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Mir
Manaresi Laura ; Manna Giovanni ; Cottier Marcel
NOTARI
18,00 €
Épuisé
EAN :9782970115069
Le titre de ce livre nous rappelle, bien sûr, la station spatiale du même nom qui a tourné autour de la Terre pendant quinze ans, de 1986 à 2001. Et l'histoire racontée est bien celle d'un astronaute envoyé en mission dans l'espace. Pourtant, rien n'évoque ici les dimensions scientifiques du voyage effectué, rien ne glorifie les technologies de pointe concentrées dans ce laboratoire de recherche mis en orbite. C'est plutôt l'humanité de l'astronaute qui est mise en évidence à travers ses pensées et ses émotions, notamment lorsqu'il constate qu'une plante s'est mise à croître à l'intérieur même de la station : sans doute une graine s'est-elle glissée avec lui avant le départ, et voilà maintenant qu'elle a éclos ! Dès lors, le principal souci de l'astronaute est de garantir la survie de la plante, car elle représente à elle seule tout ce qui alimente la vie des hommes : les ressources de la Terre. Ainsi la mission scientifique est-elle montrée dans ce livre sous l'angle d'une finalité essentielle exprimée par le titre. Le mot " Mir ", en effet, signifie en russe tout à la fois : Paix, Univers, Terre. C'est avec beaucoup de justesse et de raffinement que le texte de Laura Manaresi et les illustrations de Giovanni Manna s'associent pour délivrer un message essentiel pour donner du sens au monde moderne.
Manna Giovanni ; Manaresi Laura ; Causse-Plisson E
Résumé : Les paroles fondatrices et fondamentales de John Muir sur la nature et les paysages, merveilleusement mises en images par Giovanni Manna. Chantre de la conservation et de l'observation des espaces sauvages, John Muir a consacré le meilleur de sa vie d'adulte à l'écriture de lettres, essais et livres sur le monde il aimait - en particulier les paysages sauvages de l'Ouest américain. Plus de 100 ans après la mort de Muir, l'impulsion de protéger ces merveilles naturelles irremplaçables sont toujours fort et peut-être encore plus urgents que jamais. Combinant certains des mots les plus mémorables et inspirants de l'auteur avec les images évocatrices de l'illustrateur, Pays sauvages nous rappelle notre responsabilité partagée et incontournable, celle tous les habitants avec leur planète terre. " Parcourons ensemble la Voie lactée ". Nous sommes citoyens du monde, et l'univers entier est notre maison
En donnant à notre colloque le titre Dali. Sur les traces d'Eros, nous souhaitons encourager une réflexion sur l'inscription de l'éros dans l'oeuvre dalinienne, que celle-ci soit écrite ou peinte. Comme le signala Sarane Alexandrian, le mot érotisme apparut très tard dans les écrits surréalistes. De même, l'acceptation sexuelle du mot orgasme fut très tardive: jusqu'au XIXème siècle, il désigne simplement "une grande colère". Autant de raisons de parler de "traces d'éros", plutôt que d'érotisme. Cela semble aussi convenir mieux à l'oeuvre de Salvador Dali qui a beaucoup parlé d'amour courtois. De plus, hormis ses dessins et "gribouillis" hâtifs en marge de ses manuscrits, ce qu'il nous présente, ce sont quelques gouttes, de discrètes érections et beaucoup de corps démembrés. L'état du Monstre du sex-appeal est à ce titre très significatif. L'érotisme, oui, ou ce qu'il en reste. Le choix du mot trace a, lui, des enjeux psychanalytiques. Dans sa préface à la Gradiva de Jensen/Freud (dont Dali a récrit l'histoire dans la première partie de La lie Secrète de Salvador Dali et figure à laquelle il dédie son autobiographie), J.B. Pontalis soutient que Freud est moins historien qu'archéologue: "La trace, plus que le cours des événements, l'intéresse car l'événement, pour lui, c'est la trace". Qualifier une trace d'événement implique que ladite "trace" n'est pas un fossile mort, ou une ruine immuable, mais qu'elle se manifeste davantage comme une force qui n'en finit pas d'exercer son action. Cette conception suppose que le sujet de l'érotisme est dynamique et se présente comme une question qui interpelle activement tant l'artiste sur lequel on s'interroge que le critique qui se penche sur cette question. La représentation du Narcisse penché sur lui même l'illustre. La main. fossilisée de la toile La Métamorphose de Narcisse est la condition de la surrection de la double-image. La main aussi "morte" semble-t-elle trouve l'énergie plastique de se déplier en un corps vivant plongé dans une contemplation intérieure métamorphique. En se penchant à son tour sur l'oeuvre de Dali, chaque conférencier est invité à réfléchir à la portée des traces d'éros dans son propre discours. L'érotisme en effet n'est pas nécessairement étranger au discours critique. Non pas seulement que traquer les traces de l'érotisme puisse être une quête excitante, cette excitation peut-être éclairante. L'excitation de la recherche ou l'excitation tout court. Ainsi, dans son récent livre Dali et moi, Catherine Millet propose que l'on tire profit de sa vie sexuelle comme ressource critique. Elle appliqua ce critère exploratoire dans La lie sexuelle de Catherine M. qui montre clairement ce que se partagent le sexe et l'espace. Que l'oeuvre de Dali l'ait incitée à répéter ce parti-pris n'a rien pour nous surprendre. Notre peintre et écrivain, dans son texte Le Phénomène de l'extase, ne nous a-t-il pas mis au pied du mur lorsqu'il déclara: Je demande au critique d'art: que pensez-vous de telle ou telle oeuvre au moment de l'extase? Et d'abord: mettez-vous en état d'extase pour me répondre. Que nous demande Dali? Pouvons-nous penser en extase? Et penser à Dali? La pensée sera convulsive ou ne sera pas? De quelle trace, l'extase (sexuelle, esthétique?) peut-elle marquer notre parole critique? Et le doit-elle?
Les Visages du lointain est un catalogue qui rassemble une trentaine de dessins réalisés par Joanna Concejo pour son exposition au Musée d'art et d'histoire - Hôtel Beurnier-Rossel - à Montbéliard, accompagnés de textes poétiques de Rafael Concejo. Des figures de la famille bourgeoise ayant vécu dans cet hôtel particulier du 18e siècle ressurgissent, imbriqués dans des décors végétaux flamboyants. Les collections, le mobilier, l'artisanat et le patrimoine naturel donnent le ton d'une poésie entre étrange et merveilleux.
Le texte de cet ouvrage est dédié «à tous ceux qui racontent des histoires», et les illustrations «à tous ceux qui résistent face à la réalité». Mais au fait, raconter et résister, n'est-ce pas la même chose? Nous savons qu'une mémoire et un imaginaire nourris de récits transmis par d autres hommes permettent à l'enfant, puis à l'enfant devenu adulte, d'affronter les questions, les obstacles, les peurs, sur le chemin de la vie. Une condition essentielle, cependant, doit être remplie: que résonne la voix du «passeur», pour qu'au-delà des limites spatiales et temporelles imposées aux individus, se perpétue, grâce à la musicalité de la langue, la conscience d'appartenir à une commune humanité. Les joues rouges répondent à cette exigence en mettant en scène un jeune garçon s adressant directement au lecteur pour lui faire part de son émerveillement à l'écoute des histoires racontées par son grand-père. Celles-ci sont rapportées dans un langage qui porte à la fois les marques du conteur et celles de l'enfant, traduisant bien la relation de confiance qui s établit à travers l'acte de narration, et dont le livre lui-même se propose finalement de matérialiser le témoignage sous une forme accessible à tous. La succession des images montre comment s'opère, dans l'esprit de l'enfant, son appropriation du monde par lequel son grand père lui dit avoir passé; et le signe visible de cet héritage, ce seront de jolies joues rouges, transmises, elles aussi, à travers les générations. Prix: gagnant du Bologna Ragazzi Award 2006 Fiction