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SIDA. Les enjeux éthiques
Manuel Catherine ; San Marco Jean-Louis
DOIN EDITEURS
48,00 €
Épuisé
EAN :9782704007387
L'infection par le virus de l'immuno-déficience humaine pose de graves problèmes médicaux, mais aussi sociaux, juridiques, économiques et politiques. Ils justifient l'intérêt porté aux enjeux éthiques de l'épidémie. Depuis plus de six ans, le laboratoire de Santé publique de Marseille s'est attaché à analyser l'impact de la maladie sur nos références éthiques. La politique du dépistage, l'annonce du diagnostic, les droits des malades, la protection de la société, la recherche de nouveaux médicaments et surtout le respect de la confidentialité sont autant de questions qui dépassent largement le cadre de la médecine. Les nombreux articles et textes de loi, les prises de position répétées et parfois contradictoires d'instances respectables méritaient une réflexion approfondie abordant l'ensemble des aspects du problème, réunis pour la première fois en un seul livre. Pour ce faire, les auteurs se sont entourés de spécialistes de haut niveau. Ils annoncent leurs positions et les défendent, autant d'éléments nécessaires dans un débat en cours.
«Je ne prétends inaugurer aucune forme inédite, ni résoudre aucun problème littéraire. J'ai écrit conformément à mon tempérament et j'ai adopté la forme la mieux à même de servir mon dessein : poursuivre jusqu'au bout l'idéal humaniste de la culture occidentale à laquelle j'appartiens, en communiquant une sensation forte et claire de l'humain - de l'humain véritable, non de ses fictions habiles.» C'est en ces termes que Manuel Chaves Nogales s'adresse aux lecteurs de Histoires prodigieuses et biographies exemplaires, sa première et dernière ?uvre purement fictionnelle où l'humaniste engagé montre sans jamais les juger les excès et les limites de la nature humaine. Son goût pour la dérision des valeurs les plus sacrées, l'imaginaire bigarré et fertile que ses histoires déploient et le plaisir manifeste avec lequel il s'adonne à l'art de conter en font un digne héritier de la grande culture littéraire espagnole, et placent ces Histoires au panthéon des récits picaresques, qui ont su manier le rire pour protéger de la bêtise.
Présentation de l'éditeur La Défense de Madrid regroupe une série d'articles consacrés à la guerre d'Espagne, écrits par Manuel Chaves Nogales en 1938, et retrouvés en 2010 grâce aux recherches minutieuses et passionnées de María Isabel Cintas. Rédigés à une certaine distance des faits que l'auteur relate, ce livre frémit pourtant de l'urgence d'une chronique dictée sur le vif. Le rythme épique, tragique du récit cède le pas, ici et là, à la drôlerie. La puissance narrative y sert, de la première à la dernière ligne, une clairvoyance politique éblouissante. Et la position affirmée de l'auteur n'atténue en rien sa propension quasi enragée à l'autocritique. Son admiration pour les héros inattendus qui, en quelques jours et contre toute attente, sauvèrent Madrid de l'attaque de l'armée insurgée, n'a d'égal que son mépris à l'égard des politiques roublards et irresponsables qui ont précipité le désastre sans manifester une once de noblesse d'esprit ou de courage physique. Au fil des heures, des jours, les décors de ce récit vertigineux se succèdent à la vitesse convulsive d'un montage cinématographique. Les complexités de la politique et de la stratégie militaire complètent sans effort la précision photographique des descriptions : sonneries de téléphone déchirant le silence d'un ministère ; grise lumière hivernale baignant les rues désertes d'un faubourg où l'ennemi peut surgir à tout instant ; métamorphose d'un vieux général grassouillet en héros d'une résistance impossible ; agressivité ridicule de Largo Caballero jouant, en bleu de travail et chapeau de paille, les caudillos d'opérette ; travailleurs rejoignant le front pour y trembler de peur et y mourir ; atmosphère oppressante, saturée de fumée, des sous-sols suintant d'humidité du ministère des Finances ; stupidité des doctrinaires. Chaves Nogales est partout et voit tout.
Ce volume réunit trois grands reportages que Manuel Chaves Nogales a réalisés en Andalousie pour son journal Ahora, à diverses étapes de la Seconde République. "Avec les paysans andalous" date de novembre 1931, "Semaine sainte à Séville" d'avril 1935, et le récit qui donne son titre au recueil, "L'Andalousie rouge et "la Blanche Colombe"" , de juin 1936. Ce sont d'amples pièces où se mêlent les thématiques andalouse, ethnographique, religieuse, socio-économique et politique. Le journaliste met en lumière l'évolution d'un climat hautement politique, qui va de l'atmosphère pré-révolutionnaire - lors de ses journées avec les paysans -, à une atmosphère annonçant clairement le conflit - lors de son pèlerinage d'El Rocío -, en passant par des pages magistrales dédiées à une Semaine sainte bouleversée par cet élan républicain. Dans chacun des trois récits, le contexte historique et actuel impose sa loi et met à mal tout présage, parfois même d'authentiques réalités d'avant guerre. Mais seule une plume avertie comme celle de Chaves Nogales a su faire de son travail de journaliste une oeuvre intemporelle dont la lecture, aujourd'hui, est un exercice que personne ne devrait négliger.
D'abord depuis Madrid, puis depuis l'exil auquel l'ont forcé les événements, le journaliste Manuel Chaves Nogales a rendu compte sans relâche, et au-delà même de son terme, en avril 1939, de l'évolution de la guerre d'Espagne et de ses conséquences dans de multiples journaux français, anglais, nord-américains et sud-américains. Au fil du temps et des articles se déploie une analyse de plus en plus internationalisée du conflit, à travers laquelle se dessine la guerre mondiale à venir. Témoin lucide, Chaves exerce ce rôle de vigie sans cesser de tenir à distance le drame personnel qui se joue pour lui en Espagne, où il ne remettra jamais les pieds.
La neurologie est l'une des spécialités médicales qui a connu les plus grands développements au cours de la dernière décennie, mais elle conserve un abord difficile pour le clinicien en raison de son apparente complexité. Il est en effet fréquent pour le non-spécialiste de redouter l'interrogatoire et l'examen détaillé d'un patient neurologique en raison de la difficulté d'interprétation des troubles recensés par cette démarche. Pour cette raison, les auteurs de ce fascicule se sont efforcés d'aborder les symptômes et les signes neurologiques d'une façon originale, centrée sur leur interprétation. La sémiologie neurologique y apparaît ainsi plus accessible, de telle sorte que sa finalité, la prise en charge des patients neurologiques, en soit simplifiée. Le Traité de Neurologie est né de la volonté de neurologues de la communauté francophone de mettre à la disposition de leurs collègues des connaissances qui sont trop souvent dispersées dans des ouvrages spécialisés, rançon de l'évolution naturelle de la discipline. Le choix de l'édition par fascicules répond à un double objectif permettre la parution d'ouvrages consacrés à des pathologies regroupées par grands thèmes, sous l'autorité d'un ou de plusieurs coordinateurs, et faciliter ultérieurement leur réédition sans nuire à l'ensemble. Le Traité de Neurologie constituera, du fait du nombre et de la diversité de ses fascicules, un ouvrage de référence en neurologie, reflet de la richesse et de la vitalité de cette discipline.