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Le Voyageur et la Tour. Le lecteur comme métaphore
Manguel Alberto ; Le Boeuf Christine
ACTES SUD
18,00 €
Épuisé
EAN :9782330024437
LE POINT DE VUE DES ÉDITEURSSi elle est indispensable au déchiffrement du monde, la lecture est également le lieu d'une grande solitude. Constamment tiraillée entre ces deux pôles - élan vers le monde, mais nécessaire isolement-, la représentation de la figure du lecteur se divise entre deux champs métaphoriques, tout aussi antagonistes que communément partagés. L'image du lecteur-voyageur, ce "Robinson en chambre" qui parcourt le livre du monde, cohabite sans trop de heurts dans nos esprits avec celle du "rat de bibliothèque", ou de l'ermite retranché en sa tour d'ivoire, soigneusement confiné dans une solitude studieuse. Pourtant, derrière ces images apparemment figées se cache tout un subtil réseau de significations, longuement tissé.En redonnant leur sens le plus profond à ces métaphores qui s'inscrivent dans une histoire universelle des plus anciennes, cet ouvrage nous convie à un passionnant voyage au sein de l'imaginaire collectif. Alberto Manguel livre ici une méditation sur la relation houleuse et complexe qu'entretient toute société avec l'univers de l'écrit, nous rappelant qu'aux sources de la vie réside le langage.Membre du PEN, Guggenheim Fellow, officier des Arts et des Lettres, Alberto Manguel est l'auteur d'une oeuvre traduite dans plus de trente langues et dont l'essentiel est publié en France chez Actes Sud depuis 1998, année où l'auteur a obtenu le prix Médicis "essais" pour Une histoire de la lecture.
Pour Borges, l'essentiel de la réalité se trouvait dans les livres; lire des livres, écrire des livres, parler de livres. De façon viscérale, il était conscient de poursuivre un dialogue commencé il y avait des milliers d'années et qui, croyait-il, n'aurait jamais de fin. Les livres restauraient le passé. "Avec le temps, disait-il, tout poème se transforme en élégie." Il était sans indulgence pour les théories littéraires capricieuses et reprochait en particulier à la littérature française de se concentrer non sur les livres, mais sur les écoles et des coteries.
Fixées sur une toile ou sculptées dans la pierre, érigées en monuments ou bâtiments, photographiées - et, désormais, scannées, numérisées -, jamais les images n'ont, depuis les origines, failli à leur vocation de transformer l'instant en éternité. Mais l'histoire qu'elles recèlent demeure souvent cryptée et comme "illisible". A l'instar du baiser du prince réveillant quelque Belle au bois dormant, seul un regard peut alors réanimer ce qui a été ainsi "endormi". Redonner vie au monde des images, tisser des liens entre oeuvres prestigieuses et réalisations d'artistes moins connus, révéler, ce faisant, l'itinéraire de certaines transitions iconographiques, solliciter autrement le recueil apprendre à lire ce que l'on voit : exemplaire, généreuse, éminemment féconde, l'approche : d'Alberto, Manguel, sous le double signe du savoir et du plaisir, invite tout lecteur-spectateur à reprendre possession de l'univers même de la représentation, et peut-être à composer à son tour son propre "livre d'images".
Alberto Manguel est né à Buenos Aires en 1948. À 16ans, il rencontre Borges devenu aveugle et lui fait lalecture, le soir, pendant deux ans. Manguel enretiendra que la vraie mesure de la littérature est le plaisir et l'émerveillement qu'elle nous apporte. Essayiste, traducteur, anthologiste, éditeur et, depuis peu, auteur de fiction, il a publié, en plusieurs langues, une bibliographie impressionnante dont le fil rouge explore la relation entre l'art de lire et le monde. Convaincu de la métamorphose que la littérature permet au lecteur, Manguel nous rappelle que "parfois, au-delà des intentions de l'auteur et au-delà des espoirs du lecteur, un livre peut nous rendre meilleurs et plus sages." (Dans la forêt du miroir) Il dirige actuellement la collection Le Cabinet de lecture chez Actes Sud et a posé, quelque part en France, ses valises et sa formidable bibliothèque de plus de 30 000 volumes... Pinocchio & Robinson est un acte de foi absolue en la littérature, une parole d'amour envers les livres et, ce faisant, une tranquille - et impitoyable - dénonciation des fausses valeurs qui encombrent les rayonnages des librairies et des bibliothèques.
Le mythe est, essentiellement, un déplacement, une métaphore, une traduction, une parole qui signifie "emporté d'un lieu à un autre". Les mythes sont transformés, altérés, renouvelés pour correspondre aux besoins d'un temps et d'un lieu. Ils restent néanmoins eux-mêmes, n'étant pas créés en tant que fabrications de l'imagination humaine mais comme des manifestations concrètes de certaines intuitions primordiales. Pour inaugurer la chaire annuelle L'invention de l'Europe par les langues et les cultures du Collège de France, créée en partenariat avec le ministère de la Culture, Alberto Manguel analyse dans l'espace et le temps le mythe d'Europe, dont le contenu pourrait constituer la pierre de touche qui donne aux peuples européens une identité commune intuitive.
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.