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La France racontée par les archéologues. Fouilles et découvertes au XXIe siècle
Marcigny Cyril ; Bétard Daphné ; Jacob Jean-Paul
GALLIMARD
28,01 €
Épuisé
EAN :9782070137251
En dix ans, plus de 2 000 fouilles archéologiques ont été menées grâce à l'archéologie préventive qui précède les chantiers d'aménagement lancés sur tout le territoire. Faisant la synthèse de cette moisson de résultats inédits, ce livre revisite l'histoire et la géographie de la France à la lumière des découvertes les plus marquantes. La France racontée par les archéologues embrasse 200 000 ans de présence humaine. Des traces de pré-Néandertaliens dans la vallée de la Seine jusqu'aux stigmates des conflits du XXe siècle, cette fresque nous fait découvrir des aspects insoupçonnés de notre passé: changements climatiques, transformations des paysages, migrations et occupation du territoire, modes de vie, hiérarchies sociales, habitat, techniques agricoles, artisanales et industrielles, échanges économiques, religions, pratiques funéraires, art... Et elle nous rappelle que partout, sous nos pas, les "archives du sol" attendent encore leurs découvreurs. La France racontée par les archéologues est publié à l'occasion des dix ans de l'Institut national de recherches archéologiques préventives, l'Inrap, dont le rôle est de sauvegarder par l'étude le patrimoine archéologique touché par les opérations d'aménagement du territoire: chantiers urbains et ruraux, grands tracés tels que lignes ferroviaires à grande vitesse, autoroutes, canaux, etc. Ses 2 000 archéologues réalisent chaque année 1 500 diagnostics archéologiques et 250 fouilles, en partenariat avec les aménageurs privés et publics, en France métropolitaine et dans les D.O.M. L'ouvrage présente plus de 250 photographies pour illustrer les fouilles et les découvertes les plus récentes provenant de toutes les régions de France, et des cartes pour les situer sur l'hexagone.
Exploitée sur plus d'un siècle par les populations néolithiques (dans l'intervalle de 4000 à 3800 avant notre ère selon les datations C14), la minière de silex de Ri, dans l'Orne, s'étendait sur plus de 25 hectares. Les deux hectares fouillés ont permis de repérer et d'étudier 550 puits et l'outillage brisé ou perdu en bois, bois de cerf et silex. Si les uns servaient à l'extraction, les autres sont liés à la production sur place de lames de hache, composante essentielle de l'économie néolithique. Selon les estimations, ce n'était pas moins de 7000 puits d'extraction de silex qui ont été creusés au plus fort de l'exploitation, sans doute par plusieurs communautés installées dans un rayon de quelques kilomètres. Le substrat étant relativement facile à creuser, un travail expérimental a pu être conduit parallèlement à la fouille. Il a permis d'estimer les méthodes et les durées d'extraction, mais aussi la quantité de production de lames à partir des rognons (environ 3000 lames par an), et de poser des hypothèses sur l'organisation de cette production, entre segmentation et partage des tâches et développement d'un artisanat hautement spécialisé.
Marcigny Cyril ; Mordant Claude ; Garcia Dominique
Depuis plus de vingt ans de découvertes et de recherches permises par l'archéologie préventive en France, les cultures de l'âge du Bronze se révèlent dans toute leur richesse et leur complexité. Les chercheurs ont pu poser un premier bilan exhaustif, présenté ici selon les trois grandes entités culturelles qui se côtoient et s'influencent sur ce territoire : les sphères atlantique, centre-orientale et méditerranéenne. Afin d'affiner les similitudes, particularismes et évolutions de ces sociétés sur quasi deux millénaires, chaque région est abordée selon les mêmes axes : l'environnement, les chronologies, l'occupation du territoire, les types d'habitat, les pratiques funéraires. S'y ajoutent la présentation des dépôts, un geste culturel emblématique qui leur est commun.
Résumé : Le Débarquement, épisode majeur de la Seconde Guerre mondiale, a laissé une profonde empreinte en Normandie, tant dans la mémoire collective qu'a travers d'innombrables traces, objets ou cicatrices paysager...Cependant,. patrimoine disparait peu à peu, au gré de l'érosion des côtes et des sols, de l'aménagement du territoire, de l'oubli inéluctable lié au décès des derniers témoins. Devant cet effacement inexorable, l'archéologie se doit désormais de réagir, avec le soutien de la communauté publique, en vue de sauvegarder pour les générations futures tout un pan de la mémoire collective de la nation et, au-delà, de l'humanité. Cette discipline contribue de manière inédite à l'histoire de la Seconde Guerre mondiale en établissant des faits objectifs et en collectant les archives du sol. Ainsi s'élabore, autour du Débarquement et des combats de la Libération menés en Normandie, une archéologie riche, complexe et engagée, faisant appel à des méthodes scientifiques de pointe et des partenariats internationaux. Les découvertes renseignent un champ varié de faits militaires, tactiques ou stratégiques, depuis le quotidien individuel du soldat au combat ou du prisonnier jusqu'à l'aménagement de vastes systèmes logistiques ou de défense dont au premier chef le Mur de l'Atlantique.
L'invention du bronze provoque des mutations profondes dans les sociétés issues du Néolithique. Cet alliage de cuivre et d'étain d'une grande dureté permet la fabrication d'objets de prestige: outils, parures, épées, casques et cuirasses... Très rares, ils sont l'apanage des élites et suscitent la constitution de vastes réseaux d'échange à travers l'Europe. Entre 2300 et 800 avant notre ère, les techniques agricoles progressent et dessinent un nouveau paysage agraire: fermes, champs et enclos quadrillent le territoire. De nouvelles idéologies apparaissent. Les grandes fouilles préventives des vingt dernières années ont permis un renouvellement de la connaissance de l'âge du Bronze, en particulier pour le domaine français. Territoires, milieux, technologies, innovations, échanges, organisation sociale, sédentarisation, ressources et productions agricoles, vie domestique, rites funéraires: Laurent Carozza et Cyril Marcigny font la synthèse des travaux d'une nouvelle génération de chercheurs sur une période jusqu"ici très mal connue."
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.