DOSSIER : " JEUNES POUSSES " La Business Intelligence : genèse, enjeux et freins (Tom BLACHON, Ghislaine CHARTRON) L'implantation d'un complexe thermal comme facteur d'attractivité : rôle et enjeux de l'intelligence territoriale (Pierre LETANG, Audrey KNAUF) Le lobby du plasma sanguin en Europe, un enjeu d'intelligence stratégique inexploré (Guillaume PAPILLON, Olivier COUSSI) Collectivités et Etat sur Twitter pendant le premier confinement sanitaire : une lutte d'influence au détriment de l'intelligence territoriale (Alexandre TROËL-GUY, Lucile DESMOULINS) Information culture as a lever of information competency for competitive intelligence in organizations (Rafael de MELO SILVEIRA, Marinês SANTANA JUSTO SMITH) VARIA Veille stratégique et développement international des PME : une étude empirique des entreprises exportatrices marocaines (Soulaimane LAGHZAOUI, Mohammed SQALLI) Réindustrialiser les territoires avec une perspective sociétale. Interview de Philippe CLERC, Denis DHYVERT et Anaïs VOY-GILLIS (par Christian MARCON) Extrait de la contribution de l'Académie de l'intelligence économique au rapport d'information du Sénat sur l'intelligence économique (Philippe CLERC)
Dossier : Eclairages sur l'intelligence économique L'ingénierie cognitive, arme de guerre (Raphaël CHAUVANCY) De la prise de décision à la stratégie des organisations : les finalités de la veille orientée vers la stratégie (Elsa DREVON, Christine DUFOUR, Dominique MAUREL) L'utilité de l'échelle opératique pour considérer des stratégies d'intelligence et de guerre économique (Stéphane GORIA) L'influence au prisme de l'analyse réseau : le cas Aquatiris (Anne KRUPICKA, Christian MARCON, Nicolas MOINET) Capacité dynamique et stratégies d'innovation : le rôle de l'analyse Big Data (Naima EL HAOUD, Mehdi EL HASNAOUI) Intelligence économique et innovation frugale dans les pays en développement. La fenêtre d'opportunité technologique à partie de l'analyse des brevets (Henri DOU, Jone Heitor SEBASTIÃO)REACTION à l'interview de Maud QUESSARD (R2IE 13 1/2021) : L'angle mort de la recherche universitaire en matière de guerre de l'information (Christian HARBULOT) INTERVIEW d'Eric BRANCA : Guerre d'influence, guerre informationnelle, guerre économique : " Alliés ", un mot à double sens au coeur de la relation franco-américaine (Bruno RACOUCHOT)
Editorial I(C. Marcon) Dossier : Signes, symboles, écritures : l'Intelligence Economique décryptée par la sémiotique IIntroduction au dossier (Nicole PIGNIER) IEntretiens avec Vincent LAGARDE et Arnaud LELIEVRE (Entretiens réalisés par Christian MARCON et Nicole PIGNIER) ILa Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) : créativité stratégique et enjeu de compétition économique (Carine DUTEIL, Christine FEVRE-PERNET) IDe l'éthique au business : étude de la communication des banques sur la RSE (Elena SEKHNIACHVILI-KOMPERDRA) IConstruction de l'image de l'intelligence économique sur Internet (Gérard CHANDES) ILe design de l'intelligence économique : la sécurité ou la sérénité ? (Anne BEYAERT-GESLIN) IQuels ethos et ancrages culturels mis en scène dans les outils numériques de l'intelligence économique territoriale ? (Sandra MELLOT) Varia ILes pratiques de l'intelligence économique dans le secteur financier marocain(Imane AHDIL et Boujemâa ACHCHAB) IRecension : Intelligence économique des territoires (Sous la direction de Olivier COUSSI et Patricia AUROY)
Editorial I Intelligence économique et développement durable : De l'ignorance au mariage de raison ? (Christian Marcon & Philippe Schäfer) Dossier " Intelligence économique & développement durable" I Intelligence économique, développement durable et pratiques d'affaires (Interview de Michel Capron) I L'intelligence économique et le développement durable ne sont pas sur les mêmes paradigmes (Interview de Philippe Lepage) I Intelligence économique et développement durable : Quatre scénarios pour un partage d'intelligence (Christian Marcon et Philippe Schäfer) I Vers une intelligence sociétale (David Salvetat) I Intelligence économique et développement durable : deux mondes à part (Interview de Christian Harbulot) I Epistémologie. Une analyse des proximités ontologiques et praxéologiques (Vincent Helfrich) I Intelligence économique et développement durable des territoires : de la compétitivité à la coopétitivité (Abdelkader Baaziz, Valérie Léveillé, Henri Dou) I Intelligence économique et développement durable : réflexion intégrative (Michel J. F. Dubois et Fatma Fourati-Jamoussi) I Les illusions renouvelables : énergie et pouvoir, une histoire (Emmanuel Renaud. Note de lecture) Varia I L'Indonésie à la croisée des chemins (Henri Dou, Pierre Fournié)
Les Trente Honteuses" sont l'histoire des relations entre la France, Israël et le Liban, durant une période qui s'étend de la fin de la guerre d'Algérie (1962) à la fin de la guerre civile libanaise (1990). Mais elles sont aussi, l'histoire des trente années qui ont finalement creusé le tombeau de l'influence française dans le monde arabo-musulman en général. Issu d'une thèse universitaire soutenue en 2015 à l'IREMAM (Institut de Recherches et d'Etudes sur les Mondes arabes et musulmans) d'Aix Marseille Université, il est le premier ouvrage d'un spécialiste qui mette en perspective la politique arabe de la France et les relations franco-israéliennes notamment au travers de la guerre du Liban (1975-1990). Avec une préface d'Alain Chouet, ancien chef du Service de renseignement de sécurité de la DGSE.
L'armée appartient-elle au peuple ou est-ce le peuple qui appartient à l'armée ? " Comment l'Algérie qui a défié la puissance coloniale française a-t-elle pu sombrer dans le chaos des années 1990 ? Pour répondre à cette question, il faut remonter le temps pour situer la dérive : celle de la primauté du militaire sur le politique et la confiscation de l'indépendance par l'armée des frontières. Le coup d'Etat contre le GPRA, durant l'été 1962, ouvre une série de violences dont a été victime la volonté populaire et la véritable légitimité historique. L'armée des frontières, qui prendra le pouvoir, étouffe alors la vie politique, fait taire les divergences, écarte les récalcitrants et élimine les opposants. C'est ainsi que les véritables héros de la Révolution algérienne seront emprisonnés, exilés ou assassinés. Leurs noms seront bannis de l'histoire officielle, laquelle sera dédiée à la gloire des nouveaux maîtres d'Alger. Mais la société évolue et les contradictions feront éclater le vernis qui cachait la triste réalité algérienne. Le modèle socio-économique et politique n'arrivait plus à contenir les aspirations des masses à plus d'égalité, de liberté et de bien-être social et implosera en octobre 1988. La révolte du peuple sera détournée à des fins de luttes de clans et de recomposition du régime, au prix de répression et de privation. Le noyau dur du système, l'armée, fera sombrer le pays dans le chaos et la guerre civile. C'est désarmé et résigné que le peuple assiste le 29 juin 1992 à l'exécution en direct, sur la télévision, du président Mohamed Boudiaf, l'un des pères de la révolution algérienne. Cet assassinat politique finira par enlever tout crédit à l'armée qui prétendait sauver le pays du projet moyenâgeux des islamistes et plongera le pays dans l'épisode le plus sombre de son histoire contemporaine. Après une décennie de guerre civile s'ensuivront les 20 ans de malédiction de Bouteflika dont la fin de règne inaugure une nouvelle confrontation entre le peuple et l'armée, incarnée par Ahmed Gaïd Salah, un rôle difficile à tenir pour "un héritier par défaut" du "Système".
La lutte contre les "fakes" (infox, fausses nouvelles, désinformation)... mobilise presse, ONG, législateurs et grands du Net. On rend la manipulation responsable des votes irrationnels (Brexit, Trump..) et de la perte confiance en la démocratie, demain de l'avènement de la "post-vérité". Pour certains, les Gilets jaunes sont les marionnettes des trolls russes et des extrémistes. Peut-on mesurer l'impact de la manipulation ? L'attribuer, la vaincre ? Elle ne passe plus seulement par les grands médias ; elle se démocratise avec les réseaux sociaux. Le fossé se creuse entre des élites pour qui seuls des gens manipulés ou délirants peuvent douter de l'évidence et des populations imperméables au discours d'en haut. Chacun trouve, dans les médias ou sur Internet de quoi confirmer ses croyances. Au moment où les citoyens n'arrivent même plus à débattre d'une réalité commune, le livre pointe les causes technologiques, sociales, culturelles idéologiques. Il explique les méthodes de repérage du faux, de vérification, de dénonciation et de contre. Il montre aussi les effets pervers. Il nous prépare à un de nos pires défis : falsification, doute et contrôle des esprits dans l'espace public.
Sommes-nous vraiment en guerre contre le terrorisme ? La question mérite non seulement d'être posée d'un point de vue opérationnel mais aussi politique. Si la réponse est oui, encore faut-il préciser de quelle sorte de guerre il s'agit, et si la réponse est non, il importe de déterminer pourquoi nos gouvernements successifs l'affirment. Finalement, il semblerait bien que nous n'ayons guère de stratégie dans la lutte contre le terrorisme. Or, faute de stratégie globale et complètement adaptée à une situation sans précédent, cette "guerre d'un nouveau genre" ne peut être gagnée. Face à la confusion générale sur le sujet, la thèse des deux auteurs de ce livre est que le concept de "guerre au terrorisme" est par nature porteur de son propre échec. Il nous empêche en réalité de comprendre la nature exacte du terrorisme islamiste et de saisir que le salafisme est le carburant du djihadisme. Au bout du compte, dans chacun des camps, il s'agit d'une guerre de l'information, maniant les messages idéologiques, les mots, les perceptions et les images, d'un combat dont les champs de bataille sont les esprits...