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Folies hystériques et psychoses dissociatives
Maleval Jean-Claude
PAYOT
29,50 €
Épuisé
EAN :9782228901970
Les tentatives de Freud pour fonder une clinique psychanalytique originale en psychiatrie sont restées à l'état d'ébauche. Cependant, un pas décisif a été fait à cet égard en 1957 quand Lacan construisit le concept de forclusion du Nom-du-Père. Si l'on considère que celui-ci permet de cerner la structure de la psychose, il apparaît que les acceptions psychiatriques et psychanalytiques de ces termes ont cessé de coïncider. Lorsque la forclusion du Nom-du-Père n'est plus conçue comme une référence verbale au supposé savoir de Lacan, on s'aperçoit que ses manifestations cliniques ne se décèlent pas chez maints sujets pourtant délirants. Dès lors, comment appréhender ces derniers? Les confondre dans le magma de "la psychose", ou de "la schizophrénie", n'est-il pas lourd de conséquences néfastes quant à l'attitude des soignants? C'est pourquoi il paraît nécessaire d'isoler les délires oniriques, en lesquels rien n'est forclos, et grâce auxquels l'abord psychothérapeutique connaît parfois de remarquables succès. La réhabilitation du concept de folie hystérique, injustement escamoté, trouve ici sa place.
Les autistes qui écrivent ne sont pas des fous littéraires. Ce sont des sujets à prendre au sérieux. Ils s?expriment pour faire savoir qu?ils sont des êtres intelligents, pour être traités avec plus de considération, et pour appeler à un respect de leurs inventions élaborées pour contenir l?angoisse. Souhaitent-ils qu?on interdise légalement leur écoute pour les soumettre, le plus souvent sans leur consentement, à des méthodes d?apprentissage? Faut-il prendre le parti de les écouter ou celui de les contraindre? Choisir de les écouter expose à se confronter à des opinions dérangeantes. Une des autistes de haut niveau parmi les plus connues, Donna Williams: « la meilleure approche », écrit-elle, ce serait « celle qui ne sacrifierait pas l?individualité et la liberté de l?enfant à l?idée que se font de la respectabilité et de leurs propres valeurs les parents, les professeurs comme leurs conseillers ». Une autre confirme: « ? les personnes qui m?ont le plus aidée ont toujours été les plus créatives et les moins attachées aux conventions ».La psychanalyse n?est pas une, elle est multiple; les pratiques psychanalytiques ont pourtant toutes un pointcommun: elles sont fondées sur l?écoute de l?autre. Songer à interdire légalement l?écoute d?un groupe humain révèle une idéologie politique sous-jacente des plus inquiétantes. Certes, toute écoute n?est pas psychanalytique, mais comment le législateur fera-t-il la différence? Est-il de surcroît de son rôle de prôner des approches sourdes à l?écoute des singularités du sujet autiste? Toutes les pratiques psychanalytiques ont en commun de prôner le respect du singulier et sa non résorption dans l?universel. C?est ce que souhaitent unanimement les autistes qui s?expriment. Ce n?est pas aux études randomisées permettant une évaluation scientifique impeccable auxquelles il convient de demander en premier lieu comment y faire pour traiter l?autisme; ce sont les sujets concernés qui ont le plus à nous apprendre. Ils possèdent un savoir précieux sur eux-mêmes. La psychanalyse du XXIe siècle n?est pas la caricature combattue par « Autisme France ».
Pourquoi un livre sur la forclusion du Nom-du-Père, par laquelle Jacques Lacan introduit la psychose dans le discours analytique? La question peut être posée, quand l'ensemble de l'Orientation lacanienne a entrepris une approche "non ségrégative" de la psychose, selon l'expression de Jacques-Alain Miller. Les travaux cliniques récemment publiés, notamment La Psychose ordinaire, témoignent en effet du renouvellement par la clinique borroméenne qu'a opéré Jacques Lacan sur celle qu'il a ouverte dans la "Question préliminaire à tout traitement possible de la psychose". Cette dernière est-elle pour autant frappée de caducité? Le soutenir serait aussi injustifiable que de dire que la seconde topique freudienne invalide la première: c'est ce qui conduit certains, prétendus orthodoxes freudiens à ne plus parler d'inconscient! Les lecteurs ne pourront que se féliciter de trouver dans cet ouvrage précis, explicite, vivant et rigoureux une véritable transmission du premier enseignement de Lacan sur les psychoses, et de certaines de ses conséquences sur la conduite des cures. Véritable transmission, parce que, comme l'attendait Lacan de ses lecteurs et élèves, Jean-Claude Maleval y a assurément "mis du sien".
Bien que l'on se soit longtemps représenté l'enfant autiste comme un être muet se bouchant les oreilles, les cliniciens ont constaté que la voix constitue un objet pulsionnel auquel il porte une attention particulière: beaucoup d'autistes s'interrogent sur le mystère de la parole en plaçant la main sur la gorge de leur interlocuteur, certains cherchent à faire parler des objets à leur place, la plupart témoignent d'un intérêt marqué pour la musique et les chansons. S'ils tiennent leur voix en réserve, soit par le mutisme, soit par l'effacement de l'énonciation, c'est en raison de la crainte d'avoir le sentiment d'être vides s'ils la faisaient servir à l'appel. Cette non-cession de la jouissance vocale a pour conséquence des manières spécifiques de composer avec le langage, allant d'une langue de signes désaffectivée, mais propre à l'échange, à des langues privées servant peu à la communication. Quelques remarquables témoignages d'autistes de haut niveau permettent maintenant de mieux s'orienter dans la clinique classique de l'autisme telle qu'elle fut dégagée par Kanner. Leurs expériences attestent que les méthodes qui les aident le mieux sont celles qui ne sacrifient pas l'individualité et la liberté du sujet, mais savent prendre appui sur ses inventions et ses îlots de compétence.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Ce livre part d'un eidée toute simple: il est est possible de soigner un adolescent en difficulté de manière indirecte, par l'intermédiaire des parents. Il ne s'agit pas ici de tout connaître de la réalité de cet adolescent, mais de voir comment les parents se représentent leur enfant. Pourquoi? Parce que les troubles de l'adolescent sont souvent les reflets d'histoires non résolues qui se répètent à travers lui. Le propos n'est évidemment pas de le disculper, ni d'accuser les parents; mais la manière dont ceux-ci vont pourvoir appréhender les problèmes de leur enfant permet de comprendre en quoi l'adolescent et ses parents sont tributaires d'une histoire qui a commencé avant eux, parfois même sur plusieurs générations. Il faut alors remonter dans le temps, à la recherche des "fantômes" cachés dans le placard familial...
Il y a des circonstances qui font que l'on se tait. La parole est alors empêchée: par la prudence, les usages, par la maladie ou la mort& Mais il arrive aussi que les mots se tarissent d'eux-mêmes, se cherchent sans se trouver ou qu'un événement nous laisse sans voix. Le silence qui passe ou qui s'installe alors n'est pas un simple défaut de parole. C'est un blanc qui pèse, qui effraie, contre lequel on peut se défendre en bavardant. Mais parler, ce n'est pas remplir le vide de ses silences. C'est au contraire nouer le fil de ses paroles à une nécessité intérieure qui ne se révèle qu'entre les mots. Les pauses silencieuses de notre vie intérieure nous confrontent à nous-mêmes, et préparent une parole à venir. "La vérité, que seul le silence ne trahit pas", écrivait Bataille. C'est à cette éloquence silencieuse que reconduit le travail de la cure analytique. L'écoute du psychanalyste, faite de son propre silence, donne corps aux moments de vérité où le discours du patient s'évanouit devant l'excès de sens qu'il vient d'énoncer. Pourtant (mais est-ce un paradoxe?), les textes sur la question du silence sont relativement rares dans la littérature analytique. Les principaux sont rassemblés ici, sous la direction de J.-D. Nasio, à côté de contributions cliniques et théoriques de psychanalystes contemporains. Des éléments de réflexion précieux sur cette question essentielle du Silence en psychanalyse. -Emilio Balturi
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.