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Idriss Alaoma, le caïman noir du Tchad suivi de La passion de Babemba suivi de Néo-Africanthropus
Mamani Abdoulaye ; Pénel Jean-Dominique ; Zakari M
L'HARMATTAN
16,50 €
Épuisé
EAN :9782343023847
Abdoulaye Mamani est mort accidentellement, à l'âge de 59 ans, en juin 1993 ; voici donc vingt ans. En dehors de ces écrits politiques (dispersés çà et là, mais jamais regroupés), il est essentiellement connu pour son roman Sarraounia (1980). Ces autres oeuvres, pourtant fort belles, ont moins de notoriété : poésies (Poémérides, 1972 ; Oeuvres poétiques, 1993), pièces de théâtre (Le balai, 1973) et nouvelle (Une nuit au Ténéré, 1987). En réalité, ces textes sont loin de représenter la production littéraire réelle de l'auteur : cinq romans, deux nouvelles, des essais, des poèmes restent à ce jour inédits. Autant dire que la partie non publiée est bien plus volumineuse que la partie éditée à ce jour. En outre, les textes qu'il a pu éditer dans des journaux en Algérie, lors de son exil dans ce pays, restent inconnus. Il importe donc de sortir de l'oubli cette oeuvre. C'est dans cette intention que le présent ouvrage entreprend de faire connaître trois textes : un exposé historique sur le plus grand souverain du Kanem Bornou, Idriss Alaoma, qui vécut au XVIe siècle ; une épopée, Babemba, qui retrace la manière dont ce chef sénoufo s'opposa jusqu'à la mort aux troupes françaises, à Sikasso, en 1898 ; enfin Neo-Africanthropus, poème dans la veine politique de l'auteur, qui expose ses idéaux sur l'Afrique, tels qu'on pouvait l'imaginer et l'espérer dans les premières décennies après les Indépendances, à l'époque du socialisme africain. Ces trois textes font découvrir de nouveaux aspects d'Abdoulaye Mamani : en effet, si Sarraounia aborde l'histoire, c'est par le biais de la fiction romanesque, alors qu'Idriss Alaoma se présente comme un petit essai pour vulgariser un personnage historique à l'intention du grand public ; si Abdoulaye Mamani poétisait depuis sa jeunesse, jamais il n'avait créé une longue épopée (de près de mille vers), à la manière de la tradition, comme dans Babemba, ni même un développement semblable à Neo-Africanthropus. Voilà pourquoi, le lecteur, qui a fréquenté les premiers ouvrages d'Abdoulaye Mamani, est assuré, en parcourant cette publication, de le voir apparaître sous un jour nouveau et complémentaire - en attendant que la partie immergée de son oeuvre ne fasse surface par la suite.
La lecture de ces contes et légendes nous entraîne bien plus loin qu'un simple voyage. La culture aymara pose en effet un regard sur l'existence bien différent de celui de notre monde occidental. Très vite, le lecteur va se trouver propulsé dans un milieu où l'homme n'es pas dissocié de la nature qui l'entoure. Ce livre s'adresse à ceux qui ont envie de montrer aux enfants qu'il existe différentes façons de vivre et de dialoguer avec la nature auxquelles ils ne sont pas habitués.
Le roman d'Abdoulaye Mamani repose sur des faits historiques authentiques. Les exactions des officiers Voulet et Chanoine sont ainsi décrites par J Ki-Zerbo dans son "Histoire de l'Afrique noire". "Ces officiers mégalomanes et désaxés semèrent leur route de massacres effroyables (...) Ils étaient pris de la folie des grandeurs et rêvaient d'installer un empire à eux dans k Soudait central Mais ils seront exécutés à leur tour par leur, tirailleurs africains". Le roman, construit autour de la mystérieuse et envoûtante Sarraounia, ne peut sans doute être considéré comme un document d'histoire. Néanmoins, il met en lumière le phénomène de résistance de la part des Aznas et l'état d'esprit de certains militaires coloniaux, aveuglés jusqu'au délire dans leur volonté de conquête et de prestige personnel.
Dans ce recueil, la voix poétique surgit parfois comme sous la forme d'un véritable réquisitoire contre ceux qui, ancrés de plein pied dans l'univers de la mondialisation, semblent bel et bien privilégier le profit et la rentabilité comme le projet de Conga au détriment de la bienveillance et de la protection de la Planète qui nous fait vivre et de ceux qui subsistent à travers elle et ses bienfaits. Il existe, sans nul doute, chez Porfirio, une préoccupation réelle pour le futur de ses pairs, pour le devenir des enfants mis à mal et en péril eu égard à la convoitise de certains groupes pétroliers qui agissent au mépris de la survie des dernières ethnies peuplant les territoires de la région de Cajamarca au Pérou. Porte-parole de ces communautés marginalisées, il émane de son recueil une vision animiste qui semble mêler à la fois une valeur de témoignage et de tolérance alliées, elles, à un amour sincère voué à son prochain, être dans lequel chacun peut se reconnaître et s'identifier.
Biographie de l'auteur Abdoulaye Mamani (1934-1993) mène très jeune une carrière politique. Quand son parti est évincé, il vit en exil de 1960 à 1974. Rentré au pays, il est emprisonné pour un coup d'Etat auquel il ne participait pas. Une fois libre, il se consacre à l'écriture. Il meurt dans un accident de la route en 1993.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.