Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La République invisible. Bob Dylan et l'Amérique clandestine
Marcus Greil
DENOEL
21,30 €
Épuisé
EAN :9782207251522
En 1967, dans le sous-sol d'une maison de New York, Bob Dylan et The Band enregistrent en secret ce qui deviendra les mythiques Basement Tapes. Mélange subtil de folk traditionnel et de parodie, ce matériel n'est pas destiné à être rendu public. Deux ans plus tôt, au Festival de Newport, Dylan a effectué sa spectaculaire conversion électrique. Partant de ce jalon historique, Greil Marcus met en lumière de la musique folk et de ses valeurs, un virage qui valut à Dylan d'être traité de "Judas". Il démontre clairement que les Basement Tapes constituèrent la réponse de Dylan à cette vague d'indignation. Pour Greil Marcus, et pour les innombrables adeptes du culte qui s'est constitué autour de ces enregistrements, le mystère des Basement Tapes tient à leur immanence, à leur lien souterrain avec la tradition orale, au miroir dans lequel se dessine un pays derrière le pays. A une époque où l'Amérique sombrait dans une guerre civile à propos d'une guerre étrangère, cette musique était réjouissante et réconfortante.
Il y a une figure qui apparaît et réapparaît tout au long de ce livre. Ses instincts sont fondamentalement cruels ; sa manière est intransigeante. Il propage l'hystérie, mais il est immunisé contre elle. Il est au-delà de la tentation, parce que, malgré sa rhétorique utopiste, la satisfaction est le cadet de ses soucis. Il est d'une séduction indicible, semant derrière lui des camarades amers comme Hansel ses miettes de pain, seul chemin pour rentrer chez soi à travers un fourré d'excuses qu'il ne fera jamais. C'est un moraliste et un rationaliste, mais il se présente lui-même comme un sociopathe ; il abandonne derrière lui des documents non pas édifiants mais paradoxaux. Quelle que soit la violence de la marque qu'il laissera sur l'histoire, il est condamné à l'obscurité, qu'il cultive comme un signe de profondeur. Johnny Rotten/John Lydon en est une version ; Guy Debord une autre. Saint-Just était un ancêtre, mais dans mon histoire, Richard Huelsenbeck en est le prototype". Greil Marcus.
Résumé : "Stagger Lee a descendu Billy..." L'écho de ces mots se répercute depuis le tube rock'n'roll de Lloyd Price à travers cinquante ans de culture noire, faisant défiler des milliers et des milliers de Stagger Lee et de Billy, pour remonter vers sa source cachée. Il y a un écho pour Jimi Hendrix, star à vingt-quatre ans et mort à vingt-sept ; pour Sly Stone, "brûlant", comme on l'a dit autrefois de Bob Dylan, "non pas la chandelle par les deux bouts, mais se servant d'un chalumeau pour consumer le milieu" ; pour les jeunes hommes morts dans les ruelles ou refroidis à la morgue municipale ; pour un million de cambriolages de magasins de spiritueux et un million de viols sauvages. Greil Marcus
Résumé : Livre culte d'auteur culte ! Du projet ambitieux d'écrire l'histoire secrète du XXe siècle, Greil Marcus a donné naissance à une encyclopédie de la subversion et de la révolte, un livre inclassable où l'on croise les Sex Pistols, Guy Debord, le mouvement Dada ou encore les gnostiques du Moyen Age. Selon son auteur, un fil invisible relierait tous les mouvements artistiques, littéraires et musicaux dont le point commun serait le refus des conventions. Un ouvrage érudit, fouillé, stimulant, radical et complètement fou où se dessine au fil des pages une généalogie des révoltés. Intellectuel pop devenu historien des marges et des avant-gardes, Greil Marcus signe ici un livre unique en son genre, devenu un classique des rayons essais tant historiques que sociaux, musicaux et artistiques.
Auteur: Greil Marcus, né à San Francisco en 1945, est diplômé d?études de Sciences Politiques à Berkeley. Il fut l?un des éditeurs de 1969-70 de Rolling Stone, magazine pour lequel il rédigea une chronique consacrée aux livres de 1975 à 1980. De 1983 à 1988, Greil Marcus a présidé le National Book Critics Circle. Il est surtout l?auteur de Lipstick Traces: une histoire secrète du XXe siècle, et de Mistery Train, tous deux parus en France aux éditions Allia, respectivement en 1998 et 2001.Avec lui, la critique rock s?est élevée au rang d?art à part entière. Le livre: De son vivant, Presley a révolutionné la musique populaire et bouleversé la société américaine tout entière. Les choses ne se sont pas arrêtées à sa mort.Au contraire, depuis son overdose en 1977 sa figure hante et travaille l?Amérique comme jamais peut-être auparavant. On a tout dit, tout imaginé, tout réalisé, depuis la thèse de son enlèvement par des extra-terrestres jusqu?à la commercialisation de portions alimentaires conçues à partir de son corps prétendument déterré. Il est véritablement, un des authentiques mythes du vingtième siècle. C?est ce mythe que Greil Marcus entreprend ici de décrypter en analysant ses composantes: le fils prodige aux racines judéo-indiennes;le militaire, le beau gosse, celui qui frisa la pédophilie avec une collégienne de quatorze ans, sauvé in extremis du scandale par le mariage; le pauvre accédant à la richesse à vingt-deux ans à peine; le manant devenu le King; son rêve frustré d?acteur; l?amateur d?armes à feu; alcoolique; le camé; le boulimique; le milliardaire sombrant dans la déchéance physique; enfin, et surtout, le chanteur blanc qui chante comme un nègre. Livres, photos, déclarations et extraits de presse à l?appui (? Une statue d?Elvis Presley retouvée sur Mars ? titrait le Sun du 20 septembre 1988), Greil Marcus nous offre un voyage à la fois hilarant et effrayant au c?ur de l?inconscient américain. Le plus beau, peut-être, dans ce livre, c?est que jamais Marcus n?aborde Presley avec condescendance ou ironie. Il est pour lui, au même titre qu?Herman Melville (on lira sur cette comparaison des pages étonnantes) un des plus grands créateurs américain, celui dont la voix, à elle seule, renvoie l?Amérique face à elle même et à son subconscient. Dead Elvis réalise le tour de force d?être le livre le plus drôle jamais écrit sur Presley et celui qui prend son sujet le plus au sérieux.
Résumé : Le récit émouvant de celle qui fut, quinze années durant, la plus proche amie de Piaf. Paris, au sortir de la guerre : une jeune fille de seize ans se balade sur les Champs-Elysées. L'un des Compagnons de la Chanson, qui à l'époque accompagnent Piaf, l'aperçoit et tombe sous le charme de ses yeux verts. Bientôt l'adolescente rencontre la grande chanteuse ? et une belle amitié voit le jour : Edith et Ginou, deux âmes soeurs... Ginou ne sera jamais l'employée, la secrétaire ou la dame de compagnie de Piaf, elle sera tout simplement sa "meilleure amie", comme Edith le lui a écrit au dos d'une photo. Pendant quinze ans, elle vivra son quotidien, ses amis et ses amours, ses douleurs et ses drames. Personne n'a vécu aussi longtemps sous le même toit que Piaf. Personne ne peut mieux la connaître, mieux la comprendre. Tel est le portrait que Ginou brosse pour nous : celui de l'être pur, pudique, qui se cachait derrière la chanteuse mythique. Elle nous raconte son Edith, entre ombre et lumière, celle que personne ne pouvait connaître de façon aussi intime, aussi secrète. Elle nous dévoile la force de vie qui portait Piaf, dans une existence semée de tragédies. On a beaucoup écrit sur "la môme". Ce récit est sans doute le plus vrai et le plus beau.
Résumé : Il y a plus d'un siècle, dans les Endlands, le Diable s'est réveillé. Il a causé des ravages dans la vallée, décimant hommes et troupeaux. Alors, de génération en génération, les fermiers de ce coin perdu du nord de l'Angleterre lui tendent tous les ans un piège, le jour de la transhumance, en l'attirant avec des vins et des chansons. Ce rituel est devenu une fête adorée des enfants, célébrée par superstition. Mais cette année, alors que le Jour du Diable approche, les incidents s'enchaînent et les vieilles rancoeurs et légendes du passé s'exacerbent. Et si le Diable était de retour dans la vallée ? Une atmosphère glaçante qui nous entraîne au coeur de la lande et de ses superstitions pour nous jeter entre les griffes du Diable en personne.
Résumé : Christopher Bach était policier lors de la Grande Panne, ce jour où le Calculateur central, qui contrôle tous les systèmes de survie sur Luna, a connu une défaillance fatale. La vie de Chris a alors irrémédiablement basculé, et il essaie désormais d'être détective privé. Assisté de son chien cybernétiquement augmenté, Sherlock, il tente de résoudre les quelques missions qu'on lui confie en imitant les héros durs à cuire qui peuplent les livres et films noirs qu'il adore. Lorsqu'une femme entre dans son bureau et prétend avoir été infectée volontairement par une lèpre incurable, Chris est tout disposé à l'aider à retrouver celui qui l'a contaminée. Mais il va vite déchanter en comprenant que son enquête doit le mener là où personne n'a réellement envie d'aller de son plein gré : à Irontown... Blues pour Irontown est un mélange détonant de roman noir et de science-fiction. Situé dans le même univers que les précédents ouvrages de l'auteur, notamment Gens de la Lune et Le Système Valentine, parus chez Denoël, il marque le retour, tant attendu, de John Varley à son meilleur.
4e de couverture : IQ, le Sherlock Holmes du ghetto.Isaiah Quintabe, dit IQ, est un jeune détective afro-américain atypique. Loup solitaire, il cache sous une apparence nonchalante une intelligence et un sens de l'observation hors du commun. Ses clients sont les miséreux, les marginaux de Los Angeles, ceux à qui la police tourne le dos.Isaiah est hanté depuis l'enfance par l'assassinat de son frère Marcus. Devenu adulte, il décide de consacrer toute son énergie à la résolution du crime. Et, lorsque l'ex-petite-amie de son frère l'appelle à la rescousse depuis le royaume des casinos qu'est Las Vegas, il le prend comme un signe.Personnages hors normes, dialogues flamboyants et sens du détail : Joe Ide est l'une des voix les plus intéressantes du polar côte Ouest.