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Le jardin de cristal
Makhmalbâf Mohsen
CALMANN-LEVY
25,15 €
Épuisé
EAN :9782702133354
Lâyeh arpentait la pièce, une main sur les reins. Douleur. Délire. Une brebis met bas. Les filles font cercle autour, soucieuses. Elle souffre. Les filles restent immobiles. Il ne faut pas s'immiscer dans le travail de la nature. L'animal agnelle à l'écart, seul à endurer le mal. Un instant de répit. Le temps de brouter un peu, d'oublier. Puis de nouveau les muscles se contractent. Plus fort qu'avant. Les pattes se dérobent. Le malaise et la détresse de la brebis couchée sur le flanc se mêlent à ceux de la jeune femme, qui s'allonge en geignant. Au paroxysme de la souffrance, les pattes de l'agneau apparaissent à l'extrémité du ventre de la femelle. Nouvel être donné au monde : voici ton univers ! Il est à toi ! Réjouis-toi ! Mais pour un instant seulement, car le moment d'avoir la gorge tranchée approche ! Broute, afin de devenir beau et gras. " Dans les années 80, l'Iran est en proie au tumulte. La Révolution a voilé les femmes, la guerre a envoyé les hommes au front. À Téhéran, dans une propriété réquisitionnée par le régime, vivent quatre familles déchirées par la guerre, portant toutes le deuil des martyrs. C'est au travers de ces personnages affectueusement décrits que Mohsen Makhmalbâf dévoile des aspects jusqu'ici inconnus et très intimistes de l'Iran postrévolutionnaire. Par le biais de ces destins individuels se dégage peu à peu la trame d'un destin collectif, bien loin des clichés que nourrit l'Occident.
Si tu lis ce carnet en entier, cela te prendra une heure de ton temps. Sache que durant cette heure, plus de 14 personnes seront mortes en Afghanistan, à cause de la guerre mais aussi de la faim, et 60 autres seront devenues des réfugiés afghans hors de leur pays. Ce carnet tente de décrire la raison de cette mortalité et de cette émigration. Si ce sujet amer est trop dur pour ta douce existence, s'il te plaît, évite de lire ce qui suit. " Mohsen Makhmalbaf, avril 2001. Homme orchestre, issu du prolétariat, militant très jeune, auteur de romans, de nouvelles et d'essais, Mohsen Makhmalbaf se révèle, avec ses carnets de route, écrits lors du tournage en Afghanistan de son dernier film Kandahar, un vrai journaliste documenté. Au-delà du travail de dénonciation d'une manipulation internationale, son texte est une déclaration d'amour à un peuple, le peuple afghan et particulièrement aux femmes, auxquelles il a consacré son film, Kandahar. Nous voulions vous le faire partager.
Nous pouvons tous agir contre le harcèlement scolaire. Le harcèlement scolaire, c'est quoi ? Pourquoi c'est grave ? Comment ça commence ? Qui est victime ? Qui est harceleur ? Les témoins sont-ils complices ? Comment détecter un cas de harcèlement ? Comment aider une victime ? Comment contrer le cyber-harcèlement ? Comment éduquer au téléphone portable et aux réseaux sociaux ? Comment prévenir le harcèlement ? Qui contacter ? Quels sont les recours juridiques ? En france, un enfant sur dix serait victime de harcèlement à l'école et un sur cinq de cyber-harcèlement. Il est plus que temps d'ouvrir les yeux sur ces pratiques et de s'y attaquer. Enfants, ados, parents, enseignants, victimes, auteurs, témoins, nous pouvons dire STOP ! Un livre à mettre entre toutes les mains.
Le grand retour romanesque de l'auteure de Mange, prie, aime. 1940. Vivian Morris, 19 ans, fille de bonne famille, est en échec scolaire. Elle est envoyée à New York vivre avec sa tante Peg, propriétaire d'un théâtre grand public à Times Square. Là, Vivian découvre ébahie le monde du spectacle, fantasque et trépident. Elle observe la vie des artistes, danseuses, musiciens et stars du cinéma. Très douée pour la couture, Vivian se met alors à créer tous leurs costumes. Mais aussi à se libérer du carcan familial, en enchaînant les rencontres avec sa nouvelle amie Celia, une sublime showgirl aux moeurs très légères. Cependant, Vivian commet le faux-pas lors d'une nuit arrosée qui devient un scandale et qui la force à retourner chez ses parents. Mais après des fiançailles rompues, elle décide de retourner à New York pour reconstruire son existence en montant une boutique de robes de mariées, alors que la guerre éclate.
Présentation de l'éditeur Novembre 1944. La guerre semble perdue pour une Allemagne prise en étau entre les Russes sur la Vistule et les Alliés à sa frontière occidentale. Hitler se convainc qu’une contre-offensive éclair en Belgique pourra faire éclater la coalition anglo-américaine et lui donner le temps de déployer ses armes secrètes. Une concentration militaire de grande ampleur est organisée en secret dans les Ardennes belges, là où le front tenu par les Américains est le plus vulnérable. Le 16 décembre, sous la poussée inattendue et brutale de deux armées de panzers, le front est enfoncé sur cinquante kilomètres. Nombre d’unités américaines se replient en désordre, mais d’autres résistent héroïquement dans des températures qui tombent à moins 22 degrés avant Noël. Plusieurs unités américaines sont encerclées à Bastogne, alors que le mauvais temps empêche toute opération aérienne de ravitaillement ou de renfort. Froid glacial, pénurie de vivres, massacres de prisonniers, cadavres piégés, représailles contre les civils, combats rapprochés, amputations à la chaîne, snipers, 5e colonne : du 16 décembre 1944 au 4 février 1945, les Ardennes sontle théâtre d’une guerre totale qui mettra hors de combat 80 000 soldats américainset sensiblement le même nombre du côté allemand. En pure perte. Ayant sacrifié ses meilleures unités et ses dernières réserves contre une armée dont il a gravement sous-estimé les ressources matérielleset morales, Hitler a joué son va-tout et perdu. Une fois de plus, Antony Beevor excelle à multiplier les points de vue. Son récit alterne en permanence entre les niveaux politique, stratégique, tactique et ndividuel. Nourri d’une documentation impressionnante, il nous fait vivre cette lutte à mort telle que la vécurent les états-majors, les officiers sur le terrain et les hommes du rang – des deux côtés –, sans oublier les civils, avec cette empathie dépourvue de jugement moral qui est sa marque de fabrique. Antony Beevor rend à cette bataille, l’une des plus féroces et des plus inutiles de la Seconde Guerre mondiale, sa juste place dans l’histoire terrible de ce conflit.
Début du xxe siècle, dans le pays nantais. A l'ombre des arbres centenaires du parc du château de Malavielle, Cécile grandit entourée de femmes : sa grand-mère, qui tient les rênes du domaine, sa mère, une douce bourgeoise effacée, sa grande soeur, qui se destine à la vie monacale. Protégée, trop peut-être, la jeune fille a tout pour être heureuse, jusqu'au jour où elle se décide à poser des questions sur les hommes de la famille. De son père, on lui dit qu'il est mort dans un incendie à Paris, de son grand-père, qu'il était inconséquent et qu'il aurait disparu après avoir honteusement ruiné Malavielle. Mais Cécile ne trouve aucune photo, aucune trace tangible de leur existence. Quand elle s'entête, sa grand-mère l'expédie dans un internat accueillant la jeunesse dorée nantaise, où elle subit quotidiennement rebuffades et humiliations. Révoltée, Cécile fugue et débarque seule à Paris, bien décidée à éclaircir le mystère de ses origines. Avec sensibilité et réalisme, Eric Le Nabour brosse le portrait bouleversant d'une jeune femme forte et fragile aux prises avec sa famille pour conquérir son droit au bonheur.
4e de couverture : État de Penang, Malaisie, 1939. Philip, un adolescent d'origine anglo-chinoise, rencontre Endo, un diplomate nippon qui lui apprend l'art de l'aïkido. Alors que la guerre menace et que les Japonais envahissent le pays, le jeune homme se retrouve déchiré entre son amitié pour son nouveau maître et sa loyauté envers sa famille ainsi que son pays. Hanté par la prophétie d'une vieille devineresse, Philip tente de tracer sa route sur les chemins périlleux et parfois obscurs de la guerre. Tour à tour roman d'espionnage et roman d'apprentissage, Le Don de la pluie oppose la vision orientale d'un destin tout tracé à la vision occidentale du choix et de la liberté, et nous fait voyager à travers les temples magiques et les forêts tropicales interdites de la Malaisie.Notes Biographiques : Tan Twan Eng est né à Penang en Malaisie en 1972. Le jardin des brumes du soir (Flammarion, 2016) a remporté le prix Man Asian du meilleur roman asiatique et le prix Walter Scott de la fiction historique. Le don de la pluie a figuré dans la sélection du prix Booker.
1937. Alors que la Mandchourie est occupée par l'armée japonaise, une lycéenne de seize ans semble ignorer tranquilement la guerre, les cruautés, les privations. Mélancolique, seule, l'adolescente joue au go. D'où tient-elle cette maîtrise? Place des Mille Vents, la lycéenne s'amuse à mentir. Ses mains déplacent les pions sans jamais se tromper, les joueurs s'assoient en face d'elle à une table gravée en damier et la défient. Le go est une esquive. Est-elle amoureuse de Min ou de Jing? Sait-elle qu'ils aident tous deux à la résistance contre les japonais? Entre les bras duquel des deux perd-elle une virginité fiévreuse? Elle ignore encore son adversaire de demain: un officier japonais, à peine plus âgé qu'elle, un samouraï de métal, sanglé dans le sacrifice nécessaire à la Patrie impérialiste qu'il défend.
Quatrième de couverture Dans les vallées afghanes, dans les camps de réfugiés du Pakistan, les femmes pashtounes improvisent des chants d'une extrême intensité, d'une foudroyante violence. D'où le nom de landay qui les désigne et qui signifie : «le bref». Cette forme poétique limitée à deux vers compose en fait un instantané d'émotion, à peine plus qu'un cri, une fureur, un coup de dague entre les épaules. Car ce poème très scandé dit l'amour, l'honneur ou la mort et toujours, à travers ces trois thèmes, toujours la révolte. Jamais sans doute si courte vocalise n'a autant révélé sur l'inhumaine condition de la femme en Islam, sur l'oppression qui la réduit à l'état d'objet domestique et l'asservit au code infantile des hommes. Privée de toute liberté, brimée dans ses désirs et son corps, la femme pashtoune n'a d'autre échappée possible que le suicide ou le chant...