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Montesquieu
Manin Bernard
HERMANN
24,10 €
Épuisé
EAN :9791037040374
Le pouvoir doit limiter le pouvoir, afin d'éviter le despotisme. Bernard Manin éclaire le sens et les difficultés de cette idée décisive en revenant à la pensée de Montesquieu, fondatrice pour la politique moderne. Comment le recours à des lois fixes borne-t-il de l'intérieur la souveraineté ? Pourquoi y a-t-il en politique un seul mal, le gouvernement despotique, mais plusieurs biens ? En quoi consiste la séparation des pouvoirs ? La vertu républicaine est-elle compatible avec le commerce ? Cet ouvrage rassemble des études sur Montesquieu jusqu'ici dispersées, ainsi qu'un long essai inédit consacré à sa théorie de la monarchie. Il constitue une contribution majeure à l'interprétation des écrits de Montesquieu, saisis dans leur contexte historique, mais aussi à la théorie politique du gouvernement modéré, ce régime dont le propre est de "combiner les puissances" afin de mettre chacune "en état de résister aux autres" .
Résumé : " L'ouvrage de Thierry Sol présente deux qualités qui vont rarement de pair. Il est minutieux et savant. Mais il offre aussi une perspective d'ensemble sur un chapitre crucial dans l'histoire de la pensée : l'essor de la réflexion politique à Florence depuis la fin du Moyen Age jusqu'à la Renaissance. Lorsque le lecteur referme ce livre, il a une vision nouvelle de ce que l'on a pu appeler le "moment machiavélien". [...] Objet bien délimité, le meurtre de César offre un angle de vue privilégié sur une question plus ample : celle des rapports entre le républicanisme et la nouvelle conceptualisation de l'histoire et de l'action politique qui émerge à Florence entre le XIIIe et le XVIe siècles. [...] On pourrait s'attendre à ce que les visions du meurtre de César varient en fonction des prises de parti, favorables au régime républicain ou non, des auteurs florentins qui traitent de cet événement. Les meurtriers de César peuvent être vus comme des héros de la liberté, assassinant le dictateur, ennemi de la république. C'est d'ailleurs ainsi qu'une partie des historiens romains ont pensé l'action de Brutus et Cassius. Or, Thierry Sol montre justement que les représentations du meurtre de César ne dépendent pas des positions des différents auteurs florentins sur la forme républicaine de gouvernement, mais qu'elles tiennent à d'autres prises de parti ou d'autres croyances : sur l'histoire et la temporalité, sur la nature de l'action politique, ou encore sur le rôle de l'écrivain politique proposant à ses contemporains une réflexion sur le destin de Rome. Le sujet de ce livre s'avère ainsi un remarquable révélateur des sources, des ruptures et des évolutions de la pensée politique florentine. Compte tenu du rayonnement des écrivains florentins, c'est un moment capital dans la formation de la pensée politique moderne qui se trouve ainsi éclairé. [...] Le livre de Thierry Sol apporte à l'histoire des idées politiques une authentique contribution, avec ce que cela implique à la fois d'ambition et de modestie. Il sera précieux pour tous ceux qui portent intérêt à l'histoire, la science politique ou la philosophie. Les spécialistes de la pensée politique florentine le discuteront. " Bernard Manin.
La délibération politique a un rôle décisif à jouer en démocratie. Elle permet l'affrontement public entre des conceptions différentes du bien et de la justice. Elle donne ainsi aux citoyens la possibilité de faire leurs propres choix. C'est pourquoi elle fonde, autant que le vote à la majorité, la légitimité des décisions collectives. Encore faut-il que ses conditions sociales et Institutionnelles soient réunies. Là où le débat ne prend pas une forme réellement contradictoire, au sein des assemblées comme dans les échanges sur Internet, la discussion renforce surtout le conformisme. Il y a là un redoutable défi pour des sociétés menacées par la ségrégation sociale et la polarisation idéologique. Bernard Manin a fait de la délibération l'un des thèmes centraux de son oeuvre en théorie politique. Les essais qu'il lui a consacrés, au fil de quatre décennies, sont réunis pour la première fois dans ce recueil. Ensemble, ils dessinent une théorie originale et profonde qui éclaire la valeur, les conditions et les limites de la délibération politique, et renouvelle ainsi notre compréhension de la démocratie.
Face aux conceptions de la démocratie qui réduisent la décision publique au décompte des votes, la théorie délibérative soutient que la démocratie doit une part essentielle de sa valeur à la formation des volontés politiques des citoyens. Elle préconise une manière particulière d'organiser cette formation : par la délibération collective. Née il y a quelques décennies dans les démocraties libérales, cette théorie a inspiré quantité d'expériences et de pratiques nouvelles : des jurys, panels et assemblées de citoyens ont été mis en place dans de nombreux pays. Une vingtaine de spécialistes internationaux présentent ici ce "tournant délibératif" de la démocratie. Ils analysent les diverses facettes du concept ainsi que ses limites, retracent les multiples recherches de terrain qu'il a suscitées, reviennent sur les débats contemporains autour de l'idéal délibératif et sur les diverses déclinaisons de la démocratie participative.
Thomas Ferrer n'est pas un truand. Pas vraiment. Les petits trafics lui permettent de sortir la tête de l'eau, même si la vie n'a pas été tendre avec lui. De petits larcins en détournements de ferraille, le voilà face à face avec un' truand, un vrai cette fois. Celui-ci, laissé pour mort par Ferrer, embarque deux frères assoiffés de vengeance à la poursuite de son agresseur. La traque sera sans pitié, alors qu'une puissante tempête s'abat sur la région. Une histoire envoûtante où les éléments se déchaînent en même temps que les passions, au service d'une profonde humanité.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.