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Poème du sablier
Mallet Robert
GALLIMARD
3,45 €
Épuisé
EAN :9782070241286
Le Poème du sablier se divise en deux parties : la première est composée de vers qui vont de douze pieds à un pied, la seconde de vers qui vont d'un pied à douze pieds. Autrement dit, ce poème affecte la forme d'un sablier avec, en son centre, le point le plus resserré par où le sable coule. Il s'agit d'une méditation en face du "livre ouvert à la nuit" qu'est un ciel étoilé. On part de l'angoisse et du doute métaphysique pour aboutir au milieu du poème à la désespérance nihiliste. Après un intervalle blanc qui sépare les strophes descendantes et remontantes et qui représente le point zéro de la conscience, son point d'étranglement, la pensée se reconstitue comme le sable dans le bas du sablier et s'achève au moule de l'alexandrin renouvelé, non par un acte de foi supraterrestre, mais par une adhésion à la vie la plus spirituellement humaine. Même si le livre ouvert à la nuit n'est pas compréhensible, il faut refuser de vivre dans la marge. "Et tout reste possible". Le sablier, par sa mission et sa forme, m'a tenté, car je ne suis pas insensible aux analogies mystérieuses (et fantaisistes aussi, pourquoi pas ?)", Robert Mallet.
Résumé : Cinquante-sept poèmes qui ont entre quatre et trente vers. Chaque poème naît d'un instant qui a saisi le poète, soit à la Sorbonne, soit dans sa Picardie, soit en quelque étape de ses voyages sur les cinq continents. L'infime ou l'immense sont vus dans la précision de leur dessin et aussi dans l'éclat intérieur de leur signification. Tantôt le poète en tire une réflexion, tantôt il nous laisse y songer seuls. S'il lui arrive de frémir, il ne confie le plus souvent qu'avec une extrême pudeur ses amères résignations, ses nostalgies, et ses joies tenaces. Une ligne mélodique subtile et simple, une pensée à égale distance du symbole et de la moralité placent Robert Mallet dans la tradition de la poésie française.
Un miroir qui s'étonne d'accueillir un visage sur son second versant, et un poète qui se sert de son miroir pour essayer de se mieux connaître à travers de nombreux et lointains voyages où se reflètent ensemble l'anecdote et l'éternel.
Résumé : De petits poèmes en vers libres, d'une fluidité transparente. Cette transparence est une forme de pudeur. Elle voile une réflexion philosophique sur la vie. Le poète ne développe pas, n'orchestre pas, il ne hèle pas le lecteur. Il est plus réservé, il s'amuse moins avec les mots et les sons que dans ses oeuvres précédentes. Il obtient ainsi des pièces concises, intenses : L'araignée a tissé sa toile dans l'angle de la porte, à gauche. Je passe adroitement pour respecter l'oeuvre d'art où grésillent des agonies. Les contradictions de l'univers et de notre conduite sont montrées avec la plus grande économie de moyens et une aisance trompeuse. Mais le lecteur un peu attentif ne peut s'empêcher de frissonner devant ce calque de nos comportements. Si le poète chante ici plus bas, il nous confie une expérience plus grande.
« La rose en ses remous se blesse à ses épines », titre d'un recueil et début d'un poème. Rose blessée à soi dans les remous du vent, et rose aussi, jamais pareille à l'autre, qui est en soi remous. Le poète s'y définit, et tout homme en proie à ses orages : ceux qu'il subit, ceux qu'il secrète...
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.