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On m'appelait Ascension Férié : roman
Mankessi Dibakana
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782296009349
Après un séjour en Europe, le maire d'une petite ville perdue dans la forêt équatoriale africaine se donne comme objectif d'y instaurer à sa manière la civilisation. S'ensuivent des situations extravagantes : port permanent d'une cravate, interdiction du recours aux fétiches, obligation d'assister aux meetings politiques et d'adhérer au Parti unique, etc. Le maire qui s'arroge tous les pouvoirs, y compris celui d'arracher les femmes des bras de leurs époux sur les pistes de danse, ne parvient pourtant pas à avoir sous son emprise le directeur du protocole : c'est le cousin du maréchal président fondateur du Parti et chef de l'Etat, principal informateur de ce dernier sur l'actualité de la ville, et notamment sur les faits et gestes du maire. Une farouche rivalité oppose les deux hommes. Ascension Férié, prénommée ainsi parce qu'elle est née le jour de l'Ascension, témoin de ces péripéties qu'elle vit dans sa chair, nous les rapporte avec humour et malice.
Brazzaville dans les années 60. Le docteur Kaya est le seul psychanalyste de la ville. Sur son divan, il accueille l'élite africaine, ainsi que des européens. Son activité qui attire déjà bien des regards, se trouve encore plus scrutée lorsque l'un de ses patients, le procureur Lazare Matsocota est sauvagement assassiné dans des circonstances non élucidées. En parallèle et à l'insu du thérapeute, sa jeune femme de ménage, la mystérieuse Massolo, vit sur le plan personnel de profonds remous en lien avec le tumulte de l'actualité du pays.S'inspirant de faits réels, l'auteur explore la construction des consciences individuelles et collectives. En toile de fond, les soubresauts d'une ville en plein essor, épicentre d'un pays à peine sorti de la colonisation et déjà pris dans la nasse de la guerre froide. Un bijou littéraire sur les fondements de la jeune république du Congo...
Assurément, de nos jours, l'organisation des élections pose problème en Afrique. Presque partout, elles sont devenues de simples rituels de routine permettant aux dirigeants de se maintenir au pouvoir, au-delà des mandats constitutionnels. Plus les pays africains organisent des élections, mieux le business se porte. Cette instrumentalisation a pour causes l'ignorance, la corruption et l'insuffisance professionnelle des magistrats. En période électorale, le droit à l'information n'est pas respecté, ne serait-ce que parce que les médias n'ont pas pu jouer leur rôle. Bref, la cause est entendue. Dès lors, comment l'Afrique peut-elle organiser des élections transparentes, bâtir des institutions démocratiques fiables et relever les nouveaux défis éducatif, économique, éthique, politique, géostratégique... auxquels elle est confrontée ? Abordant cette question, l'auteur pense qu'il y a des préalables plus soutenables en politique. Il en expose et en discute les critères pratiques. En effet, il est temps de désobéir à toute politique injuste. La désobéissance est un moyen puissant pour permettre aux peuples africains de repousser des élections mercantiles et reconstruire des véritables institutions célèbres, les plus avancées dans l'organisation et dans l'intégration.
L'Assistance Médicale à la Procréation (AMP), une pratique autrefois utilisée pour remédier à l'endométriose-l'oligospermie et peu après pour limiter la transmission de maladies génétiques, est devenue un véritable enjeu de business industriel qui entraîne vers le mal. Ce qui nous inquiète et effraie, parce qu'elle occasionne des nouvelles formes de familles, de maternité-paternité qui nous éloignent de la procréation, si bien que de nos jours, l'enfant n'est plus seulement un produit d'un désir partagé entre un homme et une femme, mais aussi des familles monoparentale et homoparentale. La procréation semble changer d'adresse ; la science procède à la fabrication de l'homme de manière autonome. L'auteur montre que l'AMP, une pratique qui désacralise, constitue une menace pour la stabilité sociale, politique et familiale des Etats. Elle pose des problèmes éthiques qui poussent donc à parler, à écrire et dénoncer enfin qu'il y a quelque chose qui échappe à notre pensée et consacre un antihumanisme radical. Dès lors, il propose un moyen puisant pour sauver la dignité humaine.
La réussite de l'enfant ne dépend pas seulement de l'école, mais aussi de la famille. Or, de nos jours, la famille est foncièrement déficiente. Elle ne joue plus son rôle parce que les parents ignorent les espaces fondamentaux où se joue la discipline. Dès lors on peut s'interroger : comment autodiscipliner son enfant ? Quels sont les lieux essentiels où la discipline doit intervenir ? La famille, a-t-elle aussi un rôle dans l'observation de la discipline à l'école ? L'école doit-elle se substituer à la famille biologique de l'enfant ? Telles sont les questions qui constituent l'objet de ce livre. Pourquoi cet intérêt pour la famille ? Les parents sont les premiers pédagogues dans la réussite de l'enseignement. Ils doivent donc être les premiers à enseigner et à éduquer sur les questions sociales et pédagogiques. La collaboration entre les parents et l'école, qui s'est avérée extrêmement fructueuse dans les écoles où elle existe, est profitable pour les deux parties, pour répondre aux problèmes que les enfants rencontrent dans leurs parcours. Les parents trouveront un profit croissant à être initiés aux problèmes de l'école, et l'école aura donc tout à gagner en retour à collaborer avec les parents.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.