Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le sol des villes
Mantziaras Panos ; Viganò Paola
METISPRESSES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782940563111
Le sol est longtemps resté le grand refoulé de ta construction des villes. Perdu entre les fondations de nos infrastructures, sous les caves de nos bâtiments ou le revêtement de nos rues, il demeure une ressource trop souvent ignorée par la modernité urbaine, qui s'est historiquement positionnée contre la ruralité et son culte du sol. Critique à l'égard de ce déni, Bernardo Secchi n'a eu de cesse d'affirmer que l'urbanisme doit reposer sur un véritable "projet de sol". Dans le sillon du grand urbaniste italien, Le sol des villes rend compte d'un débat pluridisciplinaire qui reprend ta problématique du sol à partir de ses dimensions élémentaires : archéologie, architecture, géographie, histoire, paysage, pédologie, philosophie, urbanisme. Avec la conscience que le sot enregistre de manière aussi bien matérielle que symbolique notre commerce avec la terre. Les quatorze contributions de ce volume proposent ainsi des descriptions et des représentations originales qui renouvellent notre regard sur la ville et confirment cette constatation désormais incontournable : le sol est au coeur du projet urbain et territorial et s'impose donc comme un élément capital de la transition écologique du 21e siècle.
A presque un siècle de la Déclaration de La Sarraz, acte fondateur des Congrès internationaux d'architecture moderne et, par extension, de l'urbanisme moderne, des questions nouvelles se posent pour le futur d'une planète majoritairement urbaine. Largement connue et en partie justifiée, la critique à l'égard des principes des CIAM, des projets et des résultats concrets en découlant n'a jamais suffisamment tenu compte de leur décalage avec les défis environnementaux et sociaux de la ville contemporaine. Conçu pour atteindre des objectifs d'émancipation sociale, le cadre urbain des derniers cent ans se doit d'être évalué quant à sa résilience face aux crises écologiques qui s'annoncent. En somme, quid de la ville moderne en tant que relais entre la première modernité et le projet de transition écologique ? Cet ouvrage aborde cette problématique aussi bien sous un angle théorique et critique, qu'à travers l'étude de l'évolution de la ville moderne dans son épicentre géographique européen et en dehors de celui-ci. Des thèmes de recherche originaux sont ainsi esquissés entre visions globales et cas d'étude, diagnostics et prospectives, en reconstituant les trajectoires d'éminentes personnalités et de collectifs dynamiques. Il s'en dégage une aporie disciplinaire saisissante, celle de la trajectoire prise par la ville du 20e siècle, sans doute prometteuse pour les individus, mais fort ambiguë pour les communautés et certainement trop exigeante pour la biosphère.
Les Cahiers de la recherche architecturale et urbaine, créés en 1999, sont la seule revue française qui accompagne les problématiques et les productions de la recherche architecturale, urbaine et paysagère. Elle est porteuse d'une volonté partagée qui vise à ouvrir un laboratoire d'idées, à la fois lieu de débats et espace critique au plan national et international. Trois ans après les premières rencontres à Nantes, les Cahiers de la recherche architecturale et urbaine restituent une sélection de leur deuxième édition qui a eu lieu à Belleville en 2013. Estelle Thibault et Jean-Philippe Garric, responsables scientifiques du dossier, introduisent, avec une interrogation historique et épistémologique, les enjeux du doctorat en architecture. Jean-Pierre Chupin, Cristiana Mazzoni et Thierry Verdier approfondissent la réflexion et l'analyse, renvoyant tour à tour à la spécificité de l'architecture comme discipline, au projet architectural en tant que sa substantifique moelle et au champ étendu que la thèse en architecture balise dans ses nombreuses versions. Le comité scientifique de la revue a ainsi sélectionné les contributions de treize doctorants, confirmant le spectre étendu de la recherche architecturale que le présent volume des Cahiers restitue : histoire de l'architecture ; histoire de l'urbanisme ; théorie de l'architecture ; sociologie des acteurs ; économie de la construction ; Cultural Studies. Dans la rubrique " Varia ", à partir d'Etudes sur Paris, un film d'André Sauvage, Sylvain Angiboust, Xavier Dousson, Steven Melemis et Nicolas Tixier scrutent les usages et les mobilités du Paris des années 1920 à l'aune des espaces métropolitains de demain. Jean-Philippe Garric est architecte, historien de l'architecture et ancien pensionnaire de la villa Médicis. Il est également professeur d'histoire de l'art contemporain à l'université Paris 1-Panthéon-Sorbonne. Estelle Thibault est architecte DPLG, docteur en architecture de l'université Paris 8, maître-assistante à l'Ecole nationale supérieure d'architecture de Paris-Belleville et dirige le laboratoire Ipraus (UMR AUSser 3329) depuis 2013.
Rien ne garantit, aujourd'hui, qu'une évolution soutenable des sociétés humaines puisse être atteinte. Mais dans la mesure où ce projet représente notre seul horizon collectif possible, il sera à la fois la cause et le résultat d'un changement drastique de nos modes de vie qui ne pourra aboutir sans l'adhésion volontaire de chacun. Comme Bernardo Secchi l'a soutenu à diverses reprises, répondre à cet impératif écologique réclame avant tout de lutter contre les inégalités urbaines et de mettre en oeuvre une véritable politique de droit à la ville. Le présent ouvrage élargit cette réflexion et ouvre des perspectives théoriques pour des projets de villes dont les enjeux spatiaux favorisent une société soutenable universelle. A travers l'analyse de plusieurs cas concrets, Inégalités urbaines rend compte d'une pensée architecturale et urbaine qui croise les stratégies sociales, la question des risques et la politique de la ville.
Cet ouvrage se propose de redéfinir le rôle joué par le projet - projet de villes et de territoires - dans la construction sociale de l'espoir. Les disciplines de la transformation de l'espace ont toujours contribué à l'élaboration de visions du monde et de systèmes de valeurs partagés. Leur participation à la construction de l'espoir est pourtant remise en question aujourd'hui, principalement en raison de leur difficulté à s'inscrire dans une narration collective convaincante à propos du futur. Les contributions rassemblées dans le présent ouvrage visent à identifier les conditions théoriques et pratiques nécessaires à la constitution d'un urbanisme de l'espoir : saisir tes configurations socio-économiques du territoire en dehors des théories dominantes ; appréhender le territoire comme palimpseste, en considérant sa profondeur historique et ses potentialités évolutives ; privilégier l'approche descriptive et qualitative pour aborder, sous l'angle des enjeux climatiques et énergétiques, des problématiques aussi cruciales que la régénération des sols, les structures paysagères, le bâti ou les formes de la production industrielle et agricole. Une posture paradoxale doit être assumée : réanimer le lien indissoluble que la modernité a établi entre projet et espoir, tout en en renversant les fondements.
Résumé : Aldo Rossi, personnalité éminente de l'histoire de l'architecture, a été le premier à évoquer l'atmosphère de " suspension " propre à l'architecture. Can Onaner ambitionne à travers cet ouvrage d'énoncer le concept de suspens comme un nouveau modèle théorique et pratique et comme l'emblème de tout projet architectural inquiet de sa pérennité. Cette recherche touche une dimension particulièrement controversée de l'architecture contemporaine, laquelle voit, depuis quelques années, s'accroître la création de formes monolithiques étranges, hors d'échelles, coupées de leurs contextes physiques et temporels, comme suspendues dans le temps et dans l'espace. Cette volonté de créer une architecture " absolue " et " autonome " peut-elle être qualifiée de simple phénomène de mode, ou est-ce une tendance plus profonde ?
Entre l'art et le témoignage, au moins quatre générations d'écrivains de langue arménienne ont pratiqué une écriture contrastée pendant tout le cours du XXe siècle. Partagés entre le Pays et la Dispersion, entre le reniement et la fidélité, entre le communisme et l'idée nationale, ces écrivains se sont débattus avec leur temps aussi bien qu'avec le singulier destin de leur langue déchirée. Dans le même temps, ils ont su inventer une modernité pour leur propre compte, où intervenaient la Catastrophe, le deuil philologique, le débat continuel avec le témoignage, la critique acerbe de la révolution nationale et, bien sûr, la question récurrente : comment la littérature est-elle encore possible dans ces conditions extrêmes, au bord (ou au-delà) de l'effondrement ? Le présent volume inaugure une série d'études monographiques sur ces écrivains du bout du monde. Il traite de quatre auteurs (Yeghishé Tcharents, Gourgen Mahari, Zabel Essayan, Vahan Totovents) qui ont produit l'essentiel de leur œuvre en Arménie ou qui ont émigré sur le tard pour se voir emportés par la tourmente stalinienne en 1937.
A presque un siècle de la Déclaration de La Sarraz, acte fondateur des Congrès internationaux d'architecture moderne et, par extension, de l'urbanisme moderne, des questions nouvelles se posent pour le futur d'une planète majoritairement urbaine. Largement connue et en partie justifiée, la critique à l'égard des principes des CIAM, des projets et des résultats concrets en découlant n'a jamais suffisamment tenu compte de leur décalage avec les défis environnementaux et sociaux de la ville contemporaine. Conçu pour atteindre des objectifs d'émancipation sociale, le cadre urbain des derniers cent ans se doit d'être évalué quant à sa résilience face aux crises écologiques qui s'annoncent. En somme, quid de la ville moderne en tant que relais entre la première modernité et le projet de transition écologique ? Cet ouvrage aborde cette problématique aussi bien sous un angle théorique et critique, qu'à travers l'étude de l'évolution de la ville moderne dans son épicentre géographique européen et en dehors de celui-ci. Des thèmes de recherche originaux sont ainsi esquissés entre visions globales et cas d'étude, diagnostics et prospectives, en reconstituant les trajectoires d'éminentes personnalités et de collectifs dynamiques. Il s'en dégage une aporie disciplinaire saisissante, celle de la trajectoire prise par la ville du 20e siècle, sans doute prometteuse pour les individus, mais fort ambiguë pour les communautés et certainement trop exigeante pour la biosphère.