action, est une forme décomplexée et individuelle du rituel qui, autrefois, avait cours de manière collective dans toutes les sociétés, l'auteur tente d'évaluer la portée de cette création qui est apparue dans les années 70 et qui, aujourd'hui, recouvre de nombreux aspects. Convoquant en même temps les paroles d'artistes et des écrits théoriques sur le domaine, son propos se décline en trois chapitres. Le premier met en lumière une possible définition de la performance, en regard du rituel (dans ses définitions anthropologiques, artistiques et esthétiques). Cet aspect conduit l'auteur à estimer que la performance est peut-être une nouvelle activité rituelle non fixée, fondamentalement plastique. Le second s'applique ensuite à l'analyse du contexte des années 70, avec, comme apogée, une étude sur les actions de Carolee Schneemann, en regard de l'érotisme et de l'objectivation, de l'essentialisme féministe et de l'écoféminisme. Le troisième, davantage contemporain, décline enfin les activités artistiques d'une des plus grandes artistes actuelles, Regina José Galindo, et ses possibles influences, afin d'évaluer les fondements d'une création engagée, et dont les thèmes principaux sont la violence, l'abjection, l'obscénité, et portant à l'acmé les questions du viol et du féminicide... La performance n'est donc pas, comme on a souvent tendance à le faire croire, un jeu artistique conforme et gratuit, mais plutôt une résistance aux traumatismes sociétaux et un "au-delà de l'esthétisable".
Quatre femmes de nationalités différentes, de langues différentes, traversent les années tumultueuses de la révolution bolchevique. Elles s'appellent : Rosa Luxemburg, Clara Zetkin, Alexandra Kollontaï et Asja Lacis. Elles sont des militantes, des artistes, des activistes et chacune d'elles apportera une contribution spécifique et originale à la révolution. Elles sont des femmes et leur regard est plus libre, intéressé à mettre l'accent sur la dimension de la vie, des passions, de la créativité et du féminisme des premiers temps. Rosa Luxemburg, fondatrice de la Ligue de Spartacus questionnera les structures de pouvoir envisagés par les Soviets, elle luttera dans l'Allemagne épuisée de l'après-guerre pour affirmer le regard puissant et compatissant de ceux qui partagent la condition de l'oppression. Clara Zetkin fera de la bataille pour les droits des femmes un élément d'affirmation spécifique de la condition féminine qui ne peut pas être réduite à la seule lutte de classe.