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L'Afrique en musiques. Tome 1, Rapport au sacré, à la divinité, à la nature
Tchebwa Manda
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782296964068
L'Afrique est une mosaïque de peuples et d'imaginaires. Un continent riche de ses paysages sonores bigarrés, défiant en permanence l'érosion du temps. A plus d'un titre, l'Afrique se décline ici comme une terre de prédilection des musiques et des danses. Musiques qui éclatent avec frénésie, dans leurs diversités, au coeur de chaque village. Il y a aussi ces musiques rituelles, parfois déroutantes, structurées autour de la "ronde magique", toujours réglées par le rythme du tam-tam, qui accompagnent les différents rites de passage (nouvelle lune, mariage, naissance, funérailles, intronisation de souverains...). Et puis il y a enfin les musiques intuitives, nées de l'improvisation circonstancielle et perçues comme actes de vie rythmant chaque geste fonctionnel quotidien. Dans ce livre, à l'intersection de plusieurs disciplines, est fait le compte des trésors émotionnels de l'Afrique, à travers une exploration des épopées dynastiques, corporatives et religieuses, des légendes et des mythes. Par le biais de la musique, on mesure le rapport entre l'homme, le sacré, la divinité et la nature, dans un linéament parfois insaisissable.
En Afrique, chaque élément de la nature est une muse qui inspire et aide à célébrer la vie. Les rythmes cosmiques, pulsés par une multiplicité d'instruments, s'expriment dans l'alternance infaillible des lever et coucher du soleil. Cette alternance-là, parfois chaotique, des saisons de pluie et saison sèche, de la période de soudure et des crises acridiennes, etc., se reflète jusque dans les rythmes de la musique. C'est peut-être cela qui a fait croire à Bachelard que toute civilisation africaine procède d'une "culture de la sensibilité naturelle". Ne serait-ce qu'à ce titre ce continent se révèle comme un véritable "musée organologique" et un extraordinaire "conservatoire" qui renseigne et enseigne une des musiques les plus originales de l'humanité.
Editions DUCULOT Fruit de 21 ans de chronique musicale, Terre de la chanson se veut un regard sur la diversité des cultures et sur leurs formes d'expression telles qu'elles se sont élaborées dans l'une des grandes métropoles musicales du monde: Kinshasa. Le lecteur avisé découvrira au travers de cet ouvrage que la chanson zaïroise, c'est à la fois ce phénomène complexe et diffus, parfois insaisissable, où élitisme et modernisme d'une part et traditionalisme et aisance de la rue de l'autre rivalisent pour fusionner dans une osmose remarquable.
Bousculant parfois des hiérarchies au sein d'une famille musicale en perpétuelle compétition, la chanson congolaise s'est vivifiée depuis plus d'un siècle, en puisant sa sève nourricière dans un humus local riche et fécond. Chansonniers et instrumentistes au talent immense, prophète à la parole sapientielle enlevée, poète à la verve ampoulée, chansonnier à la tchatche lascive et parfois licencieuse, "sérénadiste" à la petite semaine... Chacun y va de sa petite phrase, érigée ici en aphorisme inédit. Au-delà de l'égocentrisme obsédant du chansonnier, la guerre des noms, des surnoms et des petits noms fait rage. Quelques-uns parmi ces héros de la chanson congolaise en sont même arrivés à se convaincre que la seule manière pour "durer" sur la scène, c'est de jouer au caméléon, de changer d'appellation au gré des saisons ou des événements. Ce phénomène, si courant dans l'histoire de la musique congolaise, se rapproche, dans sa fonctionnalité, du port du masque rituel. Etudié ici avec une rare érudition, le masque onomastique livre enfin ses secrets. La chanson congolaise, elle-même riche de ses savoureux aphorismes, proverbes, verbes et apothtegmes, est analysée dans la deuxième partie de l'ouvrage. Tenter d'en donner un meilleur éclairage, en proposer quelques clés de compréhension ; en fait, tenter de cerner certains signifiants aphoristiques dans leur dimension sémiologique la moins équivoque, à partir des signes de langage poétique tels qu'ils sont mis en oeuvre dans leur ancrage local, est bien la problématique de ce livre.
Un monde lyrique surgit d'entrée de jeu : le fleuve Congo, sa majesté, son soleil, sa chaleur, la Rumba, la sensualité et la fluidité des corps. Ici, pas de pont, un fleuve et ses berges. Partout, l'eau, l'air, la danse et la douceur de vivre sans contrainte. La musique et la danse enchantent les fins de journées épuisantes et horribles. Les amours et la rumba coulent sur les berges du fleuve Congo. Au fil des pages glissent le temps et les lieux, Kinshasa, Brazzaville, l'histoire des hommes et du pays, du fleuve et de la ville, dans la langueur de la musique qui les baigne maintenant comme jadis. Car la ville de Kinshasa est au coeur du livre, avec sa vie intense, ses odeurs enivrantes et ses couleurs éclatantes, avec l'intensité, la convivialité et la chaleur de ses innombrables bars, avec la bière savoureuse et euphorisante. Les mots ne sont pas immobiles. Ils bougent au rythme de la musique, nous troublent et nous enivrent, sous le rythme entraînant de la rumba de Léo-la-capitale et de Brazza-la-verte.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.