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Salomé. Entre vers et prose Baudelaire, Mallarmé, Flaubert, Huysmans
Marchal Bertrand
CORTI
22,30 €
Épuisé
EAN :9782714308894
Cette femme qu'ils disent fatale : la plaisante formule qui sert de titre au livre somme de Mireille Dottin-Orsini sur les représentations littéraires de la femme fin-de-siècle fournit la plus juste introduction au mythe de Salomé et à ses innombrables variantes dans la deuxième moitié du XIXe siècle et jusqu'au début du XXe. Le propos de ce livre qui regroupe, après un court préambule baudelairien, trois vagabondages successifs dans les textes et les avant-textes de l'Hérodiade de Mallarmé, d'Hérodias de Flaubert et d'À rebours de Huysmans, sera tout autre ; il ne s'agira nullement de savoir si « L'Hérodiade de Mallarmé, comme la Salammbô de Flaubert, est une hystérique qui se liquéfie dans une indolence hiératique », ni de faire la part du masochisme chez Iaokanann-saint Jean, mais de montrer, à travers trois oeuvres privilégiées, que celle que les Évangiles ne nomment même pas - elle est simplement la fille d'Hérodiade, qui dansa et plut à Hérode - n'est pas seulement, quel que soit son nom, l'avatar contemporain de l'éternelle femme fatale, ou de l'éternelle misogynie, révélatrice des angoisses de castration des poètes ou des romanciers ; qu'elle n'est pas seulement un symptôme historico-psychiatrique, mais aussi un enjeu proprement littéraire ou esthétique au regard d'une histoire des formes et des représentations. Que son modèle soit réel ou imaginaire, livresque ou pictural, qu'elle soit en vers, en prose, ou rêvée comme la résolution de ce clivage commun, la figure de Salomé, hante les créateurs du XIXe comme du XXe siècle. Grand spécialiste de Mallarmé, il en est l'éditeur en pléiade. Il a publié chez Corti : La Religion de Mallarmé (1988) ainsi que sa thèse sur le poète, aujourd'hui épuisée.
Le Sauvagerie est une épopée totale concernant l'enjeu le plus brûlant de notre époque : la crise écologique, la destruction massive des écosystèmes. A partir de dizains d'abord commandés à cinquante poètes contemporains, aux voix reconnues ou émergentes, francophones et anglophones, Pierre Vinclair a composé cet ensemble monumental : douze chants explorant les rapports variés que nous entretenons avec les autres vivants, les catastrophes passées et présentes comme les moyens dont nous disposons pour envisager un avenir commun? sur la Terre qui pour nous doit être, comme la DELIE pour Scève, "l'objet de plus haute vertu". Dans ce livre de combat, toutes les ressources et tous les registres poétiques sont mobilisés : les poèmes se font tour à tour tombeaux de la sauvagerie perdue et refuges pour les espèces à protéger, description des catastrophes et chansons à la gloire des héros de l'écologie, méditation face à un arbre, souvenirs de paysages disparus, descente aux enfers, prophéties.
Gaston Bachelard (1884-1962) est le premier à avoir pris comme principal sujet de recherche l'imagination de la matière. Ses neufs grands ouvrages (traduits dans plusieurs langues) ont renouvelé durablement la critique.Avec La Terre et les rêverie de la volonté, Bachelard se rapproche de Jung. Le livre atteste qu'il n'a pas qu'une mais plusieurs méthodes, ce qu'on appellera la " nouvelle critique " s'en inspirera." Je ne crois pas nécessaire de camper ici un portrait de Bachelard. Toute la presse s'en est chargée dans la dernière année de sa vie. Elle n'a rien laissé ignorer de cet homme trapu, râblé et d'une corpulence tout à fait 1900. (...). Tout le monde sait maintenant qu'il avait le visage même du philosophe, tel du moins que le rêve l'imagination populaire. On en a admiré la chevelure romantique et la barbe peu soucieuse du ciseau.Ses familiers, ses étudiants savent seuls qu'il avait l'accueil jovial, la parole vive et que son rire était toujours prêt à fuser aux bons mots - et même aux calembours, à ceux des autres comme aux siens - que la conversation faisait jaillir.Bachelard forçait la sympathie dès l'abord : il n'est pas si commun de voir un grand esprit sous l'apparence d'un homme simple et comme ordinaire. Il avait conquis la mienne dès notre première rencontre, un an après la publication de son Lautréamont.Je veux dire ici ma reconnaissance à Albert Béguin... C'est à lui que je suis redevable d'être l'éditeur de Bachelard ; de Bachelard de qui les quatre livres majeurs qu'il m'a donnés ont été la semence d'où est née la critique nouvelle. "José Corti, Souvenirs désordonnés.
À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.