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Reconstruire la sociologie française avec les Américains ? La réception de la sociologie américaine
Marcel Jean-Christophe
EUD
18,00 €
Épuisé
EAN :9782364412132
Depuis une vingtaine d'années, de nombreux sociologues ont une conception de l'histoire de leur discipline exclusivement centrée sur les conditions sociales de production de l'activité scientifique. Ce livre prend le contre-pied de cette attitude et entend restituer les arguments et les contenus cognitifs qui ont guidé la réception de la sociologie américaine en France. Sans négliger les contextes qui entourent les savants, postuler que l'évolution des idées et des concepts peut avoir ses règles propres permet de remettre en cause certaines idées reçues, notamment celle que la sociologie française s'est entièrement reconstruite après 1945 et a fait table rase de son passé en important d'Amérique une nouvelle conception du social. Grâce à un examen critique des textes, on peut montrer comment la réception des Américains a suscité des emprunts, des rejets et des interrogations qui révèlent une reconstruction basée sur des constantes et des continuités. L'étude de cette période de transition de la sociologie française constitue une occasion de traiter de questions récurrentes en histoire et sociologie des sciences : qu'est-ce qu'une "crise paradigmatique" ? Comment caractériser une "tradition nationale" ? Qui sont les "passeurs" qui font circuler entre les pays méthodes et concepts ? Comment se construisent les frontières entre disciplines ?
Ce numéro propose de faire de la revue L'Année sociologique un terrain d'observation de l'histoire de la sociologie française de 1898 à nos jours, par l'étude originale de toutes les séries éditées successivement. La "Série 1" est resituée dans son contexte à travers un "bilan historiographique" qui se présente aussi comme un programme de recherche (lui sont rattachés deux dossiers documentaires autour de la correspondance de Durkheim, à Bouglé (1897) et à Foucault (1899), "collaborateur obligeant" . Un article propose un focus sur la dimension religieuse de la sociologie dans la revue, si importante dans le projet initial, tandis qu'un autre revient sur les relations avec la psychologie comme discipline. La période de l'entre-deux-guerres est ensuite l'occasion de s'interroger sur le renouvellement de l'équipe et la réorganisation du travail, sous l'influence de Mauss. Après la Seconde Guerre, la "Série 3" permet d'étudier les renouvellements générationnels et les modifications organisationnelles qui engagent la revue vers une "normalisation" , en rapport avec l'évolution du champ des revues. Enfin, ce numéro couvre également notre époque en s'intéressant aux années 1980, avec Boudon, et en s'interrogeant sur l'existence d'une ligne éditoriale et l'arrimage à un courant théorique. Un article hors dossier ponctue ce numéro en traitant de l'action de Jean Romieu sur la constitution jurisprudentielle du droit administratif français.
Dans l'esprit et la musique des mots d'une autre culture, Jean Marcel reconstruit, dans une version très libre, le merveilleux récit mythique du Ramakien. Cette épopée thaïe retrace les origines d'une civilisation dans laquelle le dieu-singe Hanouman est l'inventeur de l'écriture. Ce poème d'origine indienne et datant vraisemblablement de l'an 1000 avant notre ère, est à la sources des cultures du Sud-Est asiatique, autant que la musique, la danse, le théâtre et la poésie que dans l'imaginaire mythologique le plus courant. Maintes versions de ce récit ont été produites, la plupart détruites lors du sac d'Ayoutaya par les Birmans en 1767.
Simiand François ; Marcel Jean-Christophe ; Steine
Cet ouvrage est longuement introduit par les deux éditeurs, ils expliquent comment l'oeuvre de F. Simiand est utilisée par les chercheurs contemporains qui y trouvent des éléments toujours d'actualité en particulier dans ses travaux sur la monnaie et dans sa critique de la méthode de l'économie politique. Trois textes sont sélectionnés dans ce volume concernant deux périodes et deux volets de l'oeuvre de Simiand. Le premier concerne une critique virulente de la méthode suivie par les économistes recherchant une théorie abstraite, fondée ou non sur l'usage des mathématiques, la maximisation de l'utilité et des marchés. Dans un deuxième texte paru en 1932, Simiand reprend les mêmes questions, sa propre méthode est maintenant connue et ses critiques ne portent plus sur l'homo oeconomicus mais sur les formes de l'action économique. Le dernier texte publié en 1934 apporte un élément nouveau : avec la monnaie, il traite d'un objet économique pour en faire ressortir la dimension sociale celle que selon lui les économistes négligent.
Au doux matin, l'aube s'allume, / Le vent caresse un brin d'écume. / Là-bas, le ruisseau dit tout bas / Un vieux secret qu'on ne sait pas. / Les fleurs s'inclinent sous la brise, / Leur doux parfum lentement grise. / L'instant s'étire en un soupir, / Suspendu comme un souvenir. / Ainsi s'écrit l'âme des choses, / En vers légers ou en proses, / Qu'importe en fait le bel habit. / Si le poème ouvre une porte, / Si le coeur chante, et l'emporte, /Le reste alors n'est que souci.
Traditionnellement, le monde de la vigne et du vin se caractérise par une apparente permanence, une continuité régulée par une histoire sans heurts, fruit d'un savoir-faire millénaire transmis d'une génération à l'autre. Pourtant, derrière cet immobilisme de façade, se cache une histoire mouvementée. Ainsi, cet ouvrage, qui réunit les contributions d'une vingtaine de spécialistes internationaux, propose de revenir sur trois siècles, décisifs et encore peu explorés, d'identification, de construction et de régulation des territoires de la vigne et du vin. Au prisme d'un regard pluridisciplinaire, ce recueil montre comment, du XVIIIe au XXIe siècle, différents acteurs ont pu décrire, réguler, organiser des territoires vitivinicoles aussi différents que ceux de Bourgogne, de Champagne, de Nouvelle-Zélande, du Chili ou encore de Rioja. Replaçant l'homme au coeur de cette construction historique et sociale qui, au XXe siècle, va consacrer l'idée même de terroir auprès de l'oenophile, cet ouvrage invite plus largement à jeter un regard durent sur les sociétés contemporaines et leur passé.
La mort accidentelle d'Albert Camus, l'intellectuel solitaire et solidaire, le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne), a sidéré le monde entier. Quand on évoque Albert Camus, icône de la littérature française, ce sont les écrits du romancier, L'Etranger, La Peste, La Chute que l'on cite spontanément. Mais il était aussi dramaturge, éditorialiste de génie, essayiste, philosophe et citoyen du monde, ne se dérobant jamais face à un combat pour condamner toutes les formes de totalitarismes et l'horreur nazie. L'Algérie, son pays d'origine, fait partie intégrante de sa vie et de son oeuvre. L'originalité du présent essai est de retracer la trajectoire exceptionnelle d'un gamin pauvre du quartier Belcourt à Alger au Prix Nobel de littérature. Mais au-delà d'une simple biographie, ce texte cerne une production littéraire qui reste un témoignage essentiel sur les bouleversements du XXe siècle et sur des faits qui sont encore de notre temps. Dans un monde absurde, l'être humain doit faire au mieux pour accomplir sa destinée d'Homme.