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LA PRINCESSE DU SANG
MANCHETTE J-P.
RIVAGES
15,50 €
Épuisé
EAN :9782743601003
... Balazs et Branko avaient été tués à l'arme à feu dans une des deux chambres. Au fond de l'autre chambre la fillette était couchée par terre contre le mur et toujours enroulée dans le sac de couchage en duvet sur lequel se voyaient les orifices d'entrée de deux balles, et un peu de sang. Maurer fourra le Sauer dans la poche droite de son caban et sa baissa avec peine. Il posa un doigt sur la carotide de la fillette. Elle vivait encore. Il la chargea sur son épaule, prit appui sur son parang pour se redresser, tituba dans la chambre en grognant de souffrance, rejoignit l'escalier, descendit avec soin et sortit vite de la maison. C'était le matin. L'incendie envoyait dans le ciel bleu une colonne de fumée noire. Maurer partit à grands pas le long de l'océan. Au bout d'un long moment il disparut à l'horizon, vers le nord ". Quinze ans après la Position du tireur couché, La Princesse du sang nous fait réentendre la voix inoubliable de Jean-Patrick Manchette et confirme sa place au tout premier rang des écrivains de sa génération.
Un petit hameau isolé, à moitié en ruine, grillé par le soleil de plomb du midi de la France. Luce, l'excentrique maîtresse des lieux, peintre et anarchiste, s'y alcoolise avec panache tout en regrettant sa turbulente jeunesse. Pour chasser ce vague à l'âme, le meilleur moyen est encore de recevoir tous ceux qui s'invitent à l'improviste sans leur poser de questions. Et cela, même si deux cent cinquante kilos d'or ont disparu à dix kilomètres de là dans l'attaque sanglante d'un fourgon. Certes, les nouveaux venus n'ont vraiment rien de conventionnel, mais qu'importe ! Il suffit pour compléter le tableau qu'un innocent gendarme prenne le chemin du hameau, et toute cette joyeuse population se retrouve à orchestrer un bal diablement plus mouvementé que celui du 14 Juillet... Ecrit en 1971, Laissez bronzer les cadavres ! est le premier roman de Jean Patrick Manchette et de Jean-Pierre Bastid. Il annonce le " néo-polar " qui révolutionnera en France la littérature de genre. Attaché à la critique de la vie quotidienne et aux désillusions des classes moyennes, ce nouveau souffle, devenu encore plus politique et social, a marqué la fine fleur du roman policier français contemporain.
Résumé : La gendarmerie mène à tout. Et même à la profession de détective privé. Minable, bien sût Sauf... sauf quand on s'embringue, malgré soi, dans un sauvetage d'orpheline qui aboutit à des incidents aussi bizarres qu'affreux: incendies de voitures, massacres en chaîne, hystérie raciale, dinguerie caractérisée.
Il est le symbole de nos rêves oubliés, l'ennemi acharné de nos compromis, le chantre de nos espoirs déçus, le sursaut invincible de la féerie contre l'esprit de sérieux. A la routine du quotidien, il oppose ses incessantes improvisations, souvent plus sombres que Walt Disney ne les a peintes, mais aussi plus spectaculaires, plus audacieuses, plus incroyables. Adultes! Vous qui ignorez le langage des étoiles, vous qui n'entendez plus parler les fées, vous qui n'avez ni le courage d'égorger les pirates ni celui de défier les ombres de la nuit, suivez James Matthew Barrie par la fenêtre de ce livre. On y redécouvre en volant l'incroyable aventure d'exister.
Shutter Island est un îlot au large de Boston où un hôpital psychiatrique semblable à une forteresse accueille des pensionnaires atteints de troubles mentaux graves et coupables de crimes abominables. Un matin de septembre 1954, le marshall Teddy Daniels et son équipier Chuck Aule débarquent sur cette île pour enquêter sur l?évasion de Rachel, une patiente internée après avoir noyé ses trois enfants. Dès leur arrivée, les deux policiers perçoivent l?étrange atmosphère de ce lieu clos. Ils comprennent vite que personne ne les aidera dans leur mission et ils se posent plusieurs questions : quel rôle jouent sur l?île les médecins qui dirigent cet hôpital et quelles méthodes expérimentent-ils sur leurs patients ? À quoi sert le phare qui domine l?îlot et dont l?entrée semble inaccessible ? Persuadés que l?évadée a bénéficié de complicités, les deux marshalls vont ruser pour découvrir tout ce qu?on leur cache mais un message codé laissé par Rachel les enfonce davantage en plein mystère. Petit à petit, ce drame fait ressurgir chez Teddy des éléments de son passé : il a connu la douleur de perdre sa femme dans un incendie criminel. Mais lorsque Chuck Aule découvre que le pyromane responsable des malheurs de son collègue se trouve interné sur l?île, il s?interroge sur Teddy : celui-ci est-il venu pour enquêter ou pour se venger ? Dennis Lehane a construit un puzzle diabolique et subtil dans l?intention de jouer jusqu?au bout avec les nerfs de ses lecteurs qui vont s?interroger tout au long d?un récit où les apparences sont souvent trompeuses et la vérité entrevue, contredite au chapitre suivant. Dans son précédent opus, le merveilleux Mystic River (porté à l?écran par Clint Eastwood), le romancier avait exprimé la mesure de son talent. Avec Shutter Island (en cours d?adaptation à Hollywood) il récidive de belle façon et son thriller à tiroirs se conclut par un magistral coup de théâtre. Si Lehane a changé de registre formel, il continue inlassablement à explorer les ressorts de la condition humaine. --Claude Mesplède
Dans un motel de Phoenix, un homme est assis, le dos au mur d?une chambre, et il regarde une mare de sang qui grandit à ses pieds. Ainsi commence drive, l?histoire, selon James Sallis, d?un homme "qui conduit le jour en tant que cascadeur pour le cinéma, et la nuit pour des truands". Dans la grande tradition du roman noir, il est "doublé" lors d?un hold-up sanglant, et bien qu?il n?ait jamais auparavant participé aux actions violentes de ses partenaires occasionnels, il se met à traquer ceux qui l?ont trahi et ont voulu le tuer.Dédié à Ed Mcbain, Richard Stark et Lawrence Block, Drive est un roman au style affûté comme un rasoir, qui n?est pas sans rappeler l?écriture sèche et nerveuse de Jean-Patrick Manchette. Un exercice de style éblouissant de la part de James Sallis, créateur du privé Lew Griffin, poète, universitaire, traducteur en Amérique de Raymond Queneau et dont la plupart de ses romans ont été édités en Série noire.Drive a fait l?objet d?une adaptation cinématographique, réalisée par Nicolas Wending Refn (Pusher, Valhalla Rising le guerrier silencieux), qui a d?ores et déjà reçu l?accueil très favorable de la critique ainsi que le Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes.
Parmi les milliers de lettres que Tolstoï écrivit à ses correspondants du monde entier, célèbres ou inconnus, les 840 lettres qu?il envoya à son épouse de 1862 à 1910, occupent une place à part et brossent un portrait intime de l?auteur de La Guerre et la Paix. Vivant fréquemment dans deux lieux différents, Tolstoï dans le domaine familial notamment, quand sa femme était à Moscou avec les enfants, l?un et l?autre se donnent des nouvelles de leur vie quotidienne. Parmi cette masse, une cinquantaine de leurs lettres, pour la plupart inédites, sont passionnantes; car elles illustrent les profondes dissensions du couple, lorsque Tolstoï se sent de moins en moins compris par sa femme. Lui, écrivain mondialement connu, devient le prophète d?un christianisme épuré, un apôtre de la non-violence, critiquant les fondements idéologiques et économiques de la société de son temps, jouant à la fin de sa vie un rôle politique et social considérable, quand sa femme demeure une mondaine, attachée à ses privilèges de grande aristocrate. Le fossé qui se creuse entre eux s?exprime dans ces lettres dans lesquelles Tolstoï se livre totalement, évoquant sa vie intime, son ?uvre, ainsi que les relations tumultueuses avec son épouse. Lettres étonnantes, parfois violentes, toujours dans l?essentiel, elles permettent de mieux comprendre l?un des plus grands écrivains de tous les temps. Elles seront accompagnées d?extraits des lettres de Sofia Tolstoï.