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Mon vieux Guérif. Lettres & dédicaces pour "collectionneurs avertis" de Léo Malet à François Guérif
Malet Léo ; Guérif François
GRANGE BATELIER
24,00 €
Épuisé
EAN :9791097127091
En 1972, un jeune éditeur de 28 ans prend contact avec un écrivain un peu oublié qui en a 63. L'un est un passionné, à la recherche d'incunables publiés sous pseudonyme, l'autre un sauvage qui, cependant, se pique au jeu, et voit renaître une part oubliée de son oeuvre. Au "Cher Monsieur" des premiers échanges succède vite un "Mon vieux Guérif" , qui devient une tradition. François Guérif sera l'éditeur de Malet, et leur amitié se poursuivra jusqu'à la mort de l'écrivain. Dans ses lettres, Léo Malet ressemble étrangement à son héros Nestor Burma : ironique, caractériel, tendre et filou, avec un goût prononcé pour l'érotisme. Quant aux savoureuses dédicaces-collages néo-surréalistes de Léo Malet à François Guérif, elles témoignent de la complicité qui unit les deux hommes. Accompagnant le témoignage de la vie quotidienne de l'écrivain Léo Malet, cette correspondance embrasse les thèmes de la création littéraire, du métier de l'édition et de la cinéphilie.
Résumé : " Il est bien vrai que les gens gagnent à être connus ", disait Jean Paulhan qui ajoutait tout aussitôt : " Ils y gagnent en mystère. " Cette boutade, Léo Malet aurait pu la donner comme devise à son détective de choc Nestor Burma. Il aura fallu longtemps pour que justice soit enfin rendue à l'inventeur du roman " dur à cuire ", du roman noir français, quelque cinq ans avant son explosion dans la " série " de même couleur. On pourrait reprendre, à propos de Léo Malet, la célèbre formule que Raymond Chandler a écrite à propos de Dashiell Hammett : " Il a sorti le crime du vase vénitien et l'a laissé tomber dans la rue ". Nestor Burma a certes des traits communs avec ses cousins " privés " d'Amérique qu'il s'est découverts sur le tard. Tout comme eux il est un peu râpé, gouailleur, faussement cynique, spécialiste des causes fauchées, tordues, se faisant dérouiller plus souvent qu'il ne met " le mystère K.O. " Et surtout il doit beaucoup aux expériences aventureuses et aux mille et un métiers de son créateur. On trouvera dans le présent ouvrage les toutes premières enquêtes de Burma, quatre nouvelles recueillies pour la première fois et le début de la grande fresque des Nouveaux Mystères de Paris. On sait que Léo Malet a transformé le plan de Paris en un vaste jeu de marelle où son héros doit résoudre un crime par arrondissement. Il lui reste encore cinq cases à remplir pour réussir le pari qu'il s'est fixé. Nous ne doutons pas qu'il ne finisse par gagner le Paradis ou, ce qui revient au même, à atteindre le 20è cercle de son Enfer, de ce Paris sordide, poétique et secret où résonne en sourdine la complainte des pauvres mecs.
Résumé : Dans le Paris des années 1920, "époque de la joie de vivre" disait-on, le jeune Dédé Arnal crève de solitude, de misère et de vagabondage. Son horizon : la taule, l'esclavage en usine, le milieu des malfrats et des ;mars en rupture de ban. Comment échapper à l'asphyxie? Comment survivre dans ces zones de violence et de haine où des gosses assassinent dans le seul but de se venger de leurs humiliations? Condamné à la fureur et à la résignation, Dédé se tourne alors vers un fugitif rayon de soleil, c'est-à-dire vers Gina, une tille des rues, comme lui. Riches et pauvres sont égaux, en principe, devant les sentiments amoureux. Mais Gina est elle-même captive de son propre fière, un pâle voyou qui la viole et la vend. Tous les éléments d'une tragédie sont en place. Dédé Arnal sera ce "jeune monstre" que la société et l'injustice feront de lui.
Léo Malet (1909-1996) figure parmi les initiateurs du roman noir français et explore une veine singulière, alliant roman policier, enquête journalistique à l'américaine et peinture sensible de la capitale. Les Nouveaux Mystères de Paris - titre en hommage au célèbre roman d'Eugène Sue - occupèrent l'auteur de 1954 à 1959 et constituent la clé de voûte de son oeuvre. Son objectif : parcourir un à un chaque arrondissement de Paris pour en restituer le caractère, l'esprit, l'essence. Ainsi le VIIIe arrondissement est-il celui du cinéma, le Xe celui du music-hall, le XIIe celui du vin... Le lecteur découvre, au fil des enquêtes de Nestor Burma, un Paris mystérieux et inquiétant, ce Paris qui révèle les secrets de son présent et dévoile ceux de son histoire. Le détective, épaulé par ses acolytes le commissaire Faroux, l'irremplaçable Hélène et le journaliste Marc Covet, mène ses investigations en poète qui n'oublie jamais la leçon des surréalistes. Pour lui, le quotidien est brodé de replis dans lesquels se nichent mystère et poésie. Dans cette nouvelle édition des Nouveaux Mystères de Paris (I), le lecteur suit épisode après épisode la vie de Nestor Burma. A travers ses aventures, le détective nous emmène du coeur de Paris jusqu'au pont de Tolbiac, où il renoue avec son passé. Chaque roman est précédé d'une introduction qui explique sa place dans l'ensemble de l'?uvre et souligne ses caractéristiques.
L'affaire paraît simple mais elle déplaît à Nestor Burina: pourquoi Paul Leverrier, brillant étudiant en médecine, amoureux d'une jolie comédienne, se serait-il tué au revolver le long des grilles du quai Saint-Bernard? La fiancée soutient la thèse du meurtre. Le détective, lui, croit au suicide. Mais il est vrai que la faune du Quartier latin qui gravitait autour du jeune mort - maquereaux, alcoolos, gourous d'une étrange secte - complique l'affaire. Alors qui ou quelle ignoble machination criminelle aurait poussé Paul Leverrier au pire? Et pourquoi un exemplaire des Fleurs du mal circule-t-il dans le secteur? Si Burma ne perd jamais son flegme et son humour, il sait que c'est un monstre qu'il traque sur le Boul'Mich...
Dans le tourbillon de la gare Saint-Lazare, des voyageurs sont témoins d'une mort étrange. Un commissaire et un étudiant en droit partagent leurs talents et, de déductions ingénieuses en courses folles dans Paris et sa banlieue, traquent une suspecte hypnotique.
Histoire d'amitiés et d'amours, d'aventures graves et comiques, mélodramatiques et rocambolesques... La rencontre du chevalier de la Graverie et du chien Black nous transporte, au début du XIXe siècle, de la province française jusqu'à Taïti. Postface inédite de Christophe Mercier : "Dumas, Gotlib et Monsieur Pickwick" "Nous avons résolu, dans un moment d'humour qui nous a sans doute été inspiré par le brouillard que nous avons respiré dernièrement en Angleterre, de faire un roman complètement neuf, c'est-à-dire de le faire à l'envers des autres romans. Voilà pourquoi au lieu de commencer par le commencement, comme on le fait jusqu'à présent, nous le commencerons par la fin, certain que l'exemple sera imité, et que, d'ici quelque temps, on ne commencera plus les romans que par la fin". A. Dumas
Observer son époque, l'analyser, comprendre ce qui se trame dans l'envers du décor, empoigner le réel avec le mordant qu'il faut, témoigner, ne jamais tricher avec la vérité, déjouer le mensonge en dévoilant les mécanismes et les intentions dont il procède, voilà ce qui devrait constituer le souci et le travail de tous ceux qui ont à subir la présente organisation sociale. Voilà une exigence éthique élémentaire, un enjeu épistémologique socialement vital. Une humanité un peu plus avertie aurait à coup sûr compris que c'est à cela que se distingue un peuple libre". Ce recueil de critiques, souvent jubilatoires, parfois féroces, retrace des souvenirs de luttes et de dissidences des années cinquante à aujourd'hui, de Paris, et sa banlieue, au plateau de Millevaches. Postface Une "lettre à un ami"
Hacquard Xavier ; Loison Vincent ; Pouy Jean-Berna
Belles rencontres, ce sont quarante-quatre portraits photographiques d'écrivains de littérature policière et de roman noir réalisés par un duo de photographes, les Pictos, arpenteurs depuis des années des festivals de polar. Belles rencontres, ce sont quarante-quatre textes originaux écrits par chaque modèle pour illustrer et accompagner son image. Ces portraits croisés offrent un parcours intime à travers le polar francophone des vingt dernières années : depuis les années "punks" - de revendications en désillusions - jusqu'au temps de la reconnaissance et du succès, mais toujours sur le fil du rasoir. Ces confidences partagées entre les écrivains et les photographes créent une alchimie artistique inédite.