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Journal : 1937-1949, Les années d'exil
Mann Klaus
GRASSET
25,15 €
Épuisé
EAN :9782246560715
La première Partie du Journal de Klaus Mann, publiée sous le titre Les années brunes (1931-1936), nous montrait un esprit ondoyant au moment où s'effondrait l'univers de sa jeunesse. Les cabarets à Munich, l'agonie de la République de Weimar, l'arrivée d'Hitler au pouvoir, le début de l'exil dès mars 1933 : Klaus Mann, intellectuel européen, vivait dans le tumulte. Ce document était la radiographie des années de braise et de tourments que Klaus Mann traversait en spectateur engagé. Après septembre 1938, où il émigre aux Etats-Unis, le ton du Journal s'assombrit encore. Les noms de Wystan Auden, Christopher Isherwood, Aldous Huxley, Fritz Lang reviennent souvent dans un tourbillon de rencontres mais Klaus Mann a perdu l'espoir. "Il était toujours avec beaucoup de gens et en même temps jamais avec personne ", a justement dit de lui Elias Canetti. Dans le monde de l'après-guerre, de retour en Europe, Klaus Mann ne trouve pas sa place. L'indifférence de son père, Thomas Mann, les injections de morphine, l'insomnie, les étreintes à la hâte, tout cela passe dans ce Journal, son seul confident. Ce second volume, haletant, est marqué par l'angoisse d'être entendu, d'être reconnu. "Décidément, il faut en finir ", écrit-il. Le 21 mai 1949, par un jour de pluie à Cannes, Klaus Mann se suicide.
Publié en 1939, "Le Volcan" fut écrit dans la fièvre des événements. Il s'agissait pour le fils aîné de Thomas Mann de combattre le nazisme qui l'avait contraint à quitter son pays en 1933, et l'avait déchu de la nationalité allemande l'année suivante. De Paris à Vienne en passant par New York, Mans Mann peint avec une extraordinaire acuité l'Internationale des proscrits, la résistance passive, impuissante, de ces intellectuels, de ces juifs, devenus citoyens de nulle part. Humiliés. Pathétiques. Ce roman-document, traversé par la guerre d'Espagne et l'Anschluss, brasse des dizaines de personnages, qui ne sont pas tous des héros. La foi humaniste, la clairvoyance de Klaus Mann illuminent cette chronique, arc-boutée contre un régime qui fit d'une partie de l'Europe nu "volcan" bavant une lave honteuse et meurtrière.
Ce livre, publié aux éditions Jean-Cyrille Godefroy en 1984, est indisponible depuis plus de quinze ans. La Symphonie pathétique est la dernière oeuvre de Tchaïkovski. C'est aussi le dernier appel d'une âme romantique et tourmentée dont l'existence n'aura été qu'une recherche de l'impossible amour. Nous faisant partager les incertitudes et les joies de la création qui ont bouleversé Tchaïkovski toute sa vie, Symphonie pathétique nous entraîne dans le tourbillon d'une Europe fin de siècle. Une Europe où les tournées triomphales nous font rencontrer le grand monde de la musique : Brahms, Schumann, Grieg, Mahler, Moussorgski, et où la gloire rend plus vive encore la lutte pour la reconnaissance, pour la vie, pour l'amour...
Début des années 30 du siècle dernier, Sebastian, un écrivain, Sonja, une comédienne, Gregor Gregori, danseur et dandy, et d'autres, veulent échapper à un monde qui ne leur ressemble plus. La drogue devient leur refuge. Ensemble mais seuls, ils se côtoient, fuient à Paris, à Berlin ou encore à Fès, simplement pour faire une trêve, le temps d'une courte rencontre à l'infini...
Résumé : Klaus Mann est âgé de dix-huit ans lorsqu'il se rend pour la première fois à Paris. C'est là que, grâce à une lettre de recommandation de son professeur Ernst Robert Curtius, il va faire la connaissance d'André Gide. Celui-ci vient de publier un de ses livres les plus scandaleux - Corydon - et la critique parisienne se mobilise contre cet auteur qui diffuse des idées perverses. Cette rencontre fut déterminante pour Klaus Mann qui, près de vingt ans plus tard, publiera à New York la première biographie essentielle d'André Gide. Qui était André Gide ? Qui était celui qui se voulait " immoraliste " - pourtant sans cesse préoccupé de questions morales ? Qui était cet homme qui aimait à passer de l'extase religieuse à la sensualité païenne, qui privilégiait l'amour domestique tout en proclamant son penchant pour les adolescents ? Klaus Mann dresse ici le portrait du personnage paradoxal et fascinant que fut l'auteur de La Porte étroite, des Caves du Vatican, des Faux-Monnayeurs et des Nourritures terrestres. Imprégné d'une profonde admiration pour ce très grand écrivain, Mans Mann reconnaît aussi ses travers et ses contradictions. Dans ce livre, il analyse avec son style éblouissant la pensée et l'?uvre d'un homme épris de liberté.
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...