Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Bien connu des services de police
Manotti Dominique
GALLIMARD
15,20 €
Épuisé
EAN :9782070128327
Le commissariat de Panteuil, banlieue nord de Paris, incarnation de la «nouvelle politique de sécurité» du ministre de l'intérieur ? C'est en tout cas ce que souhaite sa commissaire en cet été 2005. Ce haut fonctionnaire de la police ne manque pas d'ambition : sa politique de maintien de l'ordre dans les quartiers, radicale, théorisée, doit servir les objectifs du ministre et, en passant, sa propre carrière. Ses hommes, sur le terrain, s'y emploient à leur manière. Ils font comme ils peuvent, donnent des gages à la hiérarchie, s'arrangent avec les faits, avec les statistiques, avec les règles - ils font le métier, quoi ! - dans un climat de tension, de violence et de mensonge, avec la population, avec les «jeunes», avec les autres. Noria Ghozali, commandant aux Renseignements généraux, observe avec intérêt la vie et les soubresauts de ce commissariat, et notamment les contacts qui sont noués - sans doute pour la bonne marche des enquêtes -, entre certains policiers et certains grands voyous. Et puis, soudain, des squats, peuplés de travailleurs immigrés, brûlent...
Résumé : Marseille, 1973. Le commissaire Daquin, 27 ans à peine, prend son premier poste au commissariat de l'Evêché. Il découvre une ville ensanglantée par les règlements de compte qui accompagnent la liquidation de la French Connection, des services de police en guerre larvée les uns contre les autres, et la prolifération de réseaux semi-clandestins comme le SAC ou la franc-maçonnerie. Il enquête sur l'assassinat d'un ancien caïd de la drogue et de son associé, un vétéran des services secrets, tous les deux reconvertis dans les affaires ; assiste à la naissance mouvementée d'un nouveau marché des produits pétroliers, à l'ascension fulgurante des traders assoiffés d'argent frais qui le mettent en oeuvre ; et constate que les requins les plus dangereux ne sont pas ceux que l'on croit.
4e de couverture : À Paris, un géant américain braque un joyau de l'industrie nucléaire française : kidnapping, chantage, extorsion, meurtre. Ce hold-up économique est presque parfait. Le gouvernement français ne dit rien. Tout s'achète et personne ne résiste à la menace. Sauf deux flics. Noria Ghozali, commandante au Renseignement intérieur. Un nom pas facile à porter en ces temps d'attentats islamistes. Et le commissaire Daquin, dont la carrière est derrière lui. Ils sont bien seuls à s'opposer à ce racket. Est-ce une raison pour renoncer ? En s'inspirant librement de "l'affaire Alstom", Dominique Manotti explore les zones d'ombre du monde de l'argent et du pouvoir.
La France connaît une série d'assassinats ciblés sur des Arabes, surtout des Algériens. On les tire à vue, on leur fracasse le crâne. En six mois, plus de cinquante d'entre eux sont abattus, dont une vingtaine à Marseille, épicentre du terrorisme raciste. C'est l'histoire vraie. Onze ans après la fin de la guerre d'Algérie, les nervis de l'OAS ont été amnistiés, beaucoup sont intégrés dans l'appareil d'Etat et dans la police, le Front national vient à peine d'éclore. Des revanchards appellent à plastiquer les mosquées, les bistrots, les commerces arabes. C'est le décor. Le jeune commissaire Daquin, vingt-sept ans, a été fraîchement nommé à l'Evêché, l'hôtel de police de Marseille, lieu de toutes les compromissions, où tout se sait et rien ne sort. C'est notre héros. Tout est prêt pour la tragédie, menée de main de maître par Dominique Manotti, avec cette écriture sèche, documentée et implacable qui a fait sa renommée. Un roman noir d'anthologie à mettre entre toutes les mains, pour ne pas oublier.
L?évasion plonge le lecteur dans les méandres des relations franco-italiennes des années 1980 et 1990 sous fond de terrorisme politique, nous fait découvrir le microcosme de cette communauté de réfugiés italiens qui ont notamment fait la une des journaux lors de l?affaire Battisti au début des années 2000. Mais plus encore, L?évasion est une réflexion noire sur l?acte de création, sur le rapport à la réalité et à la vérité. Filippo est un homme qui rêve sa vie, il l?écrit et progressivement la fiction devient réalité, une réalité sanglante. Dominique Manotti présente le portrait d?un mythomane pathétique, à la fois charmeur et complexé, un concentré de grandeur et décadence humaine. L?évasion est un roman noir dense et ambitieux.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.