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Villa Pauline et autres poèmes
Mansfield Katherine ; Blanchon Philippe
LA NERTHE LIB
10,00 €
Épuisé
EAN :9782916862316
Le recueil s'ouvre sur des vers de jeunesse, écrits entre 21 et 23 ans et se clôt sur les derniers écrits alors qu'elle avait entre 29 et 31 ans. Dix ans donc entre les premiers et les derniers. Les poèmes de la Ville Pauline sont centraux tant biographiquement que par l'usage que Mansfield fait de l'art des vers. Ils forment un ensemble nous donnant à lire les mouvements émotionnels de Katherine lors de son premier séjour sur la Côte d'Azur : les retrouvailles avec Murry et sa perception de la nature. Ces poèmes montrent une grande liberté, tant sur le plan métrique que par ses thèmes. La grande nouvelliste nous offre des récits en vers brefs ou non, elliptiques ou paraboliques, où sa tendresse comme son humour trouvent à s'exprimer. Plus elle gagne en maturité plus elle donne vie à chaque être et à chaque élément naturel rentrant dans le poème. Elle est sans cesse au bord d'un abîme tout en étant au cœur du monde. Sa perception aiguë anime ses vers qui trouvent leur plein aboutissement en leur aspiration réconciliatrice. Mansfield oscille, d'un sentiment à l'autre. Elle fait fusionner son imagination en éveil depuis l'enfance et ses expériences de femme.
Lorsque commence ce journal, en 1904, Katherine Mansfield n'a que seize ans. Pressent-elle qu'elle mourra jeune et qu'il lui reste moins de vingt ans à vivre ? Ces pages d'une rare maturité le laissent penser. Après avoir passé son enfance en Nouvelle-Zélande, Katherine Mansfield suit des études en Angleterre. Elle retournera chez elle quelque temps avant de convaincre son père de la laisser partir à nouveau pour l'Europe. Ce témoignage bouleversant est davantage une succession d'impressions fugitives, de réflexions sur la création, d'ébauches de nouvelles, qu'un récit au jour le jour. Son oeuvre et sa vie qui furent intimement mêlées apparaissent ici par fragments. Mais, dès les premières lignes, on reconnaît la plume de l'écrivain, l'art de la nouvelliste de saisir en quelques mots une situation, une atmosphère. Révoltée, angoissée, passionnée, Katherine Mansfield se révèle pleinement dans ce journal qui n'est pas sans rappeler un autre journal célèbre, celui de Virginia Woolf.
La seule auteure que j'envie". Virginia Woolf Au fil des années et au hasard de ses correspondants - son mari, John Middleton Murry, Virginia Woolf, Dorothy Brett, Lady Ottoline Morrell et bien d'autres -, Katherine Mansfield nous fait suivre son douloureux combat contre la tuberculose, en même temps que sa lutte contre la page blanche. "Dieu soit béni de nous avoir accordé la grâce d'écrire ! " répétait-elle souvent. Mais cette grâce, il fallait la mériter, au prix de journées d'angoisse devant la phrase imparfaite. La perfection, c'est sans doute ce qui allait caractériser son oeuvre finalement si brève (quatre recueils de nouvelles, le Journal et les Lettres) et qui pèse si lourd, encore aujourd'hui. Sa vie et son oeuvre étaient étroitement liées. Elle écrivait avec sa vie, son sang, ses souffrances - et aussi avec cette gaieté qui s'emparait d'elle devant un ciel clair, un arbre en fleur, un enfant qui rit. Et puis cette correspondance, c'est aussi l'histoire de son amour pour J. M. Murry. Tous deux avaient fait de l'amour leur devise et leur religion. Traduit de l'anglais par Madeleine T. Guéritte
Ancienne, abondante, la correspondance entre les deux auteurs de ce livre porte sur beaucoup de sujets. Sur la littérature le plus souvent. Mais sur la politique aussi, ou, on le verra, plutôt que sur la politique, sur la révolution, la première étant d'un bout à l'autre mesurée par eux à l'aune de l'espérance et de l'attente de la seconde. Aussi bien, est-ce la partie que ceux-ci ont choisi d'isoler, prélever et reproduire ici, sans égard pour tout ce que chacune de leurs lettres pouvait contenir d'autre, recomposant quelque chose comme un échange, un dialogue, un entretien politique-révolutionnaire au long des années.
Trois auteurs, Alain Jugnon, Jacques Sicard et Philippe Blanchon se livrent à des échanges de textes partant du cinéma. La littérature, la politique, la peintre aussi parcourent ces fragments de proses, de journaux, de lettres, de traductions. Ils se prolongent entre eux, se répondent s'autorisant toutes les formes et toutes les digressions.