L’ouvrage analyse avec brio les politiques d’extrême-droite en matière d’écologie, de leur négation du réchauffement climatique au déploiement de théories conspirationnistes envers les militants écologiques en passant par l’éco-nationalisme. Cet état des lieux se couple avec une enquête historique passionnante sur le même sujet. Les auteurs et autrices invitent à associer les luttes pour la défense du climat avec les luttes antifascistes.
L'élévation des températures et la montée de l'extrême droite forment deux menaces chaque jour plus pressantes. Or leur combinaison est explosive. Ce livre est une première tentative de les penser ensemble. Qu'ont dit, écrit et fait les partis nationalistes en matière d'écologie et de climat durant les deux dernières décennies ? Ils ont nié le réchauffement et se sont placés en défenseurs de l'industrie fossile ; ils abhorrent les éoliennes, s'opposent aux accords climatiques et nourrissent de théories conspirationnistes leur détesta-lion des mouvements écologistes. Même quand elle se revendique d'un "nationalisme vert", les positions de l'extrême droite restent en toutes circonstances déterminées par la défense du territoire et son obsession de l'immigration. L'état des lieux se double d'une fascinante enquête historique : dans les archives du fascisme classique, où les écrits de Marinetti et Jünger autant que les réalisations du Troisième Reich et de Mussolini témoignent d'une passion pour les énergies fossiles indissociable de leurs projets guerriers ; mais également au coeur de la civilisation occidentale où elles ont été une pierre angulaire de la domination blanche du monde moderne. Ces articulations anciennes entre la race et l'énergie resurgissent aujourd'hui dans une période de crise. Au point de faire émerger un fascisme fossile qui emploierait les moyens les plus brutaux à la préservation du statu quo ? Pour le Zetkin Collective, une chose est certaine : plus la Terre se réchauffe, plus la défense du climat et l'antifascisme tendent à ne former qu'un seul et même combat.
Kollontaï Alexandra ; Luxemburg Rosa ; Zetkin Clar
Quatre femmes de nationalités différentes, de langues différentes, traversent les années tumultueuses de la révolution bolchevique. Elles s'appellent : Rosa Luxemburg, Clara Zetkin, Alexandra Kollontaï et Asja Lacis. Elles sont des militantes, des artistes, des activistes et chacune d'elles apportera une contribution spécifique et originale à la révolution. Elles sont des femmes et leur regard est plus libre, intéressé à mettre l'accent sur la dimension de la vie, des passions, de la créativité et du féminisme des premiers temps. Rosa Luxemburg, fondatrice de la Ligue de Spartacus questionnera les structures de pouvoir envisagés par les Soviets, elle luttera dans l'Allemagne épuisée de l'après-guerre pour affirmer le regard puissant et compatissant de ceux qui partagent la condition de l'oppression. Clara Zetkin fera de la bataille pour les droits des femmes un élément d'affirmation spécifique de la condition féminine qui ne peut pas être réduite à la seule lutte de classe. Aleksandra Kollontaï, dans le grand bouleversement de la révolution bolchevique, indiquera dans la liberté sexuelle et dans le dépassement des rôles une critique non seulement de la société bourgeoise mais aussi du patriarcat. Le théâtre pour enfants d'Asja Lacis se réalisera dans les moments les plus difficiles du chemin [cheminement ? ] révolutionnaire, la même Lacis finira en Sibérie. Elle ne niera jamais son adhésion à la révolution, elle renforcera plutôt son engagement en tant qu'artiste, ayant travaillé avec Bertold Brecht, poursuivant la recherche pédagogique d'un théâtre destiné aux enfants les plus démunis. A ces femmes et à beaucoup d'autres, souvent passées sous silence, nous devons la force de pouvoir encore affronter et combattre dans un monde qui n'a pas été capable d'effacer ses nombreux préjugés par rapport aux subjectivités féminines. Les textes ici rassemblés ne sont que partiellement connus, certains pas publiés depuis un certain temps, comme dans le cas de Clara Zetkin, d'autres encore inedits en France comme pour Asja Lacis. Ce livre s'articule autour du thème du regard féminin et de la différente façon d'agir des femmes. Ce volume est le premier d'une trilogie qui se propose de s'interroger sur les moments de transition les plus marquants du féminisme et du militantisme féminin aux XXe et XXIe siècles.
Marx Karl ; Kollontaï Alexandra ; Zetkin Clara ; M
Si la littérature féministe est aujourd'hui foisonnante, les apports du marxisme révolutionnaire restent en grande partie méconnus. Ce recueil rassemble pour la première fois en français les principales contributions de ce courant sur l'émancipation des femmes. S'y côtoient aussi bien des auteurs classiques comme Marx, Engels, Luxemburg que d'autres, moins connus du grand public, comme Kollontaï, Zetkin ou Armand. Les textes rassemblés donnent à voir la grande richesse théorique du féminisme marxiste. La préface et l'appareil de notes de Josefina L. Martinez et Diana Assunçao mettent en lumière l'actualité politique de ces textes et invitent à les confronter à certains débats féministes contemporains.
Les femmes socialistes de tous les pays instaurent une journée des femmes. Elle aura lieu tous les ans et son objectif premier sera l'obtention du droit de vote, revendication à porter dans le contexte général de la condition féminine. La journée des femmes sera internationale et puissamment orchestrée. Fidèle amie de Rosa Luxemburg, Clara Zetkin (1857-1933) fut députée, journaliste et enseignante, et combattit notamment le patriarcat, le féminisme bourgeois, la Première guerre mondiale, Staline et le nazisme. Elle est l'initiatrice de la Journée internationale des femmes, qui continue de mobiliser chaque année, le 8 mars. A travers une courte biographie, des lettres, des discours de sa main et des textes de Rosa Luxemburg, Louis Aragon, Henri Barbusse ou encore Angela Davis, rassemblés par Florence Hervé, journaliste et spécialiste de l'histoire du féminisme en Allemagne et en France, se dessine le portrait d'une précurseure qui a durablement marqué le féminisme international.
Sartre et la politique : sur ce sujet, c'est toujours de son flirt avec les communistes dont on parle, et toujours pour condamner son coupable aveuglement. Le livre de Birchall n'évite pas le point mais le replace dans son contexte, celui de la guerre froide à sa pire période, où les dirigeants communistes français étaient mis en prison, les journaux saisis, les manifestations brutalement réprimées. Surtout, ce livre est comme une fresque où apparaissent des personnages fascinants avec lesquels Sartre a marché un temps dans ce demi-siècle agité : de Nizan à Leiris, de Colette Audry à Daniel Guérin, de Maurice Nadeau à Jean Genet... Et Birchall rappelle que l'attitude de Sartre pendant la guerre d'Algérie et la guerre du Vietnam lui a permis d'être à peu près le seul intellectuel de renom à pouvoir prendre la parole devant les étudiants en mai 1968. Mais il ne s'agit pas d'une hagiographie : les fragilités, les contradictions, les erreurs ne sont pas gommées, d'autant moins que Sartre lui-même les reconnaissait volontiers. Dans sa solidité documentaire, l'intérêt du livre est double : d'une part il éclaire la vie politique (et non philosophique ou littéraire, bien que par moments...) d'un personnage essentiel du XXe siècle, et d'autre part il offre la vision panoramique d'un territoire mal connu, celui de l'extrême gauche non communiste dans les années de l'après-guerre en France.
Comment un certain désir s'y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C'est le problème de ce qu'on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d'enrôlement. Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l'enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d'affects qui pouvaient s'y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c'est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s'en prend donc désormais aux désirs et aux affects. L'enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés. Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l'occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d'aliénation, d'exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux. Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement.
« Qu est-ce donc qu un démocrate, je vous prie? C est là un mot vague, banal, sans acception précise, un mot en caoutchouc. » Cette question, ce jugement sans appel d Auguste Blanqui datent d un siècle et demi nais gardent une actualité dont ce livre est un signe. Il ne faut pas s attendre à y trouver une définition de la démocratie, ni un mode d emploi et encore moins un verdict pour ou contre. Les huit philosophes qui ont accepté d y participer n ont sur le sujet qu un seul point commun: ils et elles rejettent l idée que la démocratie consisterait à glisser de temps à autre une enveloppe dans une boîte de plastique transparent. Leurs opinions sont précises dans leurs divergences, voire contradictoires ce qui était prévu et même souhaité. Il en ressort, pour finir, que tout usé que soit le mot « démocratie », il n est pas à abandonner à l ennemi car il continue à servir de pivot autour duquel tournent, depuis Platon, les plus essentielles des controverses sur la politique.
Un enfant qui continue à faire pipi au lit est-il un handicapé? Celui qui refuse d'ouvrir ses livres est-il un dyslexique? Le gamin turbulent est-il atteint de TDAH (trouble-déficit de l'attention avec hyperactivité)? Faut-il lui prescrire une cure de Ritaline? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles s'attaque ce livre. Grâce à une langue médico-sociale (LMS) élaborée, en s'appuyant sur une version totalement dévoyée de la psychanalyse, l'Etat normalise et évalue à tout-va tandis que l'industrie pharmaceutique invente des maladies et des molécules pour les traiter. Ces deux forces conjuguées, si on les laisse faire, finiront par abattre les lieux, créés après la Libération, où un enfant peut encore parler de son symptôme.
Un beau roman qui fait voyager des Indes jusqu'à San Francisco. On y "sent" toutes les couleurs, les odeurs, les sensations... A aucun moment, l'autrice ne juge les traditions indiennes, tout est raconté avec le plus grand respect !
Un roman puissant qui raconte la vie inimaginable et incroyable de Kya, une enfant abandonnée par les siens au cœur d'un marais. Ce lieu devient son refuge et sa seule famille. Une histoire passionnante, enrichissante et douce-amère. Un superbe hymne à la nature !
Relire les lettres persanes aujourd'hui, c'est redécouvrir une part de l'esprit brillant des lumières : cette aptitude rare à incarner un regard étranger sur sa propre société, à la percevoir sous ses atours d'étrangeté trop souvent voilés d'habitudes. Le contraste avec les petites pensées fades des sous intellectuels conservateurs qui dominent notre époque y est saisissant ; Montesquieu à travers les siècles nous réapprend à prendre un recul salutaire sur le monde social pour chercher la Raison dans l'Universel, c'est à dire aussi dans le regard de l'Autre.
Il y a peu, Juliet a perdu sa mère. Pour surmonter son deuil, l'écriture devient son seul refuge. Inlassablement, elle lui écrit des lettres même si elle sait que ces dernières sont vouées à demeurer sans réponse. Jusqu'au jour où Declan, qui fait des travaux d'intérêts généraux au cimetière, trouve une de ses lettres et a l'audace de lui répondre... Un roman d'amour bouleversant à la fois tragique et optimiste. A mettre entre les mains de toutes les incorrigibles romantiques. A partir de 15 ans