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Paolo Conte
Malfatto Monique
SEGHERS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782232102035
Un curieux homme. Pétri de contradictions. Pas de look extravagant comme les aime le show-business : vêtements neutres, cravate discrète, moustache drue mais courante. Et, en même temps, un esprit d'invention qui touche tous les domaines dans lesquels il s'investit. Compositeur, à fait naître une musique où apparaissent des influences nombreuses - jazz, rythmes latino-américains, blues, rock -, mais qui ne ressemble à aucune autre. Auteur, il oscille entre le surréalisme et la chronique sociale, entre la dérision et la tendresse, et crée un climat totalement neuf qui séduit et envoûte. Interprète, il sait à la fois être crooner, charmeur, ironiste, en jouant sur toutes les possibilités d'une voix suggestive et modulée. L'Italie, dont il vient et qu'il a su surprendre, a fait de lui un grand de la chanson. Paris, qui l'a récemment découvert, se passionne pour son personnage. Il plait en Allemagne, en Belgique et en Hollande. Peut-être est-il déjà le chanteur de l'Europe qui après 1992, règnera sur nos ondes.
Nicoïdski Clarisse ; Malfatto Florence ; Cohen Mar
Résumé : Si Clarisse Nicoïdski (1938-1996) fut l'autrice d'une oeuvre en prose conséquente et reconnue, publiée notamment au Mercure de France, les poèmes que nous donnons à lire sont les seuls qu'elle ait jamais écrits : ce qui leur confère un caractère exceptionnel est le fait qu'ils aient été écrits dans la langue de ses parents issus de l'immigration juive d'Europe centrale, une langue perdue, riche d'une histoire multiséculaire, le judéo-espagnol. Dans sa belle préface, Marcel Cohen, qui connut l'écrivaine, dit l'importance historique et humaine de cette "langue fossile" dont seule la poésie sans doute, mémoire des peuples, pouvait restituer la présence abolie.
Résumé : Dans une grande ville d'un pays en guerre, un colonel, spécialiste de l'interrogatoire, accomplit chaque jour son implacable office. La nuit, il ne dort pas. Une armée de fantômes, ses victimes, a pris possession de ses songes. Dehors, il pleut sans cesse. La Ville et les hommes se confondent dans un paysage brouillé, un peu comme un rêve - ou un cauchemar. Des ombres se tutoient, trois hommes en perdition se répondent. Le colonel, tortionnaire torturé. L'ordonnance, en silence et en retrait. Et, dans un grand palais vide, un général qui devient fou. Dans une langue d'une beauté crépusculaire, Emilienne Malfatto tisse une fable universelle sur la guerre et ce qu'elle fait aux hommes.
Voici un livre qui offre une synthèse remarquable de l'échec global du renseignement américain pour prévenir les événements du 11 septembre. L'effroyable réussite des attentats vient en effet montrer que la communauté n'a pas su s'adapter efficacement aux défis posés par le nouveau contexte sécuritaire post-Guerre froide. Si le fonctionnement de l'ensemble de l'architecture de sécurité américaine peut être mis en cause dans la prévention des attaques, il faut bien admettre que les services de renseignement ont accumulé des erreurs pendant plus d'une décennie face à la menace grandissante présentée par Oussama Ben Laden et Al Qaeda. Tout a été dit, dira-t-on ? Pourtant, en peu de pages, sur un sujet où tant d'encre a coulé, l'auteur nous livre une analyse originale, à la fois empirique et conceptuelle, riche en enseignements et en éclaircissements. C'est dans ce monde intriguant et, au fond, très politique du renseignement américain que nous fait entrer cet ouvrage. Il nous révèle qu'une part de l'explication de la tragédie réside dans la myopie, le conservatisme, la routine bureaucratique, le refus d'accepter le scénario terroriste même s'il a été envisagé par plusieurs au sein du gouvernement américain, et, surtout, la réticence à " penser en dehors de la boîte ", comme disent les Anglo-Saxons. Cet ouvrage offre les clefs pour comprendre que " l'intelligence " n'est pas une science mais une somme d'intuitions.
C'est une guerre qui ne dit pas son nom. En Colombie, chaque année, des centaines de "leaders sociaux" sont tués dans l'indifférence générale. Syndicalistes, responsables associatifs, simples citoyens faisant valoir leurs droits... L'une de ces figures s'appelait Maritza, mère de six enfants, assassinée dans sa ferme isolée au coeur d'une région où se mêlent groupes armés, narcotrafic et enjeux touristiques. Pourquoi cette mort ? Emilienne Malfatto décide de tirer le fil. Des Andes aux Caraïbes, ce récit est la quête d'une vérité qui se dérobe comme dans un jeu de miroirs, au milieu des menteurs et des hommes violents. Au pays du réalisme magique, cette enquête littéraire d'une puissance fulgurante prouve que l'écriture détient encore le pouvoir de traquer les bourreaux pour faire entendre la voix des victimes.
Résumé : Le premier livre officiel des Beatles depuis Anthology, et sans doute le dernier... Ultime célébration et testament sublime. Janvier 1969. Lorsque les Beatles se réunissent pour enregistrer leur nouvel album, Get Back, ils sont dans une période de transition et de doute : George Harrison rentre de New York où il a travaillé main dans la main avec Bob Dylan, Paul McCartney est dans son histoire d'amour naissante avec Linda Eastman, John Lennon est inséparable de Yoko Ono, sa partenaire à la ville comme à la scène. L'enregistrement de " L'Album blanc ", en 1968, a divisé le groupe, et la disparition de leur mentor à tous, " M. Epstein ", a laissé un grand vide. Pourtant, c'est dans cette atmosphère étrange, tandis qu'ils repartent à la source de leur art, que les Beatles vont composer quelques-unes des leurs plus belles chansons, cultes dès leur sortie. Pendant un mois, Michael Lindsay-Hogg enregistre les sessions studio des Beatles, de Twickenham à Savile Row, en vue d'une émission spéciale en mondovision et d'un live, qui sera le mythique concert sur le toit, au sommet de l'immeuble d'Apple Corps. Le montage qui a été fait de ses prises de vues dans le documentaire Let it be, sorti après la scission du groupe en avril 1970, mettait volontairement l'accent sur l'aspect dépressif, chaotique, du processus créatif. Or, c'est justement ce que ce livre et le documentaire qui l'accompagne vient nuancer, sinon de contredire, comme l'écrit Peter Jackson dans sa préface : " La véritable essence des séances de Get Back est contenue dans ces pages : il suffit de compter le nombre de fois où la mention "rires' est indiquée entre parenthèses. " Hanif Kureishi, renchérit : " Le résultat de toutes ces blagues, de ce travail incessant et de ces disputes, c'est un final fabuleux. La séance live sur le toit de l'immeuble qui se déroule à la fin du mois de janvier 1969, et en février de la même année, les Beatles qui se mettent allègrement à travailler à ce chef-d'oeuvre qui se révélera être Abbey Road. " Grâce à ces archives enfin restaurées et révélées au grand public, tous les fans des Fab Four ont le privilège d'entrer en studio pour assister aux premiers brouillons, aux erreurs, à la dérive de chacun et aux digressions de tous, à l'ennui, à l'excitation, au brouillage joyeux et aux percées soudaines... D'assister au crépuscule superbe de leurs idoles.
La capitale de la douceur existe. C'est une petite île de la Méditerranée où l'on peut vivre nu. Quelque chose de notre rapport au monde, de notre vulnérabilité et de notre grandeur se joue sur cette portion de terre. Sophie Fontanel a écrit le roman d'une révolution par la douceur, dont nous avons infiniment besoin. En vers.La capitale de la douceur existe. C'est une petite île de la Méditerranée. À côté de ses voisines de Port-Cros et Porquerolles, l'île du Levant est un endroit où l'on peut vivre nu (grâce à un arrêté préfectoral). Mais seulement sur 5% du territoire, les 95% restants étant occupés par l'armée qui teste ici ses missiles...La douceur a-t-elle encore sa place dans notre monde ? Peut-elle résister à la violence qui nous entoure ? Dans ce décor prédestiné, où le hasard l'a menée, l'héroïne de ce roman ôte bien plus que ses vêtements, elle se met véritablement à nu.En sept jours, d'une rencontre à l'autre, elle va revivre les moments de son existence où s'est joué son rapport à la violence. Et comprendre que le pouvoir de la douceur est illimité.
Résumé : 1850 : Napoléon III autorise la création de bagnes privés pour mineurs. 1861 : une soixantaine de garçons sont acheminés à la colonie pénitentiaire de l'île du Levant, au large d'Hyères. Derrière le projet éducatif annoncé, les enfants, coupés du reste du monde, corvéable à merci, sont broyés par une discipline de fer. 1866 : que pouvaient-ils faire d'autre que se révolter ? " Je me présente, je suis la flamme d'un incendie, je suis née pour carboniser, achever, étouffer le jour, éclairer la nuit, manger des oiseaux, piquer la vedette au soleil, brûler jusqu'au ciel. Et beaucoup d'autres choses encore. Alors si vous aimez les histoires qui se terminent bien, vous soufflez sur la mauvaise chandelle. Tout a commencé en 1866, le 3 octobre pour être exact. J'ai été déposée par la foudre sur une île pour effectuer mon baptême du feu. Ma surprise fut immense quand j'ai découvert que j'étais tombée dans un pénitencier pour enfants. Ca se faisait beaucoup à l'époque, suffisait d'être pupille de la nation, vagabond, délinquant, ou être vraiment, vraiment mal né, pour y atterrir. Alors forcément quand j'ai débarqué, j'ai su qu'eux et moi allions faire de grande chose. Là, tout de suite, les noms, Condurcer, Le troué, Boule de neige, ou encore Sabine ne vous disent rien, mais approchez, tendez l'oreille et vous les entendrez parce que dans l'arbre généalogique du monde ils sont vos enfants ancêtres. Ils sont à la fois ce que vous avez été et ce que vous êtes : des prisonniers de l'enfance et des révoltés. " Post-Scriptum : Vous saviez que vous les humains possédiez une cabane intérieure où je peux mettre le feu et vous enflammer ? Vous savez que dalle, mais vous allez bientôt le savoir. Extrait du Courrier Marseillais, décembre 1866 : On lira avec un pénible et douloureux intérêt les détails sur le déplorable drame du pénitencier de l'île du levant, dont les jeunes acteurs se sont montrés aussi audacieux et aussi profondément pervertis que peuvent être des hommes endurcis dans le crime. Rien n'a manqué à un complot qui épouvante l'imagination, l'assassinat, l'incendie, une atroce vengeance exercée sur ceux qui n'avaient pas voulu s'associer à un plan médité depuis deux mois. La précocité des passions brutales, tout est venu donner, surtout à cause de l'âge des insurgés, la plus sinistre physionomie qui se soit passé sur l'île du levant. Rentrée littéraire Seghers 2021.
Résumé : " Vous entendrez la femme royale, la fille de la rue espiègle ; vous entendrez le prix de la survie de la femme noire et vous entendrez sa générosité. " James Baldwin Longtemps, Maya Angelou a été méconnue du public français, avant d'être célébrée à sa juste mesure depuis 2008 pour ses romans autobiographiques, dont le célèbre Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage. Activiste et écrivaine, Angelou l'était bien sûr, mais elle se considérait aussi comme une poète. Au début de sa carrière, elle alternait la publication de chaque texte autobiographique avec un recueil. Et pourtant je m'élève, son troisième opus publié en 1978, demeure l'un de ses plus emblématiques. Composé de 32 poèmes, divisés en trois parties, il révèle une Maya Angelou dans sa pleine maturité poétique, tour à tour sentimentale ou engagée, évoquant aussi bien des motifs intimes (l'amour, la maternité, la famille), que les thèmes ouvertement politiques (les difficultés de la vie urbaine, la maltraitance, la drogue, le racisme du vieux Sud). Ce qui caractérise sa voix est une détermination sans faille à surmonter les épreuves, quelle qu'elles soient, et la confiance, la force, la fierté qu'elle puise dans son identité de femme noire. Si Maya Angelou réjouit le lecteur d'aujourd'hui, c'est parce que son sens de la provocation et de la formule ne se départit jamais d'humour et ne verse jamais ni dans le désespoir, ni le communautarisme ou la haine de l'autre. Elle est cette femme phénoménale dont le poème éponyme brosse le portrait, et nous enjoint de le devenir à notre tour : Je dis / C'est dans le feu de mon regard / Et l'éclat de mes dents / Le balancement de ma taille / Et la joie de mes pieds. / Je suis une femme / In-cro-ya-blement. / La femme phénoménale / C'est moi.