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ECRITS
MANZONI
BASALTE
30,00 €
Épuisé
EAN :9782952671705
Depuis longtemps, nous avons été contraints de laisser, bon gré mal gré, la terre ferme des certitudes, des règles universelles et des valeurs constituées : depuis longtemps, nous naviguons sur un océan indécis, qui peut se révéler incertain, nous apercevons des terres nouvelles, nous nous en servons pour les défricher au mieux, comme nous sommes en mesure de le faire, et de nouveau, nous les abandonnons pour aller droit vers l'inconnu, où nous découvrirons de nouvelles terres que d'autres défricheront. Cette navigation n'est pas facile et les surprises que cet inconnu nous réserve ne sont pas toujours heureuses. Je soutiens toutefois que cette situation est la meilleure qui soit pour un artiste d'aujourd'hui, que jamais n'ont été aussi riches les tendances à se renouveler et à se mettre en crise, les stimulations de recherche et d'invention ; et à quoi d'autre, sinon à ce risque continu de l'imagination, à cet incessant défi à l'imagination, dans l'immensité du possible et du ''sondable'', devrait aspirer le compositeur de notre temps ? " Giacomo Manzoni
Les Fiancés sont le plus grand roman de la littérature italienne. Sur fond d'histoire de la Lombardie au XVIIe siècle, les tribulations des deux fiancés, qui ne pourront s'unir qu'après bien des malheurs. Le sujet véritable est cependant ailleurs : celui de toute guerre civile, et donc tristement actuel. D'un côté les pauvres, de l'autre les oppresseurs : l'intrigue tourne au mythe, servi par le grand talent de l'écrivain. Parmi ces vastes tableaux historiques, celui de la peste de Milan est l'un des plus frappants. Un chef-d'oeuvre à redécouvrir.
Pourquoi retournement et non, comme on s'y attendrait, détournement ? En leur temps, les situationnistes détournaient les bandes dessinées américaines ou les films de karaté produits à Hong-Kong en changeant le texte des phylactères et en sous-titrant les images pour y plaquer des dialogues au contenu politique. J'appelle quant à moi mes petits piratages des retournements car en voyant ces comics sentimentaux des années 1950-1960 qui mettent en scène des filles jolies et lisses et des garçons proprets et bien coiffés, je ne puis résister à la tentation d'en réécrire les textes mièvres et bien-pensants. Ou plutôt de les "retourner" comme si, caméra en main, je pouvais retourner la scène ? et en passant, écorner les bons sentiments et les admirations abusives.
Résumé : A dix-sept ans, Nora Lefebvre s'ennuie dans la douce torpeur de son adolescence. Les sociologues diraient sûrement d'elle qu'elle est une " héritière " : fille unique d'une famille aisée bordelaise, son milieu et son parcours scolaire l'ont programmée pour la réussite matérielle, une vie sans histoire ni relief. Mais à son entrée en terminale, une rencontre vient tout bouleverser : son professeur de philosophie, la troublante Anna Berl, l'initie à l'amour, aux livres et aux cercles mondains de la bourgeoisie locale. Sous la tutelle de son mentor, la jeune femme est reçue avec brio à l'agrégation de philosophie et s'envole pour la capitale, où elle a été nommée professeur de lycée. C'est là que sa route croise par hasard celle de Maurice de Grancey, éditeur au sein d'une grande maison parisienne, qui propose de lui confier des travaux de réécriture de manuscrits. Peu intéressée par l'enseignement, Nora accepte. Bientôt, l'homme, qui vient de franchir la soixantaine, lui demande de devenir sa secrétaire personnelle pour l'aider à écrire ses Mémoires, lui dicter ses pages et ses fantaisies sexuelles... Un jeu dangereux commence alors, où Nora, Anna et Grancey sont avant tout possédés par le désir, l'ambition et la soif de vengeance. Avec Une héritière, Gabriela Manzoni signe un premier roman d'une intensité rare, entre satire grinçante et mélancolie, où s'entrechoquent les questionnements féministes qui traversent notre époque.
Manzoni Alessandro ; Vuillard Eric ; Sciascia Leon
Résumé : Milan, 1630. Une épidémie de peste s'abat sur la ville. On cherche des coupables. Deux hommes ont été vus en train de recouvrir les murs de leur quartier d'un liquide jaunâtre qui aurait pour but de répandre le mal. On les arrête. Ils sont soumis à la torture et mis à mort en place publique. Et, sur l'emplacement de la maison détruite de l'un d'eux, afin que tous se souviennent, on érige une "colonne infâme". Deux siècles plus tard, Alessandro Manzoni revient sur ce procès et démonte la machine infernale d'une justice qui ne cherche pas la vérité mais des coupables. Un pamphlet qui se lit comme un roman.
Jeune prodige qui se produisit, encore enfant, à La Scala de Milan ou aux Arènes de Vérone, Bruno Maderna est une figure majeure de la musique du XXe siècle. Dès le début des années cinquante, dans le sillage de Hermann Scherchen, il participe aux Cours d'été de Darmstadt, où il anime bientôt des séminaires. En 1955, il fonde, avec Luciano Berio, le Studio de phonologie de la Rai à Milan, et dirige de 1956 à 1960 les Incontri musicali, concerts où sont créées des oeuvres majeures de l'après-guerre. Appelé par les institutions du monde entier, il enseigne, inlassable pédagogue, aux Cours d'été de Dartington, au Conservatoire de Rotterdam, au Mozarteum de Salzbourg, au Berkshire Music Center de Tanglewood et à la Juilliard School de New York, avant d'être nommé chef permanent de l'Orchestre de la Rai de Milan. Musiques de film et de scène, opéras, cantates, pièces symphoniques ou solistes, concertos, réalisations électroniques, transcriptions et révisions de Gabrieli, Josquin ou Monteverdi, se doublent d'interprétations généreuses et intelligentes d'muvres anciennes, classiques, romantiques, modernes et contemporaines, qu'il aime faire figurer dans les mêmes programmes. Ceux qui l'ont connu évoquent sa personnalité exceptionnelle, attachante, l'ami attentionné et chaleureux.