
Eté froid et autres textes
Ossip Mandelstam fut "un merveilleux poète, le plus grand parmi ceux qui tentèrent de survivre en Russie sous les Soviets", dira Nabokov. Mais Mandelstam fut aussi un grand prosateur chez qui on aurait pu observer, selon Roman Jakobson, l'étincelante retombée des monts de la poésie dans les plaines de la prose. Une part importante du "délire prosaïque", de cette prose hachée, fragmentaire, métaphorique, avait déjà été traduite (Le Bruit du temps, Le Timbre égyptien, Entretien sur Dante, Voyage en Arménie, La Quatrième Prose...) mais beaucoup de textes restaient inédits. "Carnet de voyage" dans les premières années du communisme, essai sociopolitique, petites nouvelles, critiques cinématographiques, portraits d'acteurs - comme celui de Mikhoels qui éclaire son lien profond au judaïsme -, comptes rendus souvent impitoyables (un "mauvais livre est toujours un forfait littéraire et social"), aucun de ses écrits n'est jamais seulement de circonstance. La fin tragique de Mandelstam dans un camp de transit pour la Kolyma est connue. Il mourut de faim et de froid. Ce froid qu'il ne supportait plus depuis les dures années de la révolution et qu'il fuyait maladivement pour le Sud, comme le raconte Nadejda Mandelstam dans ses Mémoires. Et en 1923, à Moscou, l'été fut particulièrement froid...
| Nombre de pages | 263 |
|---|---|
| Date de parution | 01/03/2004 |
| Poids | 278g |
| Largeur | 115mm |
| SKU: | 9782742743117 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782742743117 |
|---|---|
| Titre | Eté froid et autres textes |
| Auteur | Mandelstam Ossip ; Capogna-Bardet Ghislaine |
| Editeur | ACTES SUD |
| Largeur | 115 |
| Poids | 278 |
| Date de parution | 20040301 |
| Nombre de pages | 263,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Lettres
Mandelstam OssipOssip Mandelstam (1891 - 1938) - voix magique de ce cercle des poètes russes disparus du XXème siècle - a fait route avec la poésie depuis l'âge de quatorze ans jusqu'à sa mort dans un camp stalinien." (Eveline Amoursky, préface au Timbre égyptien d'Ossip Mandelstam, Actes Sud, 1995). Redécouvert dans les années cinquante, grâce aux efforts de sa femme qui avait retenu par coeur l'essentiel de son oeuvre, Ossip Mandelstam est très vite devenu un mythe, en Russie comme à l'étranger - le symbole de l'honneur de l'écrivain. D'éditions de plus en plus complètes en éditions définitives, la connaissance d'un des deux ou trois plus grands poètes russes n'en finit pas de s'enrichir régulièrement. Tout dernièrement, la Société Mandelstam a publié à Moscou quatre volumes consacrés à son oeuvre, dont un qui rassemble sa correspondance complète : 246 lettres écrites entre 1907 et 1938, dont beaucoup inédites en russe, missives adressées pour la plupart à ses proches - son père, sa mère, ses frères, sa femme, ses amis... - mais aussi à des revues, à des institutions littéraires, à des écrivains... Simples "mots", télégrammes, cartes postales, ces "lettres" de Mandelstam, loin de toute pose littéraire, sont le reflet de ses préoccupations du moment : questions à régler avec un éditeur, envoi de poèmes, paiement d'honoraires, échanges avec des confrères. L'objet des missives d'ordre familial ou personnel est circonstancié, précis : le plus souvent, il s'agit d'échanger des nouvelles dans un contexte très difficile, où les préoccupations matérielles pour eux et pour lui sont prégnantes, sans que leurs rapports se départissent jamais de tendresse et de sollicitude. Particulièrement poignants, les derniers petits mots griffonnés dans un camp de Sibérie quelques jours avant la mort du poète. Cette édition française, la première à ce jour, comportera aussi des traductions de poèmes inédits joints à la correspondance, une notice biographique, un index et une très riche iconographie comportant des fac-similés de cartes postales, de documents, de manuscrits et de photographies d'époque.ÉPUISÉVOIR PRODUIT30,20 € -

De la poésie
Mandelstam OssipRésumé : Ossip Mandelstam est né en 1891 à Varsovie. Dès son adolescence, il voyage beaucoup et séjourne en particulier à Paris et à Heidelberg. Rentré en Russie, il publie son premier volume de poésie en 1913 et connaît un succès immédiat. Son second volume de poèmes paraît en 1923 et, en 1928, un recueil de ses textes sur la poésie. En 1934, il est arrêté, et c'est seulement grâce aux interventions de Boukharine et de Pasternak qu'il n'est pas déporté. Exilé à Voronej, il y vit dans le dénuement. La peine d'exil est terminée en 1937, mais il lui reste interdit de s'installer à Moscou. Le 1er mai 1937, Mandelstam est arrêté et déporté. La dernière lettre adressée à son frère date d'octobre 1938, et c'est probablement vers la fin de cette année qu'il meurt en Sibérie.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,90 € -

RAGE LITTERAIRE
Mandelstam OssipLe présent volume réunit des textes autobiographiques en prose où Mandelstam nous donne à voir la Russie de 1905 à 1926, plus que son monde intérieur, sur lequel il demeure fort discret. Une Russie très spécifique d'ailleurs, celle du "chaos de la judéité". L'auteur, en effet, est né dans un milieu demi-juif encore très proche du ghetto, où voisinent deux raffinements, celui de vétilleuses traditions talmudiques et celui des bonnes manières de la bourgeoisie huppée. Les tableaux-portraits qu'il nous brosse ne sont pas choisis au hasard : il ne s'agit pas seulement de décrire des personnages avec verve, couleur, humour, précision et poésie. Soudain ils sont emportés par le vaste tourbillon de l'épopée qui nous entraîne dans un espace universel et pathétique où chaque homme est lié à l'Histoire, où un étudiant de 1905 devient un "répétiteur de la révolution", où un capitaine de port, en 1921, se remplit les poches en laissant "s'émietter la patrie". Une fois le livre refermé nous nous sentons marqués d'une trace durable : l'exaltation d'un grand poète et la perception plus précise d'un monde condamné par son originalité même ne s'oublient pas.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,70 €
Du même éditeur
-
La Maison où je suis mort autrefois
Higashino Keigo ; Makino YutakaUne dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,20 € -
Les déferlantes
Gallay ClaudieLa Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,70 € -
La clé de l'abîme
Somoza José-Carlos ; Millon MarianneA bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !ÉPUISÉVOIR PRODUIT11,20 € -
La bénédiction inattendue
Ogawa Yoko ; Makino-Fayolle Rose-MarieBiographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,70 €
De la même catégorie
-
Romans et nouvelles complets. Tome 1
Tourgueniev IvanTOME I : André Kolossov - Les Trois portraits - Un Bretteur - Le Juif - Pétouchkhov - Mémoires d'un chasseur - Le Journal d'un homme de trop - Trois rencontres - Moumou - L'Auberge de grand chemin - Deux amis - Les Eaux tranquilles - Une Correspondance - Jacques Passynkov - Roudine. Appendice : Le Bureau particulier du domaine.ÉPUISÉVOIR PRODUIT66,50 € -
Oeuvres Tome 2 : La maître et Marguerite et autres romans. Suivis du Théâtre
Boulgakov MikhaïlBoulgakov travailla jusqu'à sa mort au Maître et Marguerite. Le roman parut dans la revue Moskva en 1966-1967, amputé d'un bon tiers, pour cause de censure. Il fut néanmoins le grand événement littéraire de la période du «Dégel». Les Russes furent sidérés d'y découvrir une représentation à la fois délirante et plus vraie que nature de la réalité soviétique dans laquelle ils étaient encore plongés, et qu'ils avaient fini par ressentir comme plus ou moins «normale». Ils furent, aussi, incroyablement fiers de ce livre vite reconnu comme un chef-d'oeuvre, et dont on propose ici une nouvelle traduction - la première depuis plus de trente ans. Les théâtres, les comédies, les coulisses et les plateaux sont présents dans Le Maître et Marguerite comme dans les deux autres romans retraduits pour cette édition : La Vie de M. de Molière et Mémoires d'un défunt (Roman théâtral). Boulgakov était un passionné de théâtre. En partie inédites en français, ses oeuvres dramatiques - drames, comédies satiriques ou d'anticipation, pièces sur Molière ou sur Pouchkine -, viennent logiquement compléter ce volume. Sans oublier Batoum, pièce de commande sur la jeunesse de Staline, finalement non agréée par la maître du Kremlin. Une fois de plus, Boulgakov avait écrit «pour son tiroir» ; le Choix de correspondance qui clôt le volume révèle les conditions dramatiques dans lesquelles il composa l'une des plus grandes oeuvres de notre temps.La Vie de M. de Molière - Mémoires d'un défunt - À ma secrète amie - Le Maître et Marguerite. Théâtre : Les Jours des Tourbine - L'Appartement de Zoïka - L'Île pourpre - La Fuite - Adam et Eva - Béatitude - Alexandre Pouchkine - La Cabale des dévots - Ivan Vassilievitch - Batoum - Choix de correspondance suivi de THÉÂTRE (?UVRES, II)ÉPUISÉVOIR PRODUIT82,00 € -
Au coeur des ténèbres et autres écrits
Conrad Joseph ; Porée Marc ; Bordenave Henriette ;Résumé : Octobre 1899. Joseph Conrad redoute la stérilité : "Il n'y a rien à montrer finalement. Rien ! Rien ! Rien !" Il se croit guetté par le néant, alors qu'il n'écrit que des chefs-d'oeuvre. Six mois plus tôt, Au coeur des ténèbres a commencé de paraître en revue ; la rédaction de Lord Jim sera achevée l'année suivante ; Typhon suit de près. De quoi Conrad se méfie-t-il donc ? Des "obscures impulsions" de l'imagination. "Je veux considérer la réalité comme une chose rude et rugueuse sur laquelle je promène mes doigts. Rien de plus". Il lutte pour rester à la surface, mais il a beau s'en défendre, les joyaux de son oeuvre viennent des profondeurs. Né en Ukraine polonaise, sous domination russe, puis "adopté par le génie de la langue" anglaise, Conrad sillonne les mers durant une vingtaine d'années. Il a trente-sept ans quand paraît son premier roman. Son oeuvre est impensable sans cette première vie passée à naviguer. Il s'est pourtant insurgé contre l'étiquette de "romancier de la mer" qu'on lui accolait. Ses navires sont surtout des dispositifs expérimentaux concentrant, dans un huis-clos en mouvement, les expériences humaines les plus aiguës. Fidèle au "plaisir de lire" , on objecterait à bon droit que Conrad est malgré tout un romancier d'aventures. Il est vrai que ses personnages sont tantôt confrontés à des tempêtes formidables, tantôt à une "immobilité mortelle" . ll leur arrive encore de trouver une mort brutale dans des contrées hostiles. Mais cela ne fait pas de l'oeuvre romanesque de Conrad un divertissement épique. Si l'héroïsme y est souvent introuvable, on y rencontre en revanche la trahison, l'enfer des âmes folles et l'impossible rachat. Sans oublier l'absurdité de la condition humaine. Au-delà de ses thèmes, la modernité de l'oeuvre de Conrad tient à l'extrême audace de la narration. Ses romans sont portés par des voix - celle de Marlow, bien sûr, mais ce n'est pas la seule -, et les récits sont savamment entrelacés, déjouant ainsi le piège des continuités arbitraires. Son oeuvre aussitôt traduite en France suscita l'engouement. Chose rare, La NRF lui consacre un numéro d'hommage quand, en 1924, il disparaît. L'année précédente, la même revue avait célébré Proust. Cest dire l'importance qu'avait déjà Conrad pour ses contemporains les plus avertis. Aujourd'hui plus que jamais, il est "l'un des nôtres" . Depuis Le Nègre du "Narcisse" (1897), manifeste artistique dont l'ambition est de pouvoir justifier son "existence à chaque ligne" , jusqu'au plus grand roman (ou "confession") de la dernière période, La Ligne d'ombre (1917), ce volume propose une traversée des trois décennies couvertes par son oeuvre. Chaque escale est indispensable. On regarde parfois vers la mer, parfois vers la terre, parfois dans les deux directions. L'intranquillité conradienne demeure inébranlable dans la tourmente. Bienheureux les lecteurs qui en feront leur boussole.ÉPUISÉVOIR PRODUIT59,00 € -
Oeuvres. Tome 2, Les récits de Tchékhov de 1887 à 1892
Tchekhov AntonRésumé : Ce sont ou bien des pages brèves où l'auteur recrée, avec une intensité surprenante, les drames en grisaille de la vie quotidienne et ses minces joies, ou bien les premières grandes oeuvres où le sens de la nature et la reconnaissance sans concessions de la destinée humaine sont largement exprimés. Dans l'économie et le dépouillement des unes, comme dans l'inimitable équilibre des autres, avec la tendresse retenue et la compassion que l'on sait, Tchékhov rend compte d'une Russie profonde qui n'a pas changé avec les années.ÉPUISÉVOIR PRODUIT60,50 €









