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À ceux qui l'ont aimé
Manière Michel
POL
10,05 €
Épuisé
EAN :9782867442599
La première partie de ce livre, strictement autobiographique, ne dit pas Je mais Tu, s'adressant à l'ami disparu. Ce texte dit la douleur, la stupeur devant l'inacceptable, la révolte devant la maladie jamais nommée, sida. Mais il dit aussi le plaisir, l'amour, et l'amour de la vie, car, pour celui qui va mourir, chaque instant est une offrande. Dans les détails du modeste quotidien, du pire naît le meilleur. "Ta misère. Ce que j'appelle ainsi ne t'entame en rien à mes yeux, ne te dépouille de l'accessoire que pour mieux révéler l'essentiel, le meilleur de toi-même. Ce qui suscite de l'autre le meilleur". La seconde partie, qui raconte les premiers mois de celui qui reste après la mort de son ami, est moins directement autobiographique en cela que le récit, qui s'appuie sur un fait réel, s'en éloigne cependant peu à peu. Mais c'est dans cet éloignement même que ce second texte prend toute sa force, la fiction montrant dans l'invention la plus grande vérité.
Résumé : Trois personnages au sortir de l'enfer, une jeune femme et deux jeunes hommes, s'unissent, par l'entremise d'un quatrième et la magie d'un Livre, pour déjouer le Complot du Déni.
Résumé : "Qu'est-ce que c'est que ce silence ?" demande la femme. Et l'homme, au lieu de s'empresser de refermer par une réponse toute faite la brèche ouverte par la question, et ainsi tuer dans l'oeuf toutes les insinuations promptes à proliférer, marque un temps interroge à son tour ce silence et tombe dedans. Dès lors il va se taire et, depuis sa retraite, tenir, des mois durant, le journal de ce qui lui arrive, de ce qu'un tel silence déjoue entre les êtres d'enfermements, de sentiments convenus, d'itinéraires tracés d'avance. Et s'entrouvrir ainsi, peut-être, les portes d'un nouveau possible.
Résumé : Pour Dominique Fourcade, deuil répond à la nécessité de donner un écho, sinon le plus approprié, du moins le plus à sa portée, à la mort tragique de Paul Otchakovsky-Laurens. Passées les premières heures d'un deuil dévastant, il se demande comment faire face à cette mort, comment la comprendre, et aussi comment comprendre le nouvel homme qu'il est devenu d'un coup, frappé par la foudre. Comment absorber et comment répondre.
Résumé : Bertrand Schefer, qui est aussi cinéaste, a longtemps travaillé sur le scénario d'un film dans lequel il voulait raconter l'histoire d'un cher ami d'enfance qui s'était peu à peu coupé du monde et vivait en marge de la société, errant sans domicile fixe et sans travail. Son destin hantait Bertrand Schefer et sa figure grandissait en lui avec les années, absorbant ses forces. Il vivait avec ce qui était devenu comme un double obscur, une part d'ombre qui le dévorait de remord et de culpabilité. Grâce au cinéma il espérait en finir avec ce fantôme et se libérer du passé. Le film n'a pas pu se faire, mais de cet échec est sorti un texte, ce récit d'un homme hanté par un double dont la figure et les choix de vie radicaux ont fixé à jamais l'époque de la jeunesse. Entre le temps de l'éloignement et celui du retour, le narrateur retrace sous la forme d'un rapport factuel, comme pour donner de la réalité à sa mémoire trouée, l'histoire réelle et fantasmée d'une amitié fondatrice.
Résumé : Augustin aime la propreté car il se rêve ordinaire et sain. Il collectionne les slips car il rêve de caresses. Mais ses élans d'affection sont généralement mal perçus et les femmes qu'il convoite peinent à consentir. Il lui faut donc forcer un peu le destin. La morale commune lui échappe et sa vie repose sur un malentendu : il ne veut pas faire de mal, juste se faire du bien.
Résumé : "Quand je quitte la route principale, Hélène se relève et vient poser sa tête sur mon épaule, nos regards se trouvent dans le rétroviseur central, elle murmure : "Ici finit la civilisation ! " C'est elle qui le dit".