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Ellynn
Mallet Robert
FOLIO
10,50 €
Épuisé
EAN :9782070382057
Venu chercher la solitude et la paix dans une maison isolée d'Irlande, le peintre anglais Aubry est bien vite ému par la violence de la relation qu'entretiennent sa plus proche voisine, " la veuve " Martha, et sa petite fille Ellynn. Un jour, l'enfant s'enfuit chez Aubry, qui la prend totalement en charge, avec l'accord de la mère. La tendresse ombrageuse d'Ellynn, son goût de l'absolu éveillent chez Aubry d'abord un profond sentiment paternel, puis un attachement immodéré. Martha ne le laisse pas non plus indifférent. Cet étrange trio s'attire l'hostilité du voisinage, et la venue d'Edith, discrète amie d'Aubry, ajoute encore à la complexité d'une situation qui devient insoutenable. Un drame qu'il faudra bien dénouer, et dont l'issue sera pathétique.
Résumé : De petits poèmes en vers libres, d'une fluidité transparente. Cette transparence est une forme de pudeur. Elle voile une réflexion philosophique sur la vie. Le poète ne développe pas, n'orchestre pas, il ne hèle pas le lecteur. Il est plus réservé, il s'amuse moins avec les mots et les sons que dans ses oeuvres précédentes. Il obtient ainsi des pièces concises, intenses : L'araignée a tissé sa toile dans l'angle de la porte, à gauche. Je passe adroitement pour respecter l'oeuvre d'art où grésillent des agonies. Les contradictions de l'univers et de notre conduite sont montrées avec la plus grande économie de moyens et une aisance trompeuse. Mais le lecteur un peu attentif ne peut s'empêcher de frissonner devant ce calque de nos comportements. Si le poète chante ici plus bas, il nous confie une expérience plus grande.
Résumé : Aubry quitte Londres et achète une maison isolée sur une des péninsules les plus sauvages d'Irlande, pour revivifier son regard de peintre sans avoir à craindre de nouveaux entraînements du coeur. Mais peut-on vraiment s'affranchir, vivre une solitude absolue ? Peut-on ouvrir sa porte aux bêtes perdues sans l'ouvrir à tous ceux qui cherchent un refuge ? Quelles frontières assigner à la générosité et comment la concilier avec l'indépendance ? Aubry souffre de voir se dresser l'une contre l'autre sa voisine Martha, "la veuve", et Ellynn la petite fille qu'elle a eue d'une première liaison malheureuse. Un jour, Ellynn s'enfuit et demande à Aubry de la garder chez lui. Il ne peut faire autrement que de la prendre en charge, avec l'accord de la mère, laquelle éprouve pour lui une attirance qu'il veut ignorer. Il découvre, étonné et heureux, le sentiment paternel mêlé, dans la limpidité des rapports quotidiens, à la sensation que la petite fille est devenue pour lui la compagnie la plus douce qui soit, et bientôt une compagne à laquelle il s'attache immodérément. De son côté, Ellynn lui voue une tendresse très ombrageuse. Le village commence à jaser sur les relations d'Aubry tant avec la fille qu'avec la mère, car Martha, elle aussi, d'une autre manière l'a ému. Et la venue d'Edith, sa discrète amie d'Angleterre, vient tout compliquer. La situation devient intenable, insoluble. Il faudra pourtant trouver une issue. Elle sera pathétique. Ce roman, écrit dans une langue à la fois rigoureuse et sensible, dont la suggestivité poétique s'impose, est imprégné du paysage irlandais aux beautés envoûtantes. Une figure inoubliable en émerge, celle d'une petite fille passionnée, intransigeante, aux confins de l'enfance et de la féminité : Ellynn.
Un miroir qui s'étonne d'accueillir un visage sur son second versant, et un poète qui se sert de son miroir pour essayer de se mieux connaître à travers de nombreux et lointains voyages où se reflètent ensemble l'anecdote et l'éternel.
« La rose en ses remous se blesse à ses épines », titre d'un recueil et début d'un poème. Rose blessée à soi dans les remous du vent, et rose aussi, jamais pareille à l'autre, qui est en soi remous. Le poète s'y définit, et tout homme en proie à ses orages : ceux qu'il subit, ceux qu'il secrète...
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»