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Les très riches heures du Duc de Berry. Commentaires sur le Calendrier (XVe siècle) Musée Condé, Cha
Manguel Alberto ; Mathieu-Daudé Agnès ; Dion Marie
INVENIT
24,00 €
Épuisé
EAN :9782376801313
Après "L?Apocalypse selon Dürer", Alberto Manguel se prête à nouveau au jeu de l?ekphrasis avec" Les Très Riches Heures" du Duc de Berry. Ce livre de prières, commandé vers 1411 par le duc Jean 1er de Berry puis racheté par le duc d?Aumale en 1855, est aujourd?hui conservé au musée Condé de Chantilly. Dans ce joyau de l?art gothique international se croisent les influences flamandes, françaises, italiennes, orientales et antiques. Il compte parmi ses enlumineurs les frères Limbourg. À la mort de ceux-ci en 1416, les peintres se succèdent tout au long du xve siècle faisant de cet ouvrage un somptueux livre-cathédrale. Alberto Manguel entreprend une réflexion profonde et poétique de ce chef-d??uvre du Moyen Âge. Au fil des 12 chapitres dédiés aux 12 mois de l?année, il offre au lecteur son immense connaissance de l?histoire du livre et nous dévoile les secrets de ces enluminures. Par son approche sensible et savante, Alberto Manguel propose dans cet ouvrage une lecture immersive du manuscrit le plus célèbre au monde.
À l'autre bout du monde, sous les palétuviers, on ne s'attend pas à trouver un écrivain écossais : c'est pourtant à Samoa que Stevenson cherche l'inspiration, au milieu des mille beautés de l'île. Mais loin d'Edimbourg, ces beautés ne réussissent pas trop à l'auteur de L'Île au trésor : entre deux crises de tuberculose, qui ne lui laissent guère de répit, les meubles se couvrent de mousse, les livres s'effritent et même Fanny, sa femme, sombre dans une vague mélancolie. Dans ces conditions, l'écriture devient plus difficile encore. Jusqu'à la rencontre avec l'étrange Mr Baker, missionnaire apocalyptique, qui vient prêcher pour le salut des âmes, prêt à tout pour extirper le péché de cette île, où pourtant, les tentations sensuelles font presque partie du paysage. Deux visions du monde s'affrontent, et la lutte s'engage entre les deux hommes, discrète, mais sans merci. Transformer Stevenson en héros de roman, le pari était risqué : pari gagné cependant pour Alberto Manguel, qui signe ici un roman littéralement envoûtant. --Karla Manuele
Célébration heureuse de la plus civilisée des passions humaines, qualifiée par George Steiner de "lettre d'amour à la lecture", cette histoire écrite du côté du plaisir et de la gourmandise est un livre savant qui se lit comme un roman d'aventures. Parti à la recherche des raisons qui ont fait aimer le livre à travers les âges - et parfois l'ont fait cible d'exécuteurs totalitaires - l'auteur entreprend en effet un voyage dont chaque étape lui est occasion de détours, de visites, de réflexions. La ferveur d'Alberto Manguel est si communicative que l'on se prend à être impatient de la suite comme s'il y avait une intrigue en cours. Et il y en a une... En effet, cette histoire de la lecture est aussi une histoire du lecteur, de sorte que la passion qui la sous-tend s'accompagne d'une véritable étude de moeurs - moeurs des scripteurs, des passeurs, des liseurs, des lecteurs.
Pour Borges, l'essentiel de la réalité se trouvait dans les livres; lire des livres, écrire des livres, parler de livres. De façon viscérale, il était conscient de poursuivre un dialogue commencé il y avait des milliers d'années et qui, croyait-il, n'aurait jamais de fin. Les livres restauraient le passé. "Avec le temps, disait-il, tout poème se transforme en élégie." Il était sans indulgence pour les théories littéraires capricieuses et reprochait en particulier à la littérature française de se concentrer non sur les livres, mais sur les écoles et des coteries.
Fixées sur une toile ou sculptées dans la pierre, érigées en monuments ou bâtiments, photographiées - et, désormais, scannées, numérisées -, jamais les images n'ont, depuis les origines, failli à leur vocation de transformer l'instant en éternité. Mais l'histoire qu'elles recèlent demeure souvent cryptée et comme "illisible". A l'instar du baiser du prince réveillant quelque Belle au bois dormant, seul un regard peut alors réanimer ce qui a été ainsi "endormi". Redonner vie au monde des images, tisser des liens entre oeuvres prestigieuses et réalisations d'artistes moins connus, révéler, ce faisant, l'itinéraire de certaines transitions iconographiques, solliciter autrement le recueil apprendre à lire ce que l'on voit : exemplaire, généreuse, éminemment féconde, l'approche : d'Alberto, Manguel, sous le double signe du savoir et du plaisir, invite tout lecteur-spectateur à reprendre possession de l'univers même de la représentation, et peut-être à composer à son tour son propre "livre d'images".
Avant d'être détrôné par le cinéma, l'art de la marionnette a connu à Lille et Roubaix un fort engouement au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Après de dures journées de labeur, les ouvriers se rendaient volontiers et joyeusement al'comédie ! Pour trois fois rien, ils s'y divertissaient et pouvaient s'instruire au gré de spectacles légendaires ou romanesques. On riait pour s'évader un peu, on avait besoin de rêver beaucoup. Forgée par et pour les ouvriers, cette authentique tradition populaire trouvera deux de ses représentants les plus illustres en Louis De Budt (1849-1936) et Louis Richard (1850-1915). A travers ces figures principales, c'est un monde merveilleux que l'exposition proposée par le Musée de l'Hospice Comtesse de Lille fait revivre. Sur la scène de leurs castelets respectifs s'animent à nouveau les héros de fil et de bois que sont Lydéric et Phinaert, Ourson et Valentin, ou encore Jacques Linflé et P'tit Morveux, tout un petit peuple endormi dans la mémoire collective des habitants de Lille et Roubaix et que cette exposition et l'ouvrage qui l'accompagne entreprennent de réveiller.
La mer entre dans le tableau par effraction. Sans fracas mais par effraction. Un morceau de mer. C'est un morceau de mer, mais un morceau de mer est toute la mer." Avec cette ekphrasis, Claude Minière nous invite à nous plonger dans l'oeuvre de Courbet. Dans un subtil parallélisme avec le travail du peintre, l'auteur dépose ses pensées par touches successives ; déroulant sa réflexion d'essayiste dans une langue de poète. Il pose ainsi un regard neuf et intime sur cette peinture, sur ce que la mer signifie pour le peintre. L'auteur voit la vaste étendue d'eau, animale, indomptée, source de "liberté intellectuelle" pour le peintre, comme porteuse à la fois de mystère et d'un réalisme rassurant, pour "sortir de l'enfer". En s'interrogeant sur la précarité du moment (la mer qui s'est retirée pour mieux engloutir), Claude Minière réfléchit sur la temporalité de l'art et ce qu'il en reste lorsque le support matériel est détruit. Une réflexion qui trouve écho dans notre société, à l'heure où l'on peut craindre la dématérialisation du savoir et surtout de l'art.
Au Metropolitan Museum de New York, Gaëlle Josse s'interroge devant l'énigmatique Jeune Fille assoupie de Vermeer et tente de déchiffrer tous les possibles qu'elle suggère. Mais c'est au cours d'une errance urbaine dans cette ville de New York que l'oeuvre va prendre tout son sens, en trouvant un écho troublant et inattendu au coeur de la cité. L'art et la vie. L'art dans la vie. Et toujours cette question qui poursuit l'auteur : qu'est-ce qu'une oeuvre d'art a à nous dire, de nos vies, par-delà les siècles ? Et pourquoi celle-ci, parmi tant d'autres, vient-elle nous obséder ? Ici, l'art du peintre, fait de silence, d'instant arrêté et de geste suspendu, est au centre d'un mystère, celui du rapport unique entre l'oeuvre et celui qui la reçoit. Familière de la peinture hollandaise du XVIIe siècle, explorée déjà dans Les heures silencieuses, l'auteur fait ici se répondre deux univers : l'espace fermé et statique de la peinture, d'une part ; l'espace ouvert et en mouvement de la mégapole, d'autre part.