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QU'EST-CE QUE LA CAUSALITE? KANT ET HUME
MALHERBE
VRIN
8,50 €
Épuisé
EAN :9782711611836
Nous ne cessons de chercher des causes. Sans y songer le plus souvent. Dans notre expérience quotidienne, nous lions entre elles des choses, des qualités, nous rapportons des événements les uns aux autres, et nous entendons par là que ce qui est ainsi lié est assez fortement lié pour ne pas décevoir notre attente. En vérité, ce sont moins les causes qui ordinairement retiennent notre attention ou occupent notre souci, que les effets. Car il nous faut nous conduire, il nous faut agir pour vivre, et nous ne pouvons pas agir sans espérer, sans anticiper des résultats. La recherche des causes naît lorsque précisément les effets ne se produisent pas conformément à notre attente, lorsque l'expérience que nous avons acquise ne suffit plus à satisfaire nos besoins. Et l'idée nous vient que quelque cause, que nous ne connaissons pas et qu'il nous faut découvrir pour agir sur elle, interfère et contrarie nos espérances.
Bacon fut avocat, conseiller du roi, ministre de la justice et... philosophe. Au début du XVIIe siècle, il proposa une réforme du savoir en même temps qu'une réforme des institutions du savoir. La connaissance n'est pas une oeuvre individuelle, elle est une tâche collective. Le philosophe, ne saurait donc se distraire de la communauté de ses semblables et il doit d'abord les persuader du bien-fondé de son entreprise. Or il n'a d'autre moyen pour cela que la philosophie. Le plan de cet ouvrage est simple : après une biographie relatant la vie peu banale de Bacon, une deuxième partie analyse les différents moments du projet général de l'Instauratio magna. La troisième partie présente chacune des oeuvres majeures du Lord Chancellor à la lumière de l'intention à la fois philosophique, pédagogique et politique qui fut la sienne.
En bref, un langage clair avec des mots qu'on épure d'abord par des définitions exactes et qu'on purge de toute ambiguïté, voilà la lumière de l'esprit humain ; la raison est le pas ; l'accroissement de la science le chemin ; et le bien de l'humanité le but. Au contraire, les métaphores, les mots ambigus ou qui ne veulent rien dire sont comme des feux follets ; s'en servir pour raisonner, c'est errer parmi d'innombrables absurdités ; leur aboutissement, ce sont les conflits, les discordes intestines, l'empire du mépris. Beaucoup d'expérience fait la Prudence ; de même beaucoup de science fait la Sapience." Hobbes, Léviathan.
Résumé : Ouvrez ce livre enchanteur où sont rassemblés les plus célèbres contes et comptines de la littérature enfantine et de belles histoires pour tous les soirs : Boucle d'or et les trois ours, Le Petit Chaperon rouge, Les Trois Petits Cochons... Des textes à lire et à relire pour profiter du bonheur de la lecture en famille.
Oh, pauvres de vous, vendus comme des chiens, infortunés et maltraités! Votre courage s'est-il donc pétrifié? Désormais n'agirez-vous donc plus et serez-vous éternellement des serviteurs alors que vous pourriez être des seigneurs et venger les affronts et les humiliations qui vous sont faits ?". Le mardi de Pâques 31 mars 1282, la Sicile tout entière se révolte contre Charles d'Anjou, frère de Saint Louis, qui occupe le royaume depuis près de vingt ans. Au signal donné à l'heure des vêpres, la population se précipite dans une chasse aux Français qui va faire près de 8000 victimes puis refouler Charles d'Anjou hors de l'île et y installer pour finir la Couronne d'Aragon. A la fois chant populaire et chronique historique, le bref récit de la fin du XIIIe siècle ici présenté met en scène Jean de Procida, l'âme de la rébellion. Héros bafoué mais rusé comme Ulysse, il tisse tambour battant un immense complot à travers toute la Méditerranée, de Byzance à Barcelone en passant par Rome et Palerme. Ce Complot de Jean de Procida, évocation épique de la Sicile insoumise, est aussi à sa façon l'un des tout premiers romans d'espionnage.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.