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La naphtaline
Mamdouh Alia
ACTES SUD
16,70 €
Épuisé
EAN :9782742707607
A la fin des années quarante, dans un quartier populaire de Bagdad, une petite fille, Houda, affronte un monde en pleine décomposition. Un monde dont les lieux, les êtres et les choses vont être gardés dans sa mémoire comme de vieilles reliques qui sentent la naphtaline. Encore soumise à la domination coloniale britannique, la société irakienne nous est restituée telle que l'Histoire l'a forgée, tendre et violente, empreinte tantôt d'une immémoriale sagesse, tantôt d'une terrible cruauté. Elle ne semble tenir que par ses femmes, malgré leurs frustrations sociales et sexuelles, quand les hommes, le père, l'oncle, le frère, seigneurs de la maisonnée, manifestent, sous des dehors autoritaires, leur totale insignifiance. Roman marquant de la littérature irakienne, La Naphtaline croise monologues et dialogues, en un jeu incessant de personnages qui s'interpellent dans une langue foisonnante et crue mêlant l'arabe littéraire et le dialecte de Bagdad.
L'interventionnisme musclé de l'administration Bush a coûté cher à l'économie américaine et à l'image des Etats-Unis dans le monde. Au Moyen-Orient, le président Obama cherche à réparer les erreurs de cette politique : il lui faut renouer le dialogue, rétablir la confiance et protéger les intérêts des Etats-Unis. La tâche ne sera pas facile, vu la longue histoire du soutien américain à des régimes non démocratiques dans le monde arabe et sa politique de deux poids deux mesures suivie dans le conflit arabo-israélien.
L'une des grandes questions de l'Organisation mondiale du commerce est celle de l'adhésion des pays et ses conséquences (positives ou négatives). Cette adhésion est un processus long et complexe, car elle consiste non-seulement à profiter d'un siège et d'un droit de vote au sein de l'Organisation, mais aussi à accéder de manière sûre et stable aux marchés des pays adhérents. Parvenir aux marchés de ces pays n'est pas facile et exige d'accepter de nombreux engagements qui se prennent au cours du processus d'adhésion. Malgré l'influence croissante et le rôle déterminant de cette organisation dans les relations commerciales internationales, la République islamique d'Iran n'a pas encore pu y adhérer à part entière. L'objectif de ce livre est d'essayer de trouver des éléments de réponse à ces questions : pourquoi, après tant d'années, la République islamique d'Iran n'a-t-elle pas pu adhérer à l'Organisation mondiale du commerce ? Pourquoi l'Iran peine-t-il à en devenir un membre à part entière ? Au travers de la question des entraves devant l'adhésion de la République islamique d'Iran à l'OMC, Reza Mamdouhi rend visible la complexité des institutions économiques, juridiques et politiques de ce pays et des lois et règlements qui régissent ses sphères et montre les articulations des facteurs internes et internationaux.
Résumé : Mus'ab, un Irakien orgueilleux et dominateur, arrive à l'aéroport londonien de Heathrow accompagné de sa quatrième épouse, Widad, une jeune femme belle et soumise. Ils sont attendus par Hoda, la deuxième femme de Mus'ab, et leur fils Mazen, qui vit à Cardiff, tout pétri de culture européenne mais douloureusement attaché à son identité irakienne. Réunis dans un huis clos où viennent parfois résonner les échos de la deuxième guerre du Golfe, les quatre personnages se succèdent dans la narration de leur rencontre, restituant peu à peu les rapports troubles qui les unissent les uns aux autres. Dans le prolongement de La Naphtaline, ce roman à l'écriture singulière, de bout en bout violent et sensuel, ne se contente pas, comme certains écrits arabes contemporains, de dénoncer la tyrannie du mâle, la répression sexuelle ou l'hypocrisie des relations familiales. Il choisit d'explorer, dans son intimité même, la passion amoureuse dans ce qu'elle a de fondamentalement ambigu et tragique.
Sabîha est une jeune femme originaire du sud de l?Irak, qui poursuit ses études à la faculté des Lettres de Bagdad. Arrêtée le lendemain du coup d?Etat de février 1963 en raison de sa liaison amoureuse avec Badr, un militant communiste, elle est affreusement torturée et violée par ses geôliers et elle découvre à sa sortie de prison, brisée, qu?elle est enceinte et que Badr a été tué. Commence alors une longue confession de Sabîha (nous apprendrons au dernier chapitre qu?il s?agit d?un roman destiné à un concours), où sont dénoncés, avec une audace peu commune, l?archaïsme, l?hypocrisie, la cruauté, le machisme qui ravagent la société irakienne, et que la répression politique ne fait qu?ancrer davantage dans les m?urs. Dans sa détresse, la narratrice dévoile parallèlement ce qui la rattache encore à la vie après toutes les épreuves endurées: sa recherche éperdue du plaisir sexuel, ses amours lesbiens avec ses amies Hoda et Hojrân, ses liaisons passionnées mais souvent insatisfaites avec des hommes de passage. Le roman se clôt sur l?évocation d?un événement politique qui va longtemps déterminer le cours de l?histoire irakienne: la prise du pouvoir suprême par Saddam Hussein. Quelques jours plus tard, des enfants qui jouent sous un pont trouvent le cadavre mutilé de Sabîha flottant sur l?eau. Salué par la critique à sa parution en 2000, ce roman, le troisième de l?auteur, a été interdit à la diffusion dans la plupart des pays arabes. Il est souvent cité dans les études sur l?érotisme dans la littérature arabe contemporaine, et notamment sur l?homosexualité féminine.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.