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TRAITE DE MORALE
Malebranche Nicolas
FLAMMARION
10,50 €
Épuisé
EAN :9782080708373
Les lois générales se subordonneront le reste de plus en plus, le niveau atteindra le Calvaire et bientôt dépassera la Croix. Jésus-Christ lui-même, qui n'est plus tout à fait Dieu dans Malebranche, cessera même d'être un homme, tant le sens philosophique triomphera de l'anthropologique ! Du plus haut de cette construction métaphysique de Malebranche, j'entrevois déjà tout au bout Hegel et son cortège." Ainsi Sainte-Beuve saluait-il en son temps l'apport de Malebranche (1638-1715), prêtre de l'Oratoire, lecteur enthousiaste de Descartes, mais aussi et surtout philosophe chrétien pour lequel la raison est religieuse parce que la religion est rationnelle.La morale défendue par Malebranche ici se réclame d'une exposition scientifique car la raison de l'homme peut pénétrer les desseins divins : s'il est immoral de se dérober aux conditions imposées par la naissance, il l'est tout autant d'ignorer le caractère transitoire des valeurs qui les accompagnent en s'attachant à elles comme si elles constituaient de véritables biens. Il faut donc et remplir les devoirs attenant à sa condition et ceux du chrétien, qui sait que le véritable bien est encore à venir. Ni la retraite et l'isolement systématique, ni l'engagement dans les valeurs mondaines, mais la pratique de celles-ci tempérée par l'esprit sinon la lettre de la retraite. Bref, à la fois dans le monde et hors du monde, comme l'exige le fondement de la morale, le sacrifice chrétien.
Cervantès Miguel de ; Malebranche Nicolas ; Proust
Résumé : " Bien loin d'être épiphénomène pacifique, voire néantisation ou encore vaine contemplation d'un passé révolu, l'imaginaire non seulement s'est manifesté comme activité qui transforme le monde, comme imagination créatrice, mais surtout comme transformation euphémique du monde, comme intellectus sanctus, comme ordonnance de l'être aux ordres du meilleur. " Gilbert Durand rappelle ainsi combien les puissances de l'imagination sont variées et ambivalentes. Ces diverses formes des " puissances de l'imagination " sont toutes abordées ici à travers une étude générale du thème, puis par une analyse plus précise de Cervantès, Malebranche et Proust, En un langage accessible et clair, cet ouvrage permet de faire rapidement le point sur une notion difficile qui nécessite de mobiliser des connaissances philosophiques, artistiques et littéraires.
TOME II : Traité de la nature et de la grâce - Méditations chrétiennes et métaphysiques - Traité de morale - Entretiens sur la métaphysique et sur la religion - Traité de l'amour de Dieu - Entretien d'un philosophe chrétien et d'un philosophe chinois - Lettres à Dortous de Mairan. Édition de Geneviève Rodis-Lewis. Index établis par Jean Letrouit.
TOME I : De la recherche de la vérité - Réponse à M. Regis (extraits) - Éclaircissements sur la recherche de la vérité - Conversations chrétiennes. Édition de Geneviève Rodis-Lewis avec la collaboration de Germain Malbreil.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)
TOME III : Les Derniers Écrits : Les Écrits de 1792-1793 - Des réflexions sur « La Fin de toutes choses » à l'examen d'« Un prétendu droit de mentir par humanité » - La Métaphysique des moeurs et le conflit des facultés - Anthropologie et pédagogie - ?uvres inachevées. Édition publiée sous la direction de Ferdinand Alquié avec la collaboration de Claude Berry, Luc Ferry, Pierre Jalabert, François Marty, Joëlle et Olivier Masson, Alexis Philonenko, Alain Renaut, Jacques Rivelaygue et Heinz Wismann, 1600 pages, rel. Peau.
Diderot Denis ; Delon Michel ; Abramovici Jean-Chr
Les Bijoux indiscrets - La Religieuse - Mystification - Les Deux Amis de Bourbonne - Entretien d'un père avec ses enfants - Ceci n'est pas un conte - Madame de La Carlière - Supplément au Voyage de Bougainville - Le Neveu de Rameau - Jacques le fataliste et son maître - Éloge de Richardson.
J'ai d'abord examiné les hommes, et j'ai cru que, dans cette infinie diversité de lois et de moeurs, ils n'étaient pas uniquement conduits par leurs fantaisies. J'ai posé les principes, et j'ai vu les cas particuliers s'y plier d'eux-mêmes, les histoires de toutes les nations n'en être que les suites, et chaque loi particulière liée avec une autre loi, ou dépendre d'une autre plus générale. Quand j'ai été rappelé à l'antiquité, j'ai cherché à en prendre l'esprit, pour ne pas regarder comme semblables des cas réellement différents, et ne pas manquer les différences de ceux qui paraissent semblables. Je n'ai point tiré mes principes de mes préjugés, mais de la nature des choses. Ici, bien des vérités ne se feront sentir qu'après qu'on aura vu la chaîne qui les lie à d'autres.
Résumé : " La raison humaine a cette destinée particulière, dans un genre de ses connaissances, d'être accablée de questions qu'elle ne peut écarter ; car elles lui sont proposées par la nature de la raison elle-même, mais elle ne peut non plus y répondre, car elles dépassent tout pouvoir de la raison humaine. Ce n'est pas de sa faute si elle tombe dans cet embarras. Elle part de principes dont l'usage est inévitable dans le cours de l'expérience, et en même temps suffisamment garanti par elle. Avec leur aide, elle s'élève toujours plus haut (comme le comporte aussi bien sa nature) vers des conditions plus éloignées. Mais, s'apercevant que, de cette manière, son ?uvre doit toujours rester inachevée, puisque les questions ne cessent jamais, elle se voit contrainte de se réfugier dans des principes qui dépassent tout usage possible d'expérience, et qui pourtant paraissent si peu suspects que la raison humaine commune elle-même se trouve en accord avec eux. Mais, par-là, elle se précipite dans l'obscurité et des contradictions, d'où elle peut certes conclure que cela doit tenir à des erreurs cachées quelque part, mais sans pouvoir les découvrir, parce que les principes dont elle se sert, comme ils vont au-delà de limites de toute expérience, ne connaissent plus désormais de pierre de touche prise à l'expérience. Le champ de bataille de ces combats sans fin, voilà ce qu'on nomme Métaphysique. "