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Histoire des révolutions
Malia Martin ; Bury Laurent
TALLANDIER
30,00 €
Épuisé
EAN :9782847344950
Livre testament d'un des plus grands historiens du XXe siècle, Histoire des révolutions (History's Locomotives. Revolutions and the Making of the Modern World) fait figure de classique depuis sa parution en anglais, à la fin de 2006. On l'a comparé sans abus à Tocqueville (L'Ancien régime et la Révolution) ou à Max Weber (L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme); il est la synthèse d'une vie de recherches pluridisciplinaires. Un exceptionnel récit d'histoire comparée, limpide, sans artifice, où le modèle théorique est toujours strictement subordonné à l'exposé préalable des faits. Tout commence par la révolution hussite qui ensanglante la Bohême (1415-1436) et ouvre la voie à la Réforme. C'est le premier ébranlement de la chrétienté romaine. Suivront, dans un enchaînement logique: le séisme du luthéranisme (1517-1555), l'insurrection huguenote (1559-1598), la révolte des Pays-Bas (1566-1609), la révolution britannique (1640-1688), la guerre d'Indépendance américaine (1776-1787) et la Révolution française (1789-1799) qui inaugure le principe d'égalité. Dès lors, il ne s'agit plus simplement de corriger ou de réformer l'ordre existant mais de créer un monde neuf. Le rêve millénariste se renforce de raison, la révolution devient une science, une religion, avec sa loi et ses prophètes. Ainsi, 1848, la Commune de Paris puis la IIe Internationale prépareront l'avènement paradoxal d'une autre révolution, "Octobre rouge", qui contrevient en tout point aux "lois de l'histoire", promulguées dans Le Capital, et dont Malia suit le déroulement jusqu'à l'effondrement du communisme. Cette onzième révolution, qui devait mettre fin à toutes les autres, était-elle réellement la dernière? L'auteur se garde bien de trancher. Son propos est à la fois plus modeste et plus sérieux. Plus inquiétant. Biographie de l'auteur Martin Malia a enseigné à Harvard et Berkeley mais aussi rue d'Ulm, à l'Ecole des hautes études en sciences sociales et à Sciences Po. Spécialiste de l'histoire russe et de ses révolutions, il a publié Comprendre la révolution russe (1980), La Tragédie soviétique. Histoire du socialisme en Russie, 1917-1991 (1995) et l'Occident et l'énigme russe. Du cavalier de bronze au mausolée de Lénine (2003), tous parus aux Editions du Seuil.
Etait-il, cet élan, dans l'auto qui virait ? Ou bien dans le regard, où l'on prit et retint, pour les perdre à nouveau, les baroques figures d'anges qui se dressaient, parmi les campanules, dans la prairie, emplies de souvenirs, avant que le parc du château n'encerclât, clos, la course, et qu'il ne la frôlât, qu'il ne la recouvrît, la relâchant soudain : le portail était là, qui, comme s'il l'avait appelé, désormais contraignait à tourner le long front du bâti, après quoi l'on stoppa. Eclat d'un glissement sur la porte vitrée ; et par son ouverture jaillit un lévrier, qui porta ses flancs creux, comme il en descendait, contre le plat des marches. Ce sont ces "poèmes de l'oeil" , de l'oeil posé sur les choses et les paysages, sur les monuments, sur les scènes d'intérieur, sur tout ce qui fait le monde sensible, que nous souhaitons [re]faire découvrir au lecteur français, dans une édition bilingue (actuellement la seule disponible sur le marché éditorial) et dans une traduction nouvelle qui cherche à rendre, avec toutes les difficultés de l'entreprise, la beauté du texte original.
Résumé : De même qu'Alban Berg treize ans plus tard dédiera son concerto pour violon "à la mémoire d'un ange" , Rilke compose en 1922 - et comme d'un seul souffle en trois semaines - les 55 sonnets constitutifs des Sonnets à Orphée à la mémoire (comme "tombeau" , écrit-il en sous-titre du cycle) de Véra Ouckama Knoop (1900-1919), jeune danseuse qu'il avait prise en affection et qu'il incarne dans la figure d'Eurydice, pour dire que, face à la mort, il n'est d'espoir que de re-vie. Cette dernière, seul le chant du poète archétypal - le chant d'Orphée -, permet de l'envisager, au sens premier du verbe : ainsi voit-on la rose refleurir chaque année ; ainsi la fleur coupée, languissante, recouvre-t-elle sa vigueur pour peu qu'on la dispose dans un vase et l'humecte ; ainsi le printemps se révèle-t-il riche de promesses au sortir de l'hiver ; ainsi l'eau des aqueducs longe-t-elle, vive et perpétuelle, les tombeaux pour alimenter la bouche volubile des fontaines. Une strophe parmi d'autres dans le recueil résume peut-être cet espoir et cette sérénité : Seul qui mangea avec les morts du pavot, leur pitance, saura des plus légers accords garder la souvenance. Comme si la mort seule nous unissait au chant. Comme si la mort seule en était l'origine.
Cet ouvrage très attendu d'un des meilleurs spécialistes de l'histoire russe est d'abord un récit global de l'évolution du communisme soviétique sur soixante-quatorze ans, des origines du système à sa fin. Il est surtout un essai d'analyse et d'interprétation du phénomène soviétique. Jusqu'à ces derniers temps, nous ne percevions ce phénomène qu'à travers une vitre obscure. Jusqu'à la fin ou presque, la réalité soviétique a été un secret bien gardé. Sa prétention à un universalisme socialiste faisait d'elle, pour le reste de la planète, un objet d'attraction ou de répulsion, également perturbantes. L'expérience soviétique étant désormais un chapitre clos de l'Histoire, le moment est venu de reprendre le phénomène communiste en Russie dans sa globalité et d'en rendre raison avec le réalisme et la sérénité de l'historien.
Résumé : Si Rainer Maria Rilke (1875-1926) est sans doute un des poètes d'expression allemande les plus universellement connus du premier quart du XXe siècle (et "le meilleur poète d'Europe" aux yeux de Verhaeren), en France on lit surtout ses Lettres à un jeune poète et ses deux grands recueils des années 1920 (Les Elégies de Duino et les Sonnets à Orphée), pour ne retenir de ses Poèmes nouveaux, publiés en deux tomes en 1907 et 1908, que quelques poèmes emblématiques tels que La panthère ou La cathédrale. Or, c'est avec ce livre (et son pendant narratif, écrit à la même époque : Les Cahiers de Malte Laurids Brigge) que Rilke devient vraiment lui- même, qu'il commence à manifester son projet poétique (et la voix pour l'accompagner) tel que Maurice Blanchot le formulera plus tard en écrivant : "Voir comme il faut, c'est essentiellement mourir, c'est introduire dans la vue ce retournement qu'est l'extase et qu'est la mort. Ce qui ne signifie pas que tout sombre dans le vide. Au contraire, les choses s'offrent alors dans la fécondité inépuisable de leur sens que notre vision habituellement ignore, elle qui n'est capable que d'un seul point de vue". Ce sont ces "poèmes de l'oeil", de l'oeil posé sur les choses et les paysages, sur les monuments, sur les scènes d'intérieur, sur tout ce qui fait le monde sensible, que nous souhaitons [re]faire découvrir au lecteur français, dans une édition bilingue (actuellement la seule disponible sur le marché éditorial) et dans une traduction nouvelle qui cherche à rendre, avec toutes les difficultés de l'entreprise, la beauté du texte original.
Bref, je plaidais pour la vie contre la mort et je conseillais au général de lire un des plus beaux livres de guerre qui soient, Le Dernier ennemi, de Richard Hillary, qui raconte comment la bataille d'Angleterre fut gagnée par les pilotes de Spitfire de la Royal Air Force, jeunes hommes de vingt ans, frais émoulus d'Oxford, de Cambridge, après Shrewsbury College ou Eton, entrés à jamais dans l'histoire des héros sous le nom de"garçons aux cheveux longs". [...] Extrait du Lièvre de Patagonie de Claude LANZMANN (Gallimard, 2009)."
Lorsque Philippe le Bel fit arrêter les Templiers en 1307, l?Histoire tournait une page: les tempsmodernes, illustrant le triomphe du temporel sur le spirituel, commençaient. L?ordre militaire leplus prestigieux de la chrétienté, qui avait défendu le royaume de Jérusalem pendant près de deuxsiècles au prix de très lourds sacrifices, était sur le point d?être définitivement abattu par le roi deFrance. Leur arrestation massive, minutieusement préparée, fut une gigantesque opération policière: elle stupéfia l?opinion, pris de court le pape Clément V, accabla l?honnête grand Maître de l?Ordre, Jacques de Molay. S?ensuivit une parodie de justice orchestrée par l?inquisition: accusations mensongères, lavages de cerveaux, séances de tortures savamment graduées. Lâchetés et actes d?héroïsme, trahisons et coups de théâtre se succédèrent jusqu?à la suppression du Temple et la mort sur le bûcher de Jacques de Molay en 1314. C?est ce mécanisme diabolique que GeorgesBordonove a mis à plat avec son talent de narrateur. Démontrant l?indigne falsification des chargespesant sur les inculpés, il laisse la vérité s?imposer d?elle-même qui plaide en faveur des victimesde la tragédie.
Tout jeune sous-secrétaire d'État aux Colonies, Winston Churchill accomplit, à l'automne 1907, une tournée en Afrique de l'Est. Au cours de son voyage, il combine travail et plaisir: aux parties de chasse au gros gibier et expéditions touristiques, succèdent les rencontres avec des officiels, colons et chefs de tribus. Dans ce récit de voyage, il conte ses journées africaines, décrivant du point de vue d'un Européen du début du XXe siècle l'innocence et le charme des tribus qu'il rencontre tout en dénonçant les abus du colonialisme. Alternant considérations politiques et descriptions des paysages qui l'émerveillent, Churchill mène son lecteur le long du Nil, en Ouganda et au Kenya. Véritable oeuvre littéraire, ce texte n'avait jamais été traduit en français.
D'un essai enlevé sur les caricatures à un autre, magnifique, sur le plaisir de peindre, en passant par une analyse du gouvernement parlementaire et des problèmes économiques, Winston Churchill partage avec son lecteur les sujets divers et parfois inattendus qui l'occupaient dans l'entre-deux-guerres. On avait découvert un écolier turbulent, un soldat courageux et un écrivain prometteur dans Mes jeunes années. On retrouve ici un homme tout aussi aventureux, dont l'expérience s'est considérablement enrichie, la vision du monde et de la société sensiblement affinée et dont la vivacité de style reste un grand plaisir littéraire. A travers cette collection de pensées, de souvenirs, de réflexions et même de prédictions se dégage une philosophie profonde et originale.
Présente trente-cinq semaines d'affilée dans la liste des best-sellers, La Spectaculaire Histoire des rois des Belges est proposée ici dans une version revue et actualisée.
Résumé : Les canons de la beauté ont varié selon les époques : ce sont leurs transformations que restitue ce livre. Cette histoire décrit ce qui plaît ou ne plaît pas du corps dans une culture et dans un temps : allures et traits valorisés, contours soulignés ou dépréciés, moyens d'embellissement repensés. L'imaginaire y prend part au même titre que les valeurs d'une époque. La beauté n'a cessé de distinguer des individus ; en même temps, elle traduit les oppositions entre les groupes sociaux, les genres, les générations. Objet inquiet ou glorieux du miroir, elle est elle-même miroir des sociétés.
La popularité de la reine Elizabeth n'a jamais faibli. Comment une jeune fille timide qui n'était pas destinée à monter sur le trône est-elle parvenue à incarner l'odyssée du XXe siècle, en gardant intact le prestige de la monarchie britannique ? Au côté de son père George VI, on découvre l'éducation de la little princess, son apprentissage du métier royal, son engagement comme conductrice de camion au service des armées en 1944, son mariage avec Philip Mountbatten en 1947 et son accession précoce au trône en 1952, guidée par son Premier ministre et mentor Winston Churchill. Elizabeth II a dédié sa vie à la monarchie, même lorsque les crises l'ont menacée : les frasques de sa soeur Margaret et celles des enfants Windsor, sans oublier l'affaire Diana qui ébranla son image et mit en danger la couronne. Marc Roche nous fait pénétrer dans le quotidien de la reine à Buckingham Palace, au château de Windsor à Londres ou dans sa résidence estivale écossaise de Balmoral. A plus de 90 ans, elle reste le seul monarque régnant sur 16 pays et quelque 130 millions de sujets. Son destin est exceptionnel.
Résumé : Le roi Léopold Ier des Belges, la reine Victoria d'Angleterre, le tsar Boris des Bulgares? tous descendent de la même lignée ! Après les Habsbourg, les Romanov etles Bourbon, les Saxe-Cobourg sont la dernière famille royale à avoir profondément marqué le visage de l'Europe monarchique. S'ils sont toujours installés sur leur trône au Royaume-Uni (Elizabeth II) et en Belgique (Philippe), ils ont essaimé, au fil du temps, du duché de Cobourg à la Bulgarie en passant par le Portugal et d'innombrables unions dynastiques. Depuis la fin du dix-neuvième siècle et sous l'impulsion de forts caractères comme Léopold Ier ou la reine Victoria, les Saxe-Cobourg ont incarné le renouveau de la monarchie dans un siècle de révolutions. Mariages, trahisons, héritages et coups de génie, leur histoire mouvementée un véritable roman marqué de personnages contrastés et brillants. En racontant avec fougue leur histoire, Patrick Weber nous offre un nouveau regard sur l'Europe dynastique. Une saga écrite et construite comme un roman !