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Freud, et l'homme juif. La claire conscience d'une identité intérieure
Malet Emile - Yehoshua Avraham B.
CAMPAGNE PREM
16,00 €
Épuisé
EAN :9782372060202
Né dans une famille juive plutôt libérale, au coeur de l'empire austro-hongrois soumis à des convulsions nationalistes, Freud n'eut de cesse que la psychanalyse soit à l'abri de toute contingence religieuse pour ne pas la réduire à un kaléidoscope communautaire ou national. Comme le rappelle très justement Emile Malet "toute la profondeur anthropologique de son oeuvre, et qu'on ne saurait séparer de la clinique freudienne proprement dite, sert un humanisme de raison et de spiritualité, déniaisé des illusions religieuses et des tentations nationalistes". En choisissant de demeurer juif par fidélité à ses ascendants familiaux, Freud s'affranchissait de la pusillanimité ambiante pour s'aventurer sur les chemins de la connaissance. Un précieux Petit Catalogue de citations à propos de Freud et le judaïsme complète se livre passionnant pour comprendre le rapport de la psychanalyse et de la tradition juive.
Mieux que tous les livres, la cathédrale de Chartres ressuscite notre Moyen Age, nous le fait toucher de la main. Le passé ressemble toujours un peu à un rêve; à Chartres, nous sommes en présence de la réalité. Ce Moyen Age, qui nous fuit si souvent dans l'histoire, se livre à nous, nous révèle sa pensée profonde, nous confie ce qui alors faisait vivre les hommes. En contemplant avec lui la majesté du plan divin, qu'il met sous nos yeux, nous entrons avec lui dans le monde de la certitude, de l'ordre, de la paix.
Au lendemain des bouleversements géopolitiques et des nouveaux enjeux géostratégiques, Emile H. Malet apporte un témoignage sur les nouvelles relations sociales qui s'établissent, faisant un lien entre le passé et le présent, tout en s'ancrant dans un avenir à géométrie variable (transposable du Maghreb à l'espace baltique). Cette adresse au père est un récit de mémoire et de tendresse, de rébellion et de "responsa", où le judaïsme et la filiation servent de viatique à un itinéraire hors du commun.
Emile H. Malet a raison de saluer la mobilité comme une de nos grandes libertés. Pouvons-nous oublier que ce droit d'aller et venir sans entraves fait partie de la Déclaration des Droits de l'Homme ? Mais ces mobilités, en ce début de XXIe siècle, semblent être remises en cause, au nom d'une autre grande cause : la protection de la planète et la lutte contre le changement climatique. Comment alors apprivoiser ces mobilités, les rendre compatibles avec les exigences environnementales, avec le souci d'économiser une énergie devenue plus rare et plus chère ? Emile H. Malet a vu juste. Expliquer " les mobilités ", c'est éclairer des rouages essentiels de l'aventure européenne : la liberté au service de la paix et des échanges, le respect de la planète, le besoin de protection qui n'exclut en rien l'ouverture sur le monde. C'est pourquoi son essai nous permet de mieux comprendre l'Europe et le monde.
Esprit de son temps et arpenteur des écrits des sages du Talmud, Isaac Elmalch a consacré sa vie à une interprétation de la loi juive. Comme rabbin et juge (dayan) de la communauté juive, en Algérie puis à Paris, l'auteur de Désir de loi fait montre d'un extraordinaire savoir clinique pour démêler des situations sociales aussi concrètes que diversifiées (divorce, rituel du culte, sexualité, pratiques alimentaires, conversions). Procédant selon la méthode talmudique d'approche comparée des cas. Isaac Elmaleh met en balance l'éventail des solutions possibles, arbitre en juge expérimenté entre les diverses jurisprudences, prenant en considération l'autorité conférée aux anciens maîtres - " moi, le jeune... " précise-t-il avec sobriété intellectuelle - et formule des responsa qui feront à leur tour jurisprudence. Désir de loi recense ainsi ton demi-siècle d'exercice rabbinique à élaborer des responsa, ces solutions juridiques conformes à la fois à la nomenclature talmudique et veillant à ne pas laisser en suspens les situations inextricables des plaignants. De la théorie à la pratique, de la spéculation philosophique au récit historique. des us et coutures à la gravité du rapport de l'homme à Dieu, les écrits talmudiques constituent la mémoire vivante de la vie juive à travers les siècles. Et comme un véritable sage est toujours part du Talmud, selon le commentateur Adin Steinsaltz, Isaac Elmaleh vient s'inscrire dans cette lignée exigeante en donnant une suite interprétative à l'œuvre. De plus, la loi juive demeure profondément moderne, elle a inspiré le droit canon et les droits de l'homme qui en découlent, elle sera l'objet d'un don spirituel et un marqueur généalogique pour les autres religions du livre.
Résumé : Quel est le statut du corps et son rapport au langage tels que l'envisage la psychanalyse ? Le corps du plaisir, du déplaisir et de l'angoisse a-t-il une réalité distincte de celui qu'étudie, soigne et construit la médecine ? Les neurologues qui, au XIXe siècle, se sont penchés sur l'hystérie ont perçu l'importance du corps dans cette pathologie et son lien avec la sexualité. Parallèlement, les fondateurs de la psychanalyse, médecins pour la plupart, ont exploré et mis au jour les corrélations entre le corps et le langage, la sexualité et les troubles psychosomatiques. L'approche historique et analytique de Monique David-Ménard sonde le rapport complexe que le corps entretient avec les maladies de l'âme, ainsi que le rôle décisif de la sexualité dans les symptômes de l'hystérie.
Résumé : L'incertitude de la paternité face à la certitude de l'enfantement par la mère est le roc sur lequel semble fondée la loi symbolique. Mais aujourd'hui, le dogme de la mère absolument certaine et du père toujours incertain a volé en éclats. Le père génétique peut être sûr, quand la mère qui met au monde n'est plus nécessairement celle qui a conçu, ce que Lacan, ni a fortiori Freud, n'avaient pu prévoir. Les psychanalystes n'ont pas à trancher sur les formes que prennent les parentalités, pas plus qu'ils n'ont à garantir la qualité d'une filiation, mais ils ne peuvent ignorer ces renversements fondamentaux. Issu d'un colloque interdisciplinaire réunissant psychanalystes, médecins, historiens, anthropologues et philosophes, ce livre ouvre ces questions trop souvent fermées par des prises de position idéologiques.
Si nous tous, êtres humains, sommes le texte du monde, nous devons d'abord apprendre à nous lire nous-mêmes, c'est-à-dire à nous voir comme des poèmes. Jean-Michel Rabaté nous guide dans cette exploration, en développant une théorie originale des rapports entre littérature et psychanalyse tels qu'on peut les penser à la suite de Lacan. Il nous introduit à une poétique du vécu, où le langage se noue au corps, où le rire et l'affect occupent une fonction centrale. La seule pièce de théâtre de James Joyce, un roman énigmatique de Maurice Blanchot, les intuitions de Virginia Woolf, mais aussi les écrits de Gide, Rimbaud, Breton, Eluard, Valéry, T. S. Eliot, Bataille, comme les oeuvres de Nietzche, Heidegger, Aristote et Spinoza font partie des textes que l'auteur nous entraîne à écouter pour saisir la jouissance de l'écriture. Car lire, c'est écouter, apprentis que nous sommes, le soleil dans l'oeil.
Freud Sigmund - Rank Otto - Avrane Patrick - Achac
Cette correspondance entre Sigmund Freud et Otto Rank est un témoignage essentiel de la période la plus riche de l'histoire de la psychanalyse. Plus de 220 lettres échangées entre 1907 et 1926 rendent compte du lien entre Freud et Otto Rank, le plus précoce de ses disciples, souvent considéré comme son fils adoptif. Nous y lisons l'évolution de leur relation. Rank, tout d'abord élève d'un maître vénéré, s'affirme, puis prend son indépendance, jusqu'à la rupture avec Freud après la publication du Traumatisme de la naissance. Cet échange nous fait également partager la vie de la psychanalyse, des psychanalystes et des Viennois au cours de ces années pleines de bouleversements. Intrication de la vie personnelle, des amours et de la pratique analytique, désaccords cliniques et théoriques, rivalité et fraternité des disciples de Freud, se déploient sur le fond tourmenté de la société autrichienne : la Grande Guerre, la disparition de l'Empire, la grave dépression économique. Nous y retrouvons Freud, toujours attentif à ses élèves, à ses proches et à la cause psychanalytique : père de la psychanalyse, encore plus avec Otto Rank qu'avec tout autre de ses disciples. Avec ce recueil, le lecteur pénètre au plus intime de l'invention et du développement de la psychanalyse, une affaire d'hommes et de femmes aux destins exceptionnels.