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Oeuvres complètes. Prose & poésie
Mansour Joyce ; Lombard Paul
MICHEL DE MAULE
39,90 €
Épuisé
EAN :9782876235694
Revue de presse Avec des figures masculines aussi imposantes qu'André Breton, Max Ernst ou Salvador Dali, on pourrait croire que les femmes ne furent, dans le mouvement surréaliste, que des égéries alanguies sur les banquettes des cafés, attendant que leurs amis et amants aient terminé de fomenter quelque révolution. C'est oublier que Valentine Hugo, Meret Oppenheim, Toyen, Lise Deharme ou Leonor Fini furent elles aussi artistes, parties prenantes du mouvement, et que certaines marquèrent, dès 1924, l'esprit d'insurrection qui y soufflait. C'est aussi oublier l'oeuvre de la poétesse Joyce Mansour (1928-1986) dans le surréalisme de l'après-seconde guerre mondiale, alors qu'il cherchait à se renouveler. «Une dame, écrira Breton, n'a jamais été si loin dans l'esprit de perdition.» Il faut lire ses uvres complètes, tout juste republiées chez Michel de Maule (parues en 1991 chez Actes Sud, elles étaient devenues introuvables), pour saisir cet « esprit de perdition » qui irrigue sa poésie, l'une des plus intéressantes de la seconde période du mouvement. (Alexandre Mare - Le Monde du 4 décembre 2014)
En composant avec l'Enquête la première grande oeuvre en prose de la littérature grecque, Hérodote marque un moment crucial de l'histoire des formes littéraires : il donne à la prose grecque ses lettres de noblesse, tout en se situant dans un rapport de filiation, sinon d'émulation, vis-à-vis de l'héritage poétique et en particulier de la poésie épique. L'auteur du traité Du Sublime le qualifie d'????????????, et Denys d'Halicarnasse voit en lui un "émule d'Homère" ; le rhéteur Hermogène évoquant pour sa part une langue et un style poétiques... Dans cette prose ethnographique ou historique reconnue comme une prose d'art, une étude des divers champs linguistiques permet de déceler des procédés caractéristiques de la langue poétique. Phonétique, métrique, morphologie, syntaxe sont le lieu d'une poétique de la prose orientée dans deux directions : l'oralité et la bigarrure, au sein d'une plus large perspective génétique.
Résumé : " Nul ne saurait être plus grand que la séduction elle-même, pas même l'ordre qui la détruit. ", nous dit Jean Baudrillard. En se promenant dans les sociétés, les arts et la littérature occidentales de l'Antiquité à nos jours, Marie-Francine Mansour entend bien percer à jour les ressorts, les secrets et les enjeux d'une séduction aux multiples visages, tous plus piquants et édifiants les uns que les autres. Tantôt perçue comme une lutte, comme l'expression d'un vice, tantôt comme un art glorieux, une entreprise de persuasion ou encore un jeu d'illusions, la séduction se montre apte à revêtir toutes les formes et tous les tons : tragédie, comédie, drame. Irréductible à des principes, elle ne semble pouvoir être appréhendée qu'à travers des figures individuelles : Pandore et Salomé, Aspasie et Shéhérazade, madame de Pompadour et Valmont, mais aussi Don juan et bien d'autres encore rendent à la séduction son mystérieux pouvoir, sa magie enchanteresse et son danger mortel. Marie-Francine Mansour nous invite à découvrir une vaste galerie de portraits de séducteurs et de séductrices aussi bien anciens que modernes, féminins que masculins, réels que fictifs. Débute alors un passionnant voyage aux côtés des tentatrices bibliques, des influentes hétaïres grecques, qui nous entraîne sur les pas des mondaines des salons de la Renaissance italienne et de leur galants, nous fait pénétrer dans les hautes sphères du pouvoir sous la coupe des courtisanes et cocottes des XVIIe et XVIIIe siècle, nous conduit à côtoyer les sulfureux libertins et les ladies anglaises esseulées du XIXe siècle.
Un adolescent endosse le rôle de chef de famille laissé vacant par son père; une mère accablée par le poids de la tradition veut se venger de tous les hommes, même de son fils; une grand-mère ne se raccroche à l?existence que par tendresse pour les siens; un commissaire de police cruel réinvente la vie de ceux qu?il interroge comme sur la scène d?un macabre théâtre; une bande d?écoliers s?enivre du vin interdit de la libert?À Tunis, autour d?un porte-monnaie volé, une poignée d?hommes et de femmes confrontent leurs désirs brimés, leurs aspirations bafouées, leurs rêves inaccomplis. Que faudra- t-il pour faire renaître l?espoir dans un pays où la dictature et la misère se conjuguent pour faire régner l?arbitraire?Ali Mansour est tunisien. Il est le fils d?un docker, décédé aujourd?hui.
Venise 1795. Une femme, Isabella Teotochi, favorable aux idées des philosophes des Lumières, y tient un salon littéraire. Sa rencontre avec un Français, Dominique Vivant-Denon, futur créateur du Louvre, va changer le cours de sa vie. Denon anime une société secrète visant à promouvoir les idéaux révolutionnaires. Pendant ce temps, l'armée d'Italie, commandée par le général Bonaparte, marche contre l'empire autrichien. Isabella, séductrice, adulée par tous les poètes, courtisée par les aristocrates, se met au service de Napoléon, qui se dit le libérateur de l'Italie. Mais elle se heurte aux ambitions d'un Inquisiteur, amoureux d'elle, prêt à tout pour la posséder, qui, s'appuyant sur les monarchistes français réfugiés dans les États de Venise et sur une société secrète s'apprête à faire un coup d'État... Ce roman fait vivre la chute d'un État puissant qui a connu 1000 ans d'indépendance. Il met en scène des personnages qui ont réellement existé, même si certaines aventures qu'ils vivent sont issues de l'imagination de l'auteur.
Van Gogh par lui-même ; plus précisément, par l'intercession de Karin Müller travestie en narrateur de la vie du peintre. L'auteur nous dit tout de son enfance solitaire, de sa famille nombreuse, de son père pasteur, de sa courte carrière de marchand de tableaux, de son exaltation mystique, de ses multiples déboires sentimentaux, de son amitié avec Toulouse-Lautrec, de celle, orageuse, avec Paul Gauguin et de son affection pour le seul véritable ami et soutien, son petit frère Théo avec lequel il entretint une correspondance exceptionnelle. Et surtout de sa peinture, comme unique compagne. "Non, Van Gogh n'était pas fou", écrivait Artaud, seulement son double désespéré de solitude. Dans sa préface, David Haziot souligne que décrire une qualité humaine chez Van Gogh "est une chose, la faire vivre et sentir en est une autre que réussit Karin Müller dans son texte météorique, comme le fut la trajectoire de Vincent. Le recours à ce présent de l'indicatif à la première personne, en des phrases au rythme haletant qui signalent chacune un fait nouveau de la vie du peintre, nous restitue un jaillissement perpétuel de vie, et nous impose une voix qui attend son comédien, mais que nous percevons dans sa justesse à la lecture. Et ça marche !".
Cette édition réunit des lettres parues en 1914 dans différents journaux français et dans un recueil, La Dernière lettre, publié en 1922 aux éditions Ernest Flammarion, auquel nous empruntons notre titre. Le projet éditorial du recueil paru chez Flammarion est clair : rendre hommage aux soldats disparus. Par le choix des lettres, explicité par l'éditeur sur la page de titre elle-même : "Ces lettres ont été choisies par des pères qui pleurent un enfant mort pour la France et par d'anciens combattants réunis sous la présidence de M. le Maréchal Foch". Une courte lettre-préface, signée du Maréchal Foch, ouvre l'édition. En voici le texte, dont le propos est sans ambiguïté : "Le sacrifice de tous les soldats tombés pour la défense de la Patrie fut d'autant plus sublime qu'il fut librement consenti. Les "dernières lettres" montrent de façon touchante l'esprit idéal et pur dans lequel le sacrifice a été fait ; c'est un monument de plus à la Gloire impérissable du Soldat Français". Rééditer ces dernières lettres aujourd'hui constitue tout à la fois un geste d'hommage et un acte de résistance. Un geste d'hommage envers des vies brisées, broyées, massacrées, que cette réédition sauve d'une mort anonyme et oubliée... Mais un acte de résistance aussi, contre l'absurdité et le chaos qui nous menacent tous, encore et toujours. Lire ces lettres, enfin, c'est accueillir avec émotion et reconnaissance la leçon de vie et de mort que nous transmettent ces hommes. Le lecteur pourra faire sien, dans le silence de la lecture, les mots sur lesquels se referme le recueil. Simples, dignes et tendres, ce sont les ultimes paroles qu'adresse à sa mère le sous-lieutenant Rodolphe Wurtz, tombé en Champagne : "Bons baisers, donc, et du courage et de la force de coeur, dans la vie comme dans la mort".
Il retrace l'éducation visuelle que Patrick Hourcade a reçu à travers ses études d'historien d'art ( avec André Chastel) d'une part, et ses travaux avec les photographes de Vogue en 1976 et 1990, qui a donc été à l'origine aussi de l'exposition de 14 photos qui vient d'être présenter à l'automne dernier à la chapelle saint Louis de la Salpêtrière, et dont un portfolio vient d'être offert à la Bibliothèque Nationale. Ce livre répond à la question : "Quel a été le parcours qui m'a conduit ici ?" à travers les 14 photos de l'exposition et une série de photos référence de ses maîtres : Cécil Beaton, Jacques-Henri Lartigue, Guy Bourdin, Sarah Moon, Helmut Newton, Karl Lagerfeld, Nan Goldin... L'être se définit à travers le temps, balancier incontournable de son existence, chronologie absolue de ses actes présents et de ses souvenirs. L'évolution, soeur jumelle du temps, est une tension qui vous libère de vous même. L'émotion est le signe le plus tangible de la vie. La sensation n'est que le réflexe sous jacent. L'être se construit et se détruit au travers de ses émotions aux potentiels infinis. Être là, instantané de l'émotion, la puissance du moment, l'intensité de l'émotion crée l'intensité de la vie. Alors on peut avancer. L'être receveur et donateur d'émotions.