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Un Homme du peuple sous la Révolution
MANEVY/VAILLAND
GALLIMARD
8,00 €
Épuisé
EAN :9782070292578
Tout le monde a appris à l'école le nom de Drouet, le maître de poste qui, dans une auberge de campagne, a porté sur Louis XVI, roi fugitif, une main sacrilège et a accompli le geste qui devait changer la face du monde. Mais l'histoire de Drouet ne s'arrête pas là. Le personnage est vraiment hors du commun. D'abord, arrêter Louis XVI n'était pas si facile. Une troupe fidèle l'escortait. Il fallut au maître de poste beaucoup d'intelligence et de décision. Peu après, Drouet est député à la Convention, ami de Marat. Il échappe de peu au massacre du Champ-de-Mars. Commissaire aux armées, il est fait prisonnier par les Autrichiens, mis en forteresse. On raconte qu'il a été promené et exhibé dans une cage. Il tente de s'évader en confectionnant un parachute, mais il se brise la jambe. Il est échangé contre la fille de Louis XVI. De retour à Paris, il participe à la conspiration de Babeuf. On l'arrête, mais on s'arrange pour faire échapper ce prisonnier encombrant. Le voici aux Canaries. Sous Napoléon, il est sous-préfet. La Restauration arrive. Drouet se cache à Paris sous une fausse identité. Il aura encore le temps, avant de mourir, de vivre une touchante histoire d'amour. Roger Vailland et Raymond Manevy, qui fut un grand journaliste et un historien de la presse, ont écrit ce récit en 1936, dans le climat enfiévré des débuts du Front populaire, retrouvant, à un siècle et demi de distance, les élans et les espoirs du temps de Drouet.
J'écris pour que les êtres et les liens qui les unissent cessent de se distendre et de disparaître. "Le bruit d'un téléphone, l'odeur de l'eau de Javel, le goût d'un nescafé... Philippe Manevy tire le fil du souvenir et tisse l'étoffe d'un roman familial sur quatre générations en commençant justement par le personnage d'Alice, sa grand-mère maternelle, tisseuse de métier. Pointilleuse et déterminée, elle devint la figure de proue d'un mouvement ouvrier au lendemain de la victoire du Front Populaire. Très vite, René, son époux, fait son apparition dans le récit. Ancien sportif, il fut un typographe possiblement engagé, avec d'autres héros de l'ombre, dans un acte spectaculaire de résistance. Tous deux parents dévoués de Martine, ils seront prêts à tout pour assurer le futur de leur fille studieuse et appliquée.Chaque chapitre met en lumière un membre de la famille aux prises avec les épreuves que lui réservent son époque et l'existence. Apparaissent progressivement des liens entre eux et des échos que l'auteur consigne ici, sans rien cacher des doutes qui surgissent au fil de son travail d'écriture. Et l'on traverse ainsi deux guerres mondiales, des crises économiques, les Trente glorieuses, les espoirs et les désillusions du XXème siècle.Déclaration d'amour et hommage vibrant à la classe ouvrière, La colline qui travaille revigore le genre de la chronique familiale et offre au lecteur un sentiment de réconfort et de douce nostalgie.
En 1789, la France invente la liberté de la presse. Rétrospectivement, on mesure mal ce que cela a pu signifier, et tel est bien le propos de ce livre : ressusciter, par des anecdotes, par des portraits, la prodigieuse explosion de libelles, de feuilles, de brûlots dont la France nouvelle va bientôt s'embrasser. Pour raconter cette histoire, Alain Manevy n'a choisi que les quatre premières années de la Révolution - après, la France découvre la censure, et elle y prendra goût... Il suit - grâce à des documents merveilleux de saveur et de pittoresque - la vie quotidienne des journalistes d'alors : Marat, Desmoulins, et tant d'autres surgissent tels qu'en eux-mêmes, et l'auteur ne se prive pas de signaler de qui ils sont les ancêtres... Deux destins, cependant, émergent dans ce contexte : celui de Mirabeau et celui de Brissot.
Suite à sa demande de mutation, le jeune inspecteur Arnaud Deschamps arrive sur une petite île de l'océan Indien. Fraîchement débarqué, il se retrouve projeté dans une réalité brutale : un meurtre horrible vient d'être commis. Chargé de plusieurs enquêtes, Arnaud découvre une région de contrastes où la nonchalance se mêle à la violence. Le lecteur est plongé dans la vie quotidienne de cette petite île en suivant le policier au cours de ses différentes rencontres : ses supérieurs et collègues, Samira l'intrigante, Mangin et Rastomana, des chefs d'entreprise, ou encore Coralie l'éducatrice. Personnages avec lesquels le nouveau venu nouera des relations qui lui permettront d'appréhender les différents aspects de ce lieu à la fois hostile et attachant.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.