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Pontormo, Rosso, Greco. La déposition des corps
Marcheschi Jean-Paul
ART 3 ED
22,00 €
Épuisé
EAN :9782909417042
Trois peintres sont réunis dans ce livre : le Pontormo (Pontormo, près d'Empoli, 1494 - Florence, 1557), le Rosso (Florence , 1494 - Paris ? 1540), Le Greco (Candie, 1541 Tolède, 1614). En lui, trois astres sont enclos ou alors trois feux. Au Pontormo, les " feux pâles ", au Rosso, les " feux rouges ", au Greco enfin, les " feux noirs ". Quel rapport y a-t-il entre les deux génies du maniérisme toscan et l'?uvre inclassable du Crétois ? Tous trois occupent une place centrale dans l'histoire intime de l'auteur. Ils eurent une grande influence sur son désir de peindre. Solitaires - au delà de toute imagination, rétifs, indépendants, exceptionnellement singuliers, ils empruntent chacun à leur façon, au risque de s'égarer, un chemin contraire. Pourquoi un artiste, engagé depuis plus de trente ans dans sa propre pratique, prendil la décision de les commenter à son tour ? C'est ce à quoi, se proposent de répondre ces " Notes d'un peintre ".
En décembre 2018 Toulouse rend hommage à Jean-Paul Marcheschi à travers l'exposition L'Alphabet des Astres, mais aussi avec La voie lactée qui domine avec grandeur la station Carmes de cette ville. Dans cet ouvrage Jean-Paul Marcheschi nous donne sa vision objective des grands ensembles exposés dans cette mini rétrospective. L'Origine du feu, Les Livres rouges, La voie lactée, L'Oiseau de feu, les Lacs, Dante, les Oracles, les Morsures de l'aube, le Grand ciel des étoiles fixes, Mondo Chiaro, les Immatériaux, autant de chapitres qui nous ouvrent à la compréhension de cette oeuvre et surtout à la profondeur de pensée qui nourrit les écrits de Jean-Paul Marcheschi.
Des raisons qui conduisirent le jeune Greco à quitter sa terre d'origine nous ne connaissons à peu près rien. On sait assurément qu'il est à Venise en 1567 et qu'à l'âge de vingt-six ans il reçoit le choc de la grande peinture vénitienne. Il y a alors déjà plus d'un siècle que Venise a pris la relève de Florence. A Florence, la Renaissance est accomplie. La ville entre dans son déclin. Elle s'éteint lentement dans les feux pâles et splendides des oeuvres du Pontormo. Venise et Rome sont les nouveaux centres. Le Titien s'est imposé à toutes les cours d'Europe. Ses deux prestigieux élèves, le Tintoret et Véronèse, tiennent Venise sous leur coupe. Le Greco prend la mesure de son retard. Première et terrible secousse. Pour lui, tout est à recommencer. Est-il encore temps ?
On a pu remarquer dans mes peintures des mots à moitié lisibles, des dates, des nombres quelquefois, des esquisses aussi. Ce peu de langage, jamais relu, souvent jeté avec violence au fond de mes nuits, se situe au plan le plus éloigné de la vue. Ces fragments issus du sommeil et du feu qui n'ont ni sens, ni centre, ni direction, semblent n'aller nulle part. Ils furent notés très tôt, dans la somnolence du matin ou bien à des heures avancées de la nuit, souvent dans l'insomnie. Ca et là, cependant, ces filets de mots grossissent jusqu'à former des blocs, des semblants de réponses ; mais ces fusées s'éteignent vite, déçoivent le langage et retombent autour de cette île aberrante - ma peinture - entourée de sommeil et qui occupe la masse principale de ma vie. " JP Marcheschi
Rêver le Monde présente l'oeuvre inclassable de Jean Fléaca, poète et artiste. Il nous invite à voir la beauté du monde, à lâcher notre univers quotidien pour nous laisser entraîner dans la joie d'une redécouverte joyeuse et poétique.
Le tableau de Claude Monet intitulé Camille sur son lit de mort a connu un destin étrange. Aussitôt peint, il fut mis au secret par l'artiste lui même et littéralement "enfoui". Il ne réapparaîtra que quarante ans plus tard, rejoignant alors la pleine visibilité historique, à l'occasion du don fait par Katia Granoff à la galerie du Jeu de Paume - musée du Louvre en 1963. Camille Monet, première femme du peintre, meurt, après une longue agonie, le 5 septembre 1879. Il n'y a probablement pas de témoin lorsque Monet, dans la chambre funèbre de la maison de Vétheuil, s'apprête à accomplir l'acte terrible. Dans une confidence qu'il fera, bien plus tard à Clemenceau, Monet y fera allusion, mais à mots voilés, en prenant soin de ne pas nommer son modèle. Que signifie cette omission du nom ? Et cette oeuvre, que représente-t-elle dans la trajectoire du peintre ? N'est-ce pas là, dans la béance provoquée par le deuil, que le peintre va conclure - mais souterrainement - son pacte obscur avec l'eau ? Le peintre Jean-Paul Marcheschi revient sur cette "oeuvre de la honte", dans laquelle il voit l'origine de la grande aventure des Nymphéas.