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Franz Rosenzweig. Le cantique de la révélation
Malka Salomon
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204079105
Que reste-t-il de Rosenzweig, plus de soixante-quinze ans après sa mort? Des tranchées de la Première Guerre mondiale aux dernières années marquées par la paralysie, Salomon Malka est allé sur ses traces, dans la ville qui l'a vu naître, et raconte ce chemin de pensée singulier qui passe par la tentation chrétienne, le retour au judaïsme, et la découverte de leur intimité profonde et inconciliable. Il cherche à faire revivre le personnage, proclame le retour de sa pensée parmi nous et renoue les fils d'une ?uvre majeure, L'Etoile de la Rédemption, qui se voulait un témoignage pour un lointain avenir. Derrière leparcours, l'auteur pressent un livre-nourricier, le Cantique des Cantiques. Comment le récit de la Sulamite peut-il inspirer une vie? Comment s'insère-t-il dans le parcours du philosophe? Comment un dialogue entre deux livres peut-il s'instaurer et se nourrir par-delà le temps? À travers une lecture croisée, où du c?ur de L'Étoile la silhouette de la bergère d'Ein Guedi nous fait signe, l'auteur entreprend de revisiter à sa manière un itinéraire de pensée sans pareil dans le siècle et dont on n'a pas fini de découvrir, aujourd'hui encore, tout l'éclat.
Résumé : On l'appelait " le maître ". Il donnait, tous les samedis matin, des leçons bibliques. On se disait : " Rendez-vous samedi prochain à Auteuil " Mais qui était-il ? Que contait-il ? Familier de ces cours, Salomon Malka tente pour la première fois d'en reconstituer le contenu. Il disait que toute personne était élue. Il disait que le monde de la Bible était un monde de visages. Il disait que les prophètes ne se souciaient pas de l'immortalité de l'âme mais de la veuve et de l'orphelin. Qu'avait le maître de si précieux qu'on ne trouvait chez personne d'autre que lui ? Pourquoi des générations d'élèves se sont-elles succédé pendant des décennies ? Pourquoi le charme se dissipait-il dès lors qu'on voulait coucher par écrit les scènes auxquelles on avait assisté ? Il ne commentait jamais la Bible. Il commentait le commentaire, la Bible et Rachi toujours intimement mêlés. Tous ceux qui se sont salués en disant : " Samedi prochain à Auteuil " se reconnaissent entre eux longtemps après, comme une confrérie des habitués. Ils n'ont souvent pas conservé grand-chose du contenu du cours, mais un peu de cette mélodie est resté dans leur tête. " Samedi prochain " fut la phrase de ralliement de plusieurs générations. Elle demeure aujourd'hui pour beaucoup une sorte de madeleine proustienne.
Résumé : 2018 marque l'anniversaire des 70 ans d'Israël (vote de l'ONU du 14 mai 1948). Dans cet ouvrage, Salomon Malka revient sur 70 dates qui ont compté dans l'histoire de cet Etat. Il nous raconte ainsi chaque journée marquante ou déterminante pour ce pays, en guerre depuis sa création. La politique, les relations internationales, mais également l'archéologie, la culture, la technologie, l'écologie... sont revisités par l'éclairage qu'en donne l'auteur. Un essai passionnant et essentiel pour comprendre le parcours d'un Etat et d'un peuple, du roi David à l'actualité la plus récente.
Retourne-t-on jamais là d'où l'on vient ? Nos racines et nos déracinements ne vivent-ils que dans l'imaginaire ? En entamant un pèlerinage aux sources familiales en compagnie des siens, de son père surtout, au fin fond du Sahara marocain, le narrateur rencontrera la plus redoutable des épreuves, la confrontation avec sa légende personnelle. Défile la roule au hasard des paysages berbères, des rites villageois, des mendiants et des aveugles, des mythes et des contes, mais aussi des traces enfouies du passé juif avec ses cimetières désertés. Se télescopent les bribes et les fragments d'une vie parisienne, le tourbillon du métier de journaliste, la ronde des femmes. En amont, il y a le rêve éteint de l'Andalousie médiévale. En aval, la réalité brûlante du conflit israélo-arabe. Partout, une seule Méditerranée. Le père est venu réciter le Kaddish, la prière juive au mémorial, sur la tombe du grand-père. Mais lui et son fils, comment pourraient-ils savoir que ce voyage restera inachevé ? Avec ce roman superbement mené, à la fois parabole et kaléidoscope de miniatures, Salomon Malka montre, de manière vibrante, que l'enfance et l'Orient ont en commun d'être des exils. Journaliste, écrivain, directeur de RCJ (la Radio de la communauté juive), Salomon Malka, disciple d'Emmanuel Lévinas est, entre autres, l'auteur de Monsieur Chouchani. Tinghir est son premier roman.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
De 1941 à 1943, à Amsterdam, une jeune femme juive de vingt-sept ans tient un journal. Le résultat : un document extraordinaire, tant par la qualité littéraire que par la foi qui en émane. Une foi indéfectible en l'homme alors qu'il accomplit ses plus noirs méfaits. Car si ces années de guerre voient l'extermination des Juifs en Europe, elles sont pour Etty des années de développement personnel et de libération spirituelle. Celle qui note, en 1942, " Je sais déjà tout. Et pourtant je considère cette vie belle et riche de sens. A chaque instant. ", trouve sa morale propre et la justification de son existence dans l'affirmation d'un altruisme absolu. Partie le 7 septembre 1943 du camp de transit de Westerbork, d'où elle envoie d'admirables lettres à ses amis d'Amsterdam, Etty Hillesum meurt à Auschwitz le 30 novembre de la même année.
Dans cette Petite Conférence, Delphine Horvilleur s'interroge sur la façon dont nous comprenons le monde, et pour cela, sur la façon dont nous le racontons. L'importance du récit, les rabbins la connaissent mieux que personne. Elle évoque donc son métier de femme rabbin. Elle le définit comme un geste d'écoute et d'ouverture envers les autres, à partir de l'étude des récits bibliques. Elle explique comment les récits, les contes, les mythologies, les textes religieux ont mille choses à nous raconter. Comment ils cherchent continuellement à établir du lien entre les générations, à nous dire que la nouvelle génération n'est pas la copie conforme de l'ancienne et que le monde a besoin d'une mise à jour. À chacun de trouver le sens qui lui semble être le bon, car nous pouvons reconstruire le sens de la phrase et le sens du monde, afin qu'il soit pertinent pour nous tous.Notes Biographiques : Delphine Horvilleur, femme rabbin française du Mouvement juif libéral de France (MJLF), est une ancienne journaliste. Elle s'est formée auprès du rabbin Haïm Korsia. Elle est aujourd'hui directrice de la rédaction de la Revue de pensée(s) juive(s) Tenou'a.
Nahum André ; Chanfrault Bernard ; Bensoussan Albe
Depuis des siècles, toute une tradition populaire d'humour et de sagesse marque le monde de la Méditerranée. Ecrivain, conteur, André Nahum offre ici avec les farces de Ch'hâ, personnage mythique du bassin méditerranéen, une anthologie d'histoires, d'expressions et de proverbes utilisés par les juifs de Tunisie. Certains ont été adoptés et adaptés par les juifs à partir du folklore arabe, d'autres sont spécifiquement juifs. Recueillies, pour la plupart, auprès de personnes originaires d'Afrique du Nord et d'Egypte, ces expressions de la sagesse populaire ont accompagné vingt siècles de présence juive au Maghreb. Originaire de Tunisie, médecin, André Nahum (1921-2015) a voulu conserver par ses livres la mémoire de la communauté juive de Tunisie. Il est l'auteur d'une demi-douzaine d'ouvrages sur les traditions orales des différentes communautés du Maghreb, l'humour populaire et le personnage de Djoha. Il a également publié un roman historique, Le Médecin de Kairouan, chez Ramsay.